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YUL Express

Vous saviez, vous, qu’il existe une file rapide accessible à tous pour franchir le contrôle de sûreté de l’aéroport international Montréal-Trudeau ? Si détenir la carte NEXUS, voler en classe affaires ou se procurer des extras comme Option Plus d’Air Transat permettent d’éviter la file principale, YUL Express peut être utilisé gratuitement sur réservation. Bien que j’aie suivi de près l’évolution postpandémique de l’application ArriveCan et testé Mobile Passport Control pour soumettre mes renseignements de passeport et ma déclaration douanière avant un vol vers les États-Unis, je n’avais jamais eu vent de cette file rapide du côté des départs même si elle existe depuis décembre 2022.

« YUL Express est un système de rendez-vous gratuit aux contrôles de sûreté A (vols internationaux et intérieurs) et C (vols transfrontaliers) qui permet aux voyageurs de réserver leur temps de passage et de profiter d’une file prioritaire, résume Eric Forest, conseiller aux communications corporatives d’Aéroports de Montréal. Les voyageurs peuvent s’y présenter à l’heure de leur rendez-vous, avec le code QR de confirmation. Il est possible de réserver sa place jusqu’à 72 heures avant son vol. » La prise de rendez-vous — en ligne — est possible seulement pour les plages horaires les plus achalandées. Les détails se trouvent sur le site d’Aéroports de Montréal.

Histoire de merde

Au début du mois d’août, je me suis glissée dans des classes de l’UQAM et de l’Université Concordia pour assister à quelques-unes des présentations des Critical Tourism Studies (Études critiques sur le tourisme), auxquelles ont pris part 48 chercheurs et étudiants des quatre coins de la planète, y compris de l’Espagne et du Japon.

Entre des thèmes liés à la visite de sites contaminés et de grandes questions sur la pertinence du tourisme dans le monde actuel, Rose Keller,chercheuse à l’Institut norvégien de recherche sur la nature, à Lillehamer, a relaté son expérience dans les îles Lofoten, splendide archipel situé au nord du cercle polaire. La mission que lui avait confiée l’Agence norvégienne pour l’environnement, qui gère les parcs nationaux, fait par contre un peu moins rêver : trouver une solution aux excréments humains abandonnés là par les hordes de randonneurs enthousiastes (et en santé, en déduisons-nous), qui peuvent entraîner une foule de conséquences, comme la propagation de maladies et la contamination de l’eau.

Quand plus d’un million de visiteurs gambadent allègrement chaque année dans un décor de carte postale — la plupart entre juin et septembre —, qui possède peu d’infrastructures sanitaires, on peut imaginer qu’ils n’y laissent pas « qu’une partie de leur coeur », pour reprendre l’un des grands clichés du voyage.

Je retiens de la conférence que la recherche terrain implique de nombreuses « autres tâches connexes » insoupçonnées, qu’il est possible de décliner en une multitude de graphiques des données liées à l’abandon de fèces en plein air et qu’il existe une méthode pour déféquer « sans trace », dans un sac conçu pour les bipèdes sensibles à l’environnement. On prend des notes !

Alors, on achète quand ?

Si, comme moi, vous refusez d’entendre parler de l’Halloween avant la veille de cette fête, mais ne trouvez jamais qu’il est trop tôt pour planifier des vacances de Noël, sachez que Google Flights vient d’ajouter une fonctionnalité afin de nous aider à déterminer le meilleur moment pour effectuer une réservation.

Selon les données du site, au Canada, le prix atteint généralement son niveau le plus bas entre 70 et 123 jours avant le départ. « Pour les recherches avec des données de tendances fiables, vous verrez désormais quand les prix ont généralement été les plus bas pour réserver les dates et la destination que vous avez choisie », précise le blogue de Google Flights.

Aussi à consulter, que vous traquiez les aubaines ou un vol en particulier : l’application montréalaise Hopper, Skyscanner et Kayak. Mieux vaut tout de même acheter votre billet auprès de votre conseiller en voyages, qui pourra voler à votre secours en cas de pépin, contrairement à Google et cie.

Pas nouveau, mais encore tout beau

Ce contenu a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

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