Faut-il écrire “une défenseuse”, “une défenseure” ou “une défenseur” ? Ne faites plus l’erreur

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Faut-il écrire "une défenseuse", "une défenseure" ou "une défenseur" ? Ne faites plus l'erreur

Comme les commentateurs sportifs qui hésitent souvent, vous ne savez peut-être pas comment il faut accorder ce mot au féminin.

Comme de nombreux métiers, le sport se féminise, et le vocabulaire qui lui est propre doit accompagner son évolution. Pour certains termes, inutile de chercher trop loin : un gardien devient une gardienne, un attaquant devient une attaquante et un milieu de terrain reste une milieu de terrain. Mais pour d’autres termes, la bonne manière d’accorder n’est pas si facile à connaître : “entraîneur” et “défenseur” notamment.

Pour le terme “entraîneur”, l’Académie française a heureusement tranché récemment. Dans son Rapport sur la féminisation des métiers et des fonctions, elle indique : “la déclinaison en -euse s’opère lorsqu’un verbe correspond au nom (on a ainsi une carreleuse, une contrôleuse, une entraîneuse, tirés des verbes carreler, contrôler, entraîner)”. Pas de doute possible, la bonne orthographe est donc “une entraîneuse”. C’est d’ailleurs celle indiquée dans les dictionnaires Larousse et Le Robert. Il convient donc de bannir, à l’oral comme à l’écrit, l’usage des locutions “une entraîneure” et “une entraîneur”.

Pour le terme “défenseur” en revanche, le débat est un peu plus complexe. Et ce d’abord parce qu’il s’agit aussi d’un titre important dans le domaine du droit : le Défenseur des droits, Défenseur des enfants… En 2000, quand Claire Brisset est nommée Défenseure des enfants, le débat surgit quant à l’orthographe de cette fonction pour une femme. L’orthographe “défenseure” a finalement été adoptée au fil des années, au point de ne plus être remise en question ; comme pour la Défenseure des droits actuelle, Claire Hédon, dont la fonction est orthographiée comme telle.

Dans le domaine du sport en revanche, la réponse est moins évidente. Si l’absence d’accord semble une option définitivement écartée, les deux féminins “défenseure” et “défenseuse” sont attestés dans le Larousse et Le Robert. Les deux options sont donc valables et correctes. Le site de la Fédération Française de Football utilise pour sa part l’orthographe “defenseure”.

L’Académie française ne s’est pas prononcée sur ce terme précis, mais si l’on suit la règle qu’elle a elle-même érigée, il faudrait utiliser uniquement le terme “défenseuse” : “la déclinaison en -euse s’opère lorsqu’un verbe correspond au nom”. Or, le nom commun “défenseur” correspond bien à un verbe (“défendre”). C’est d’ailleurs l’usage de cet accord, “défenseuse”, qui gagne de l’ampleur ces dernières années parmi les commentateurs sportifs et dans les médias.

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