après la découverte du corps de l’enfant, des questions en suspens

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Disparition du petit Emille : après la découverte du corps de l'enfant, des questions en suspens

Des ossements portant l’ADN du petit Emile, disparu en juillet 2023 au Haut-Vernet, ont été retrouvés samedi 30 mars. Une découverte qui signe la fin des suspens mais laisse de nombreuses questions en suspens.

Les fêtes de Pâques sont désormais associées à cette histoire macabre. Les habitants du petit hameau du Vernet, Alpes-de-Haute-Provence ont appris, dimanche 31 mars, la découverte d’ossements appartenant au petit Emile, le garçon de 2 ans disparu en juillet 2023. Un crâne a été retrouvé par une randonneuse non loin de la maison de ses grands-parents maternels qui en avaient la garde pour les vacances. “C’est impensable ! Toute la zone a été ratissée au peigne fin, décortiquée, comment ont-ils pu passer à côté ?”, s’étonne Carine, une des 25 habitants de la bourgade, rapporte Le Parisien.

C’est bien LA question qui revient sur toutes les lèvres. Près de 9 mois après la disparition du garçon, aucune battue n’avait été fructueuse. Pourtant, d’impressionnant dispositifs — fouilles, perquisitions, analyses — avaient été déployés rapidement. Des opérations de fouilles ont été organisées dès le 9 juillet, au lendemain de la disparition, puis mi-septembre, autour d’un plan d’eau du Vernet, au sud du hameau. Des plongeurs l’ont inspecté, sans résultat, rappelle franceinfo. Les dalles de béton d’un chalet situé sur les hauteurs du hameau, ont également été inspectées par la gendarmerie, mais ces vérifications ne donnent rien non plus. Enfin, mi-octobre, la ferme d’un jeune agriculteur du Haut-Vernet est fouillée, avec l’aide de drones et de chiens pisteurs. L’opération s’est révélée, là encore, infructueuse. 

L’ancien directeur de l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) François Daoust affirme que le fait de n’avoir trouvé que le crâne d’Emile allait engendrer “des recherches beaucoup plus longues et complexes”. Un groupe d’État des lieux (GEL) chargé des recherches sur la topographie des lieux et des anthropologues sont dépêchés sur place ce lundi 1er avril. De nombreuses zones d’ombres sont encore à lever, notamment en ce qui concerne les causes de la mort de petit Emile qui, pour l’heure, demeurent inconnues. L’enquête se poursuit et durera le temps nécessaire, a précisé le colonel Pierre-Yves Bardy. “Il n’y a pas de limites de temps sur les investigations. Tant que les enquêteurs auront besoin de travailler dans un environnement sécurisé, la zone sera interdite”, a-t-il indiqué. 

Enquête pour enlèvement

En vacances dans la résidence secondaire de ses grands-parents maternels, le garçon avait été aperçu pour la dernière fois par deux voisins, le 8 juillet, en fin d’après-midi, alors qu’il déambulait seul dans les rues du petit hameau de Vernet peuplé de seulement 25 habitants. 

L’enquête, d’abord ouverte pour “disparition inquiétante”, avait été confiée aux juges d’instruction d’Aix-en-Provence puis requalifiée en motifs criminels pour “enlèvement et séquestration”, rappelle le quotidien français. 

Tandis que les nombreuses recherches n’avaient jusqu’à présent pas permis de retrouver le corps d’Emile, jeudi 28 mars, les enquêteurs avaient organisé une “mise en situation” ayant réuni 17 personnes — membres de la famille, les voisins et témoins — pour retracer de manière chronologique la soirée du 8 juillet. 
 

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