À Montpellier, trois mineurs en garde à vue après l’agression d’une adolescente de 14 ans

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À Montpellier, trois mineurs en garde à vue après l'agression d'une adolescente de 14 ans

Des jeunes ont attaqué une adolescente de 14 ans mardi 2 avril à la sortie d’un établissement scolaire, à Montpellier. Son pronostic vital n’est plus engagé, trois mineurs ont été interpellés en placés en garde à vue

Deux jours après la violente agression d’une adolescente de 14 ans à Montpellier (Hérault), au collège Arthur Rimbaud en fin de journée devant l’établissement, une cellule d’écoute et un “dispositif de sécurité adapté” vont être mis en place. L’élève a été frappée par une autre collégienne de 14 ans, avec deux garçons extérieurs à l’établissement. Elle a essuyé plusieurs coups de poing et de pied, avant de tomber au sol. Elle a été prise de convulsions et est tombée dans le coma. Actuellement, son pronostic vital n’est plus engagé a fait savoir le parquet de Montpellier, mercredi en fin de journée. La victime est également sortie du coma.

Trois mineurs placés en garde à vue

Le parquet a annoncé avoir saisi “la brigade “atteinte aux personnes” du service local de police judiciaire de Montpellier”. “L’une des personnes mises en cause, une mineure de 14 ans scolarisée dans le même établissement, vient d’être interpellée” a indiqué dans la matinée le parquet. Dans la soirée, le parquet annonçait qu’elle avait reconnu avoir porté des coups, dans le cadre de son audition du “chef de tentative de meurtre sur mineure de moins de 15 ans”. Deux autres mineurs âgés de 14 et 15 ans ont été interpellés et entendus sous la même qualification. D’après les informations de BFMTV, l’un d’entre eux est déjà connu par la justice. Les trois mineurs ont été placés en garde à vue.

Victime de harcèlement ?

“Le professeur principal m’a appelée hier (mardi) pour que je vienne chercher ma fille et m’a prévenue qu’un attroupement de jeunes s’était formé à la sortie”, relate sa mère auprès de Midi Libre. “J’ai demandé au collège de la garder dans l’enceinte de l’établissement jusqu’à ce que j’arrive, ils ne l’ont pas fait”, indique-t-elle. D’après sa mère, sa fille serait victime de harcèlement. “Des élèves ont lancé un hashtag sur les réseaux sociaux pour appeler à un rassemblement”. Selon France Bleu, qui cite une source policière, c’est la diffusion d’une photo sur les réseaux sociaux qui est à l’origine d’une violente altercation entre les deux collégiennes.

“Elle a été agressée car il y a une élève depuis l’année dernière qui s’acharne contre ma fille et qui essaie de lui inventer des choses qu’elle ne fait pas” confie la mère de la victime auprès de BFMTV. “L’année dernière, il y a eu un appel au viol de ma fille par cette même jeune élève qui est dans le collège. On l’attache, on lui met du tabac dans le nez… Elle se laisse molester et elle ne dit rien. Hier, c’était la fois de trop” précise-t-elle, toujours au micro de BFMTV.

Le principal du collège était-il au courant ?

L’agression a fait réagir la ministre de l’Education nationale, Nicole Belloubet, qui a déclaré “avoir appris avec émotion qu’une collégienne a été violemment agressée à Montpellier. Je lui adresse tout mon soutien ainsi qu’à sa famille. Toute la lumière doit être faite sur cet acte insupportable. Une cellule d’écoute et des équipes de sécurité sont déjà sur place.”

La mère de l’adolescente affirme que l’une de ses camarades aurait été exclue de l’établissement deux jours en juin 2023, après avoir publié une photo de sa fille sur les réseaux sociaux en appelant à la violer. Le parquet, lui, dit ne pas avoir “été saisi de signalements de faits de harcèlement à son égard”. De son côté, la rectrice de l’académie de Montpellier, Sophie Béjean, souligne que le principal du collège “n’a pas été au courant de ce qui s’est passé avant les faits, ni même tout de suite après” indique Midi Libre.

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