Grève à l’école jeudi 1er février : à quoi s’attendre ?

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Grève à l'école jeudi 1er février : à quoi s'attendre ?

“Une moyenne de 40% de grévistes sur le territoire.” Voici sur quoi table le FSU-SNUipp alors que les principaux syndicats d’enseignants ont appelé à la grève ce jeudi 1er février.

Baptême du feu pour Gabriel Attal cette semaine. Alors que le gouvernement s’enlise depuis 10 jours dans la crise des agriculteurs, multipliant sans succès les annonces et les réunions avec les syndicats, d’autres secteurs semblent emboîter le pas. Lundi, plusieurs opérations escargot de taxis ont été organisées dans différentes grandes villes. Jeudi 1er février 2024, ce sont les principaux syndicats enseignants qui appellent à la mobilisation. Les grévistes comptent dénoncer les conditions de travail ainsi que les salaires.

A quelle mobilisation s’attendre jeudi ? Principal syndicat des enseignants du primaire, le FSU-SNUipp estime mardi à environ 40% le nombre d’enseignants grévistes en France le 1er février. Et de détailler dans son communiqué : “Avec 65% de grévistes à Paris, plus de 50% dans le Val-de-Marne, la Drôme, l’Ardèche ou encore dans les Pyrénées-Atlantiques, la mobilisation est très suivie dans certains départements.” FSU, CGT, FO, SUD-Education, Unsa-Education, SGEN-CFDT, la grande majorité des syndicats enseignants a en tout cas appelé à la mobilisation. À noter également que les lycées devraient se joindre au mouvement.

Face à un gouvernement “sourd”, le FSU-SNUipp indique dans son communiqué vouloir précisément alerter sur “la souffrance au travail ainsi que sur le manque de reconnaissance notamment salariale” et sur les “conditions de travail, pour les personnels, et d’apprentissage, pour les élèves, [qui] se sont dégradées”. Dans un communiqué de l’intersyndicale composée des fédérations Sud &éducation, Unsa éducation, FSU, Sgen-CFDT et CGT éducation, les revendications sont plus précises : “Nous exigeons en particulier des mesures d’urgence : revalorisation sans contreparties des personnels articulée autour de mesures immédiates et d’une loi de programmation pluriannuelle, abandon du Pacte, création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour AESH et amélioration des conditions de travail, notamment par la baisse des effectifs dans les classes et un plan pluriannuel de recrutement”

Certains enseignants pointent aussi les réformes annoncées par le ministère de l’Éducation nationale en octobre : “Le choc des savoirs proposé par Gabriel Attal est irréalisable et puis on a une grande perte de liberté pédagogique avec le fait de nous imposer des méthodes toutes faites qui ne prennent pas en compte notre situation. Les groupes de niveau en mathématiques et en français au collège, c’est une aberration. Ça va se faire au détriment des élèves. Mettre les bons avec les bons et les mauvais avec les mauvais, ça n’a jamais rien donné“, estime notamment un professeur de français et d’histoire-géographie de Besançon, interrogé par France 3.

La récente nomination d’Amélie Oudéa-Castéra au ministère de l’Éducation nationale est également décriée par les syndicats, qui déplorent les différents impairs commis par la nouvelle ministre. Peu après sa nomination, celle-ci avait notamment justifié la scolarisation de ses enfants dans le privé en déplorant les “paquets d’heures qui n’étaient pas sérieusement remplacées” dans le public.

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