De nombreux automobilistes reçoivent de faux PV plus vrais que nature, la gendarmerie obligée d’intervenir

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De nombreux automobilistes reçoivent de faux PV plus vrais que nature, la gendarmerie obligée d'intervenir

Une nouvelle arnaque aux fausses contraventions sévit en ce début d’année et de nombreux automobilistes se font avoir.

C’est une nouvelle mode qui déroute de nombreux automobilistes. Les arnaques aux fausses contraventions pullulent dans plusieurs villes de France et il est parfois difficile pour le quidam de savoir distinguer le faux du vrai. Après les documents falsifiés pour signaler un soi-disant stationnement interdit, voilà que les malfrats confectionnent des procès-verbaux pour notifier des excès de vitesse. Bien sûr, ces dépassements de la limite autorisée n’ont jamais existé, mais la copie ressemble tellement aux documents officiels que certains conducteurs tombent dans le panneau et se retrouvent à user de leur carte bleue pour une infraction qu’ils n’ont pourtant pas commis.

C’est ce qui arrive depuis le début du mois de janvier à de nombreux habitants du sud de la France. Ces derniers reçoivent une contravention dans leur boîte aux lettres les invitant à payer une amende pour excès de vitesse. Sur le document, très bien fait, figurent leur nom et leur numéro de plaque d’immatriculation avec le montant à régler. Les destinataires de ces courriers frauduleux, tous domiciliés dans le département des Pyrénées-Orientales selon le site de L’Indépendant, sur les communes de Saint-Hippolyte et de Saleilles, sont invités à scanner un QR Code pour régler leur amende. Certains sont tombés dans le piège, d’autres ont repéré le subterfuge et ont prévenu la gendarmerie pour signaler l’arnaque.

Outre le fait que les enveloppes déposées dans les boîtes aux lettres étaient vierge d’inscription et non affranchies – car distribuées directement à la main par les brigands -, c’est le site de redirection du QR Code qui a mis la puce à l’oreille de plusieurs victimes. En effet, comme toujours lorsqu’il s’agit de “Quishing” – le nom donné à cette technique pour dérober les coordonnées bancaires par des QR Code falsifiés -, le code-barres à deux dimensions renvoie sur un site frauduleux. Mais là-encore, pas facile pour certaines cibles de déceler l’escroquerie tant le site sur lequel il leur est demandé de payer l’amende est bien réalisé.

Il ressemble en effet comme deux gouttes d’eau à celui de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), le seul sur lequel les automobilistes peuvent payer une contravention pour une infraction autre que le stationnement. En cas de doute, on ne saurait que trop vous conseiller de chercher la véritable adresse internet du site de l’ANTAI avant de la comparer avec celle du site sur lequel le QR code vous a redirigé. La gendarmerie locale, qui prend l’affaire au sérieux, a ouvert une procédure pour retrouver les auteurs de ces fausses contraventions qui ont d’ores et déjà valu à certains habitants du pays catalan de se délester de plusieurs dizaines d’euros…

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