De 600 à 300 kilomètres, l’autonomie de ces voitures électriques dégringole sur ces routes

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De 600 à 300 kilomètres, l'autonomie de ces voitures électriques dégringole sur ces routes

Bien qu’en progression constante, l’autonomie des voitures électriques varie encore énormément en fonction du type de parcours emprunté.

L’autonomie reste aujourd’hui au centre des préoccupations des automobilistes prêts à se jeter dans le grand bain de l’électrique. Les constructeurs le savent très bien et continuent de mettre en avant dans leurs spots publicitaires le nombre de kilomètres que leurs véhicules à énergie verte sont capables d’engloutir avec une seule charge. 500, 600, 700 kilomètres…la distance augmente constamment. Au point de se demander si, en optant pour un véhicule avec une grosse batterie, disons d’une capacité supérieure à 80 ou 90 kWh, il ne serait pas possible de traverser la France d’une seule traite. En réalité, malgré les nets progrès effectués dans le domaine, on en est encore assez loin.

Au-delà du fait que les chiffres de l’autonomie soient toujours dopés par les constructeurs, avec des tests effectués dans des conditions optimales (à une vitesse modérée, sur une route sans relief, à une température modérée…), ils cachent une réalité implacable : la consommation d’une voiture électrique s’envole dès lors qu’elle roule sur une route très empruntée par les automobilistes français : l’autoroute.

La conduite sur ces longues portions droites limitées à 130 kilomètres/heure est l’ennemie des voitures électriques. Contrairement à un moteur thermique, la consommation des VE s’envole dès lors que la vitesse est constante et ne permet plus, ou très peu, de récupérer de l’énergie via le système de frein régénératif. Alourdis par la batterie, les véhicules électriques, dont le poids flirte avec les 2 tonnes, voire les dépasse, lorsqu’il s’agit de SUV, consomment en moyenne 25 kWh sur les autoroutes. De quoi sensiblement faire chuter leur autonomie.

Prenons l’exemple du nouveau Renault Scenic 100 % électrique attendu sur nos routes dans les prochaines semaines. Sur le papier, le désormais SUV familial peut avaler 625 kilomètres avec sa grosse batterie de 87 kWh. De quoi rallier Bordeaux depuis Paris sans avoir à se préoccuper de trouver une station de recharge sur le parcours, ce qui reste la préoccupation majeure des automobilistes prêts à basculer vers l’électrique. Malheureusement, l’autonomie de celui qui a été élu voiture de l’année 2024 est sérieusement rabotée sur autoroute puisqu’elle tombe à…340 kilomètres (calculée pour une température extérieure de 5 degrés) ! Même pas de quoi faire un Paris-Rennes sans s’arrêter…

Et le Scenic n’est pas une exception. On peut également citer la Tesla Model Y – la voiture la plus vendue dans le monde en 2023 -, dont l’autonomie maximale de 530 kilomètres en milieu urbain passe à 300 sur autoroute. Le nouveau Peugeot e-3008, très lourd (2.2 tonnes), connaît exactement la même perte vertigineuse d’autonomie, calculée à 230 kilomètres, soit une diminution de la distance de 43% ! Plus hauts et plus lourds que les berlines ou les citadines, les SUV sont toujours particulièrement impactés par la conduite sur autoroute. 300 kilomètres, c’est encore très juste pour des voyages au long cours. A moins de ne pas être pressés d’arriver à destination et de prévoir une voire deux recharges qui, comme pour le carburant, vous coûteront beaucoup plus cher sur les aires d’autoroutes.

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