Après le duel Macron-Le Pen, le match Attal-Bardella est lancé

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Après le duel Macron-Le Pen, le match Attal-Bardella est lancé

Gabriel Attal et Jordan Bardella incarnent dans leur camp respectif une nouvelle génération populaire, prête à reprendre le flambeau.

L’un a 34 ans et il est Premier ministre. L’autre a 28 ans et il est le président du Rassemblement national. Gabriel Attal et Jordan Bardella s’imposent comme les deux héritiers directs de leur camp. Par la même occasion, il sont le reflet parfait du duel formé par leurs maîtres, le sempiternel Macron-Le Pen. Jeunes, populaires, portrait archétypal de leur électorat respectif, les deux adversaires politiques se ressemblent bien plus qu’ils n’osent l’admettre.

Ils se sont rencontrés pour la première fois dans un vol Paris-Marseille, peu avant la campagne présidentielle de 2022, raconte Le Figaro. L’occasion d’une longue discussion entre les deux hommes qui n’ont que six ans d’écart. Par la suite, ils se sont retrouvés face-à-face à cinq reprises en quelques mois sur les plateaux de télévision, en campagne pour leur candidat respectif. 

“Un respect mutuel”

L’un comme l’autre a connu une ascension politique fulgurante. Au point de décrocher leur poste actuel au nez et à la barbe de leurs ainés. L’un comme l’autre incarne trait pour trait l’archétype de son camp : Gabriel Attal est l’enfant de bonne famille, issu d’un parcours scolaire parfait. Il a fait ses armes dans des cabinets ministériels, dans les rangs d’un parti traditionnel, le PS. Face à lui, Jordan Bardella vient à l’inverse d’un milieu modeste, il a arrêté ses études tôt et a fait toute sa carrière au Rassemblement national.

Pourtant, entre les deux, existe “un respect mutuel, une confiance générationnelle aussi”, selon les mots du jeune président du RN, sur le plateau de Cyril Hanouna en avril 2022. “On n’est d’accord sur quasiment rien sur le fond, mais ça n’empêche pas de se respecter en tant que personnes”, abondait Gabriel Attal. Tous deux ont saisi les codes du débat cordial et reconnu en leur adversaire un égal.

Dans un monde politique où la jeunesse n’est pas encore bien acceptée, Attal et Bardella ont une bataille commune. Si l’un peut prouver que son âge n’est pas un obstacle, l’autre en ressortira toujours renforcé. “La nomination d’Attal est une bonne affaire pour Bardella”, conclut une figure du Parti socialiste auprès du Figaro : “L’âge n’est plus un sujet et ils vont se faire la courte échelle. Tout ce qui peut donner l’impression d’une bipolarisation est à leur avantage.”

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