Desjardins compte fermer 30 % de ses centres de services d’ici décembre 2026

Le Mouvement Desjardins annonce que les caisses populaires prévoient une diminution de l’ordre de 30 % de leurs centres de services et de leurs guichets automatiques d’ici le 31 décembre 2026.

La nouvelle rapportée en début de matinée, mercredi, par Le Soleil, a été confirmée à La Presse canadienne par courrier électronique.

Un porte-parole de Desjardins, Jean-Benoît Turcotti, explique que les conseils d’administration des caisses ont analysé l’utilisation de leurs centres de services et de leurs guichets automatiques. C’est à la suite de cette analyse et des prévisions actuelles des besoins des membres que les décisions ont été prises.

La décision des centres de services qui devront être fermés et des guichets automatiques qui seront retirés reviendra aux conseils d’administration des caisses. Desjardins estime qu’ils sont ceux qui sont les mieux placés pour prendre ces décisions puisqu’ils connaissent les besoins de leurs membres et de leurs milieux.

M. Turcotti signale que ces chiffres pourraient évoluer dans un sens ou dans l’autre en fonction de l’utilisation des services qui en est faite par les membres. Il ajoute que les membres souhaitent de plus en plus interagir avec Desjardins en utilisant les solutions numériques et que Desjardins doit trouver un équilibre entre l’évolution du réseau de centres de services et de guichets automatiques et les investissements requis dans le numérique.

Au 31 décembre 2023, l’utilisation des comptoirs aux caisses ne représentait plus que 1 % du volume transactionnel, alors que les guichets ne représentaient plus que 3 %, selon ce qu’affirme Desjardins.

Il y a deux mois, les caisses populaires ont mis fin à la possibilité pour les membres d’utiliser un livret pour la mise à jour de leurs transactions bancaires.

Il y a un mois, Desjardins comptait 669 centres de services et 1559 guichets automatiques au Québec et en Ontario.

 

Tenir compte des communautés

À Québec, le ministre des Finances, Eric Girard, a réagi à la nouvelle en soulignant sa confiance envers l’institution financière. « Ils exécutent un plan, c’est leur décision. Ce plan-là a été établi en 2015 et ils le poursuivent, mais ils doivent tenir compte de l’ensemble des parties prenantes. »

Chaque fermeture de point de service est « extrêmement difficile » pour la communauté touchée, a-t-il affirmé.

Les attentes de la population sont plus élevées envers Desjardins en raison de sa forte présence hors des grands centres, soulève Jean-Marc Thuotte, professeur enseignant au Département de finance de l’Université du Québec à Montréal. Mais ces nombreux points de services qui sont parfois en zones éloignées ont un coût, dit-il. « Et Desjardins, comme toute institution, se doit d’être rentable pour rester en vie. »

Sans compter qu’une majorité de Québécois ont désormais recours aux services financiers numériques, poursuit-il. Or, la minorité de gens qui n’a pas encore fait cette transition doit tout de même être accompagnée dans ce processus, affirme M. Thuotte. 

Avec Florence Morin-Martel et Marco Bélair-Cirino

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