Accusé de viol, Ary Abittan obtient finalement un non-lieu

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Accusé de viol, Ary Abittan obtient finalement un non-lieu

La justice a prononcé un non-lieu dans l’affaire Ary Abittan, accusé de viol et mis en examen depuis 2021. L’étudiante qui l’accuse a toutefois annoncé sa volonté de faire appel.

L’acteur et humoriste Ary Abittan a bénéficié d’un non-lieu ce mardi 2 avril 2024 dans l’affaire de viol dans laquelle il était impliqué depuis 2021, a confirmé le parquet de Paris après une première information obtenue par Le Figaro. Il s’agit d’une nouvelle étape vers la fin des investigations, puisque l’acteur avait déjà obtenu l’abandon de sa mise en examen en juillet 2023.

L’avocate d’Ary Abittan s’est dit “ravie” pour l’acteur de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, et “espère qu’il pourra enfin se consacrer à sa carrière, et que le cinéma lui tendra la main à nouveau”. A l’inverse, l’avocate de la plaignante, Maître Charlotte Plantin, a fait part de la décision de sa cliente de faire appel auprès de la chambre d’instruction. Ce sera à cette institution de statuer sur l’affaire, en innocentant l’acteur ou en renvoyant l’acteur devant la cour criminelle départementale, nous apprend Le Figaro.

Trois ans de procédure

Pour rappel, une étudiante de 23 ans au moment des faits, qui fréquentait alors l’acteur, l’accuse de lui avoir imposé une sodomie non consentie le 30 octobre 2021. Elle avait porté plainte dans les heures qui ont suivi, lui reprochant “une relation sexuelle dégradante et non consentie”. Ary Abittan avait été mis en examen pour viol et placé sous contrôle judiciaire quelques jours plus tard, en novembre 2021. 

Mais en juillet 2023, la mise en examen a été abandonnée, et l’acteur se retrouve uniquement placé sous le statut de témoin assisté. Le parquet a précisé qu’à ce moment là, le juge d’instruction avait “estimé qu’il n’y avait plus assez d’éléments à charge concordants pour justifier un statut de mis en examen”, en raison de “l’absence d’indices graves ou concordants en faveur d’acte de pénétration sexuelle imposée par violence, contrainte, menace ou surprise”, révélait leur ordonnance dévoilée par l’AFP à ce moment là. 

Ils décrivaient alors, témoignage d’anciennes compagnes d’Ary Abittan à l’appui, un “partenaire respectueux” et des expertises psychiatriques et psychologiques qui n’ont pas “relevé d’éléments de personnalité en faveur d’une sexualité déviante ou de pulsions sexuelles agressives”. A l’inverse, les deux juges d’instruction avaient bien reconnu que la plaignante souffrait de stress post-traumatique “indiscutable”.

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