Ces mots français sont très courants, mais vous ne les connaissez pas et on vous explique pourquoi

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Ces mots français sont très courants, mais vous ne les connaissez pas et on vous explique pourquoi

Cela vous paraît impossible ? Ces mots sont pourtant très utilisés et tout à fait français mais vous ne les connaissez sans doute pas.

Le français est à la 5e place du classement des langues les plus parlées au monde. On le trouve sur les cinq continents, utilisé dans 106 pays du monde, pour un total de presque 300 millions de locuteurs. Un héritage du XVIIe siècle, lorsque le français était considéré comme la langue universelle, avant de se faire détrôner par l’anglais quelque siècles plus tard.

Vu la diffusion très large du français dans le monde, il arrive parfois que certains mots n’aient pas la même utilisation selon les pays. Par exemple, lorsqu’en France on parle de “bonbons”, c’est le mot “boule” qui est utilisé en Belgique pour parler de confiserie. Toujours chez nos voisins belges, un enfant qui demande “une dringuelle” à ses parents est en fait en train de leur demander de l’argent de poche. Le mot “pistolet”, lui, n’a plus rien de dangereux puisqu’il fait référence à un type de pain rond croustillant. Même chose si vous entendez l’expression “non peut-être” une fois passée la frontière belge : il s’agit en fait d’un équivalent de notre “oui sûrement”.

Prenons d’autres exemples : de l’autre côté de l’Atlantique, au Québec, le mot utilisé pour parler de sa “petite-amie” est “la blonde”. Et ce, peu importe la couleur de cheveux.  D’autres termes québécois seront plus ou moins connus des Français comme les “guenilles”, correspondant à des vêtements ou chiffons, le “char”, désignant une voiture, la “boucane”, qui est synonyme de fumée, ou la “champelure” moins connue, qui évoque un robinet.

Mais ce n’est pas tout. Au-delà des mots qui peuvent créer des situations de malentendu, il y a aussi ceux qui sont complétement étrangers à la France métropolitaine. Dans le Pacifique, en Nouvelle-Calédonie, les femmes ne portent pas de soutien-gorge, mais des “cache-papayes”. De la même façon, en Afrique francophone, on a tendance à ouvrir ses bouteilles avec un “ziboulateur” plutôt qu’un décapsuleur. Au Sénégal, “la tablette de chocolat” ne fait plus du tout rêver quand on sait qu’il s’agit en fait d’une route en mauvais état.

“Motamoter”, au Cameroun, est synonyme de “ressasser” ou “radoter”, le fait de répéter un texte sans réfléchir. Un autre verbe est complètement inconnu des Français de France : aller “nocer”, qui au Mali, est synonyme de passer un bon moment, car il s’agit en réalité d’aller faire la fête ou “faire la noce” pour être encore plus proche de l’idée de départ.

Dans le même genre, mais contre toute attente, le mot “s’enjailler”, bien connu des jeunes qui l’utilisent comme synonyme de “s’amuser”, est en fait une invention ivoirienne qui reprend tout simplement le verbe anglais “enjoy” qui signifie “apprécier”. 

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