Christine Labrie, solidaire de Catherine Dorion

Catherine Dorion et ses coups d’éclat n’ont pas porté ombrage à ses collègues solidaires, selon la députée Christine Labrie qui a tenu à lui rendre hommage, ainsi qu’à son livre dans un message samedi.

« Jamais l’idée que Catherine était responsable du manque d’intérêt pour notre travail politique ne m’a effleuré l’esprit », avance la députée de Sherbrooke dans un long message diffusé sur les réseaux sociaux samedi matin.

À l’instar du co-chef de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, Mme Labrie a réagi au livre de Catherine Dorion en mettant l’accent sur la détresse de son ancienne collègue.

La députée de Sherbrooke, qui est également candidate au poste de porte-parole féminine du parti, n’y fait aucun commentaire sur les vives critiques de Mme Dorion à l’égard de Gabriel Nadeau-Dubois. Par contre, elle avait déjà réitéré sa confiance envers lui, plus tôt cette semaine, en dépit des critiques formulées dans le livre.

« Ce que je ressens le plus fort, c’est un mélange de tristesse et de culpabilité, pour ne pas avoir vu l’ampleur de la détresse de Catherine », écrit-elle. « Comme bien d’autres de mes collègues, j’avais sous-estimé sa souffrance, et après la lecture du récit de son passage dans le caucus solidaire, je m’en sens coupable. »

Commission Laurent versus « Maipoils »

La députée solidaire ajoute que ce n’est pas la faute de Catherine Dorion, mais celle des médias, si ses coups d’éclat vestimentaires ont éclipsé des sujets plus pertinents dans le débat public. « Ce sont les journalistes et les chroniqueurs qui sont responsables des sujets qu’ils choisissent d’aborder ou de taire », insiste-t-elle.

À ce sujet, elle dit se souvenir d’une conférence de presse où elle et Manon Massé parlaient de la Commission Laurent et un journaliste l’avait questionné sur la campagne « Maipoils » menée par Catherine Dorion. « Maipoils » est une campagne annuelle féministe visant à normaliser la pilosité sur le corps des femmes.

« C’est Manon qui a répondu. C’est peut-être mieux comme ça, parce que moi j’aurais eu envie de lui répondre qu’en posant cette question, c’est lui qui nuisait à sa propre crédibilité comme journaliste. Clairement, à ce moment, il a préféré nourrir la machine à clics que d’aborder la manière dont on prend soin des enfants vulnérables au Québec. »

Elle conclut en disant que son livre est « une oeuvre magnifique qui nous rappelle combien ce sera difficile de changer le système, et à quel point on a besoin de se mettre tous ensemble pour y arriver. »

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