De nouveaux radars planent au-dessus de nos têtes, les amendes vont tomber du ciel

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De nouveaux radars planent au-dessus de nos têtes, les amendes vont tomber du ciel

De nouveaux radars sont à l’essai pour traquer les infractions routières et il faut lever la tête pour les voir.

Radar fixe, radar mobile, radar tourelle, radar tronçon, radar urbain, radar autonome… Depuis l’instauration, en 2003, du premier radar routier en France, la famille s’est bien agrandie. Pour le plus grand malheur des automobilistes, mais pas celui de l’État. Au-delà des milliards d’euros passés du porte-monnaie des Français aux caisses de l’État, ces appareils des temps modernes ont aussi permis de faire diminuer le nombre d’accidents graves et de morts sur les routes. Si l’on compare les années 2010 et 2021, il y a eu presque 1 000 décès de moins, le nombre passant de près de 4 000 à 2 944 en onze ans.

Il n’en reste pas moins que la multiplication des radars dans l’Hexagone – même si leur nombre a désormais tendance à stagner – n’est jamais très bien perçue par les automobilistes français qui ont souvent le sentiment d’être pris pour des vaches à lait. Il n’est donc pas dit qu’ils approuvent ces nouveaux radars déjà expérimentés dans le département de l’Essonne, en Île-de-France, et en région Nouvelle-Aquitaine. Si vous êtes récemment passé par là en voiture et que vous n’avez rien vu de nouveau, soit ils n’étaient pas déployés à ce moment-là, soit vous n’avez pas suffisamment levé les yeux au ciel (ce qui n’est pas recommandé quand on conduit). De quoi s’agit-il ? Des radars drones, déployés pour la première fois en Espagne, dans la région de Catalogne, mais dont les tests se multiplient depuis à l’échelle européenne.

A l’avenir, c’est peut-être bien au-dessus de nos têtes, ou plutôt des toits de nos véhicules, que nos faits et gestes seront décortiqués par les machines. Pourvus de l’intelligence artificielle, ces drones possèdent plusieurs avantages : leur extrême mobilité, leur discrétion et leur possibilité, grâce à des capteurs très puissants, de contrôler une grande quantité d’infractions au Code de la route. Les premiers résultats relevés ici et là sont d’ailleurs concluants. Dans l’Essonne, en deux heures de temps, ce sont pas moins de 30 motards qui ont été pris en excès de vitesse. La phase d’expérimentation de ces radars drones ne donne lieu à aucune verbalisation, mais les multiples possibilités offertes par ce nouveau moyen de contrôles sur les routes laissent augurer d’un déploiement généralisé à l’avenir.

Déjà utilisés dans un tas de domaines (photographie, cinéma, surveillance, cartographie, recherche, livraison, divertissement…), les drones pourraient devenir dans quelques années une ressource indispensable pour la sécurité routière. Pour les automobilistes, qui pour certains se sont habitués peu à peu à adapter leur conduite en fonction de la position des radars, l’arrivée des radars drones pourrait changer la donne. Car à l’inverse des appareils fixes, dont la présence est toujours indiquée sur des panneaux en amont, il est assez difficile d’imaginer un moyen d’alerter les conducteurs de la présence d’un drone au-dessus de leur tête.

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