Devolver Digital – Aperçu de Children of the Sun – Sniper psychédélique

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J’ai pu jouer un peu au tout juste annoncé Children of the Sun, pour le meilleur comme pour le pire.

Sniper Elite

Children of the Sun est un puzzle game dans lequel le joueur incarne un sniper. Son objectif est de tuer toutes les cibles d’un niveau, avec une particularité : s’il tue quelqu’un, le joueur se téléporte instantanément sur place. À l’inverse, si une balle ne tue pas de cible, le niveau est un échec.

Tout l’enjeu est donc de parvenir à trouver un chemin permettant d’enchaîner les cibles. Simple de prime abord, cela se complexifie au fur et à mesure que le joueur apprend de nouvelles astuces (comme tirer sur une voiture et la faire exploser pour se déplacer) ou de nouveaux pouvoirs (comme de modifier la trajectoire d’une balle tirée).

Chaque niveau est très court, mais il y en a pas mal. Ils ne sont en outre pas faciles, puisqu’il faut à la fois réussir à trouver le bon parcours et à bien viser, ce qui est de plus en plus délicat à mesure que le gameplay se complexifie. Ainsi, pour toucher une cible cachée derrière un obstacle, il faut non seulement réorienter la balle en plein vol, mais aussi le faire au bon moment, ce qui est loin d’être aisé.

En outre, pour ceux que cela intéresse, il y a aussi une forte dimension scoring. Chaque joueur reçoit des points, basés sur son temps et son efficacité, qui est immédiatement comparé à celui des autres. Plus que la stratégie, c’est vraiment la réactivité qui est mise à l’épreuve, car en enchaînant les tirs rapides on reçoit un multiplicateur de points.

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Saigner des oreilles

L’ensemble fonctionne étrangement bien. Je me suis surpris plusieurs fois à me dire “bon, juste encore un niveau” et à continuer encore et encore. Le jeu devient peut-être rapidement un peu trop difficile à mon goût, ce qui m’a finalement fait décrocher, mais le concept de base et la boucle de gameplay sont assurément bons.

Le problème, c’est tout le reste, c’est-à-dire l’habillage visuel et musical. Je trouve le jeu vraiment très laid, tant en matière de direction artistique que de qualité technique, mais surtout il est très peu lisible, ce qui est vraiment pénalisant pour un jeu de ce genre. Les effets de sang et de mort occupent parfois tant d’espace qu’on peine à savoir ce sur quoi on doit encore tirer.

Néanmoins, tout ça n’est cependant rien en comparaison de la musique du jeu. Je ne me suis jamais senti autant agressé que par une ambiance sonore que dans Children of the Sun, au point que j’ai rapidement décidé de couper entièrement le son. Je ne saurais dire exactement quel genre de musique c’est censé être, mais cela donne l’impression d’être face à un ensemble de bruits extrêmement agressifs et se mariant fort mal entre eux.

Enfin, il faut ajouter à ce triste tableau la vulgarité habituelle de Devolver. Ainsi, après quelques secondes de jeu, on voit par exemple un homme uriner au premier plan. J’imagine que cela en amuse certains, mais assurément pas moi.

La conséquence de tout cela est que les nivaux sont tous introduits par une cinématique, ce qui est une excellente idée, mais que j’ai rapidement décidé de les passer, tant l’ambiance ne me disait rien.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Au final, je ressors peu convaincu de ce premier contact avec Children of the Sun. Le concept et le gameplay sont bien pensés, bien que parfois un peu trop difficiles, mais cela pourrait aisément se régler avant la sortie finale du jeu. En revanche, la direction artistique et musicale sont un énorme frein, qui m’a personnellement empêché de pleinement en profiter. Dommage.

Children of the Sun sortira plus tard cette année sur PC. J’imagine qu’il peut toucher un certain public, sensible à cette esthétique. Néanmoins, ce sera sans moi.

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Aperçu réalisé par Alandring grâce à une version fournie par l’éditeur.

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