Cet « arbre à vent » va-t-il ramener l’éolien au cœur des villes ?

L’intérêt des éoliennes dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique n’est plus à démontrer. Mais malgré leurs qualités, ces engins ne sont pas exempts de tout défaut, loin de là. Les plus performantes ont notamment tendance à être encombrantes, bruyantes, et pas forcément très agréables à regarder. Ce dernier point pourrait sembler anecdotique, mais il est plus important qu’il n’y paraît, car c’est un frein significatif à leur installation sur certains territoires — et notamment en ville.

Pour surmonter ces obstacles, une entreprise française baptisée New World Wind a imaginé une alternative élégante il y a quelques années ; le WindTree, un adorable « arbre éolien »

Une éolienne adaptée aux espaces urbains

Le concept est simple : au lieu de monter une gigantesque turbine sur un grand mât, le WindTree est doté d’un ensemble de microturbines Aeroleaf. Elles sont fixées sur un support métallique tortueux d’environ dix mètres de haut dont la forme rappelle celle d’un arbre.

De loin, ces petites éoliennes de couleur verte ressemblent à des feuilles d’arbres, et elles peuvent être personnalisées pour correspondre aux teintes du paysage avoisinant. Cela permet au WindTree de se fondre dans le paysage de manière plus efficace qu’une éolienne standard. Ce concept pourrait ainsi faciliter l’exploitation du vent dans un contexte urbain.

En outre, l’intérêt de cette invention n’est pas seulement esthétique. L’Aeroleaf a l’avantage d’être silencieuse, et n’est pas dépendante de son orientation. Il existe même une version hybride, couplée à des panneaux solaires. Elle permet d’exploiter à la fois les énergies du vent et du soleil avec un seul appareil.

Selon la fiche technique disponible sur le site de l’entreprise, contrairement aux plus grosses éoliennes, l’Aeroleaf est aussi optimisée pour fonctionner avec un vent faible. Elle est capable de produire de l’électricité à partir de 9 kmh/h, alors que les éoliennes standard ont généralement besoin d’une quinzaine de kilomètres par heure.

L’autre différence majeure, c’est que cette technologie n’a pas vocation à être reliée au réseau électrique national. Ces turbines sont conçues pour fonctionner à l’échelle locale, en participant à l’alimentation d’un commerce ou une maison. Ces arbres sont donc équipés de quatre batteries qui permettent de stocker un éventuel surplus d’énergie.

Un nouveau modèle pour passer à la vitesse supérieure

Toujours selon la fiche technique, la version actuelle de l’Aeroleaf délivre une puissance de 300W pour un prix. Ces mini-turbines sont vendues 695 € (HT) sur le site de l’entreprise. Un WindTree complet, qui compte 36 Aeroleafs, est vendu 51 990 €. Pour l’instant, ce produit n’a pas réussi à se démocratiser, avec 130 unités installées un peu partout sur la planète.

Mais New World Wind s’apprête à commercialiser un nouveau modèle d’Aeroleaf en janvier prochain. Les prix n’ont pas encore été annoncés, mais cette version promet un rendement trois fois plus important que la précédente. D’après Luc Eric Krief, le propriétaire de l’entreprise interviewé par Euronews, chaque « feuille » individuelle sera capable de produire environ 1000 kWh par an. Un arbre complet, muni de 36 Aeroleaves, pourrait ainsi générer un total de 36 000 kWh chaque année.

À noter que ces prévisions sont basées sur un vent constant de 8 m/s, soit 28,8 km/h. Or, tous les territoires ne bénéficient pas forcément de ces conditions. Selon Meteociel, certaines agglomérations comme Lorient ont droit à un vent moyen de 42 km/h. Mais à Nice, par exemple, la vitesse moyenne du vent tourne autour des 10 km/h. Comme toujours avec les énergies vertes, la production dépend fortement de la localisation géographique.

Mais même si le rendement réel s’avère inférieur à celui annoncé par l’entreprise, la nouvelle version de ces arbres à vent pourrait devenir très intéressante. Pour référence, d’après EDF, une habitation de 120 m 2 occupée par une famille de 4 personnes et disposant du chauffage, de l’eau chaude sanitaire et de la cuisson électrique consomme en moyenne 18 796 kWh par an.

L’éolien va-t-il coloniser les villes ?

Au-delà du cas particulier du WindTree, on constate aussi que de plus en plus d’entreprises développent en ce moment des concepts intéressants dans l’objectif d’intégrer les énergies renouvelables aux environnements urbains.

Mais pour l’instant, il s’agit surtout initiatives centrées sur les panneaux photovoltaïques; l’éolien n’a pas franchement la cote en ville, pour des raisons pratiques évidentes. Il sera donc intéressant d’observer l’évolution de cette niche technologique. En ramenant l’éolien au contact de la population, ces initiatives pourraient véritablement transformer le visage de nos villes d’ici la fin de la décennie.

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