Chloé Savard prouve que la microbiologie, c’est «cool» !

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En octobre, les As ont rencontré Chloé, qui est passionnée par tout ce qui est minuscule ! Sur son compte Instagram Tardibabe, cette microbiologiste publie des photos remplies de couleurs de ses observations au microscope. Aujourd’hui, elle a plus de 980 000 abonnés. Ça fait beaucoup de curieux !

Un microbiologiste, c’est un scientifique qui étudie les organismes minuscules, ce qui t’est invisible à l’oeil nu.

 

Pourquoi as-tu choisi d’étudier les bactéries ? Et de les photographier ?

J’ai commencé à faire des observations au microscope il y a trois ans. Au début, c’était pour le fun, je faisais ça en même temps que mes études en microbiologie. Aujourd’hui, je fais de la vulgarisation scientifique et j’essaie de rendre le monde microscopique accessible à tous, autant les adultes que les enfants, les scientifiques que les non-scientifiques. 

 

As-tu toujours rêvé de travailler dans le monde de la science ?

Non, pas du tout. Quand j’étais jeune, je voulais être une rock star ! J’ai commencé à jouer de la batterie quand j’avais 11 ans, puis j’ai fait mes études à l’université en musique. J’ai dû arrêter à cause de problèmes de santé. J’ai alors cherché un plan B. Il me fallait quelque chose qui me passionne autant que la batterie. La biologie a toujours été quelque chose qui m’intéressait, j’étais vraiment curieuse quand j’étais jeune et je me posais des questions sur la vie. 

 

Est-ce que tout, tout, tout autour de nous abrite des micro-organismes ?

Peu importe où on passe, on laisse des traces de bactéries. Il y a certains endroits où on en retrouve plus, comme la salle de bains, où c’est plus humide. Plus de moisissures et de bactéries se font..

 

Ton compte Instagram est Tardibabe. D’où ça vient ?

Un tardigrade ! Le tardigrade est mon micro-organisme préféré. Il est parmi les plus petits animaux sur Terre. Avec ses grosses pattes et son allure d’extraterrestre, je le trouve adorable ! Les tardigrades sont capables de survivre dans des environnements extrêmes dans lesquels d’autres animaux ne pourraient pas survivre. Ils ont été envoyés dans l’espace, ont survécu à des températures de plus de 150 degrés et de -200 degrés ! En plus, quand ils sont extrêmement déshydratés, ils s’aplatissent comme de petites crêpes. Les scientifiques testent vraiment leurs limites. 

Quels conseils veux-tu donner aux enfants qui souhaitent découvrir le petit monde qui les entoure comme tu le fais ?

Il faut surtout s’amuser et être curieux. Si tu as la chance d’avoir un microscope, tu peux observer n’importe quoi ! Il ne faut pas avoir peur de tester.

 

Nayeli Chavez, stagiaire

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