Grève à l’école mardi 6 février : à quelle mobilisation s’attendre ?

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Grève à l'école mardi 6 février : à quelle mobilisation s'attendre ?

La manifestation du 1er février avait réuni pas mal de monde jeudi dernier. Quid de la mobilisation de ce mardi, alors que les enseignants sont à nouveau appelés à faire grève ?

La mobilisation des enseignants se poursuit. Mardi 6 février 2024, le Snes-FSU, la CGT Éduc’Action et Sud Éducation appellent à nouveau à faire grève. Sur le réseau social X, le Snes-FSU incite à manifester, estimant que “pour gagner”, il faut “continu[er] l’action”. Plus que la simple journée de mardi, plusieurs syndicats invitent à une mobilisation tout au long de la semaine. Alors que le gouvernement sort tout juste la tête de l’eau après la crise des agriculteurs, à quoi s’attendre pour la mobilisation des professeurs ? 

La semaine dernière, “47% des personnels des collèges, des lycées et des CIO étaient en grève le 1er février”, comme l’a indiqué le Snes-FSU (syndicat majoritaire du second degré) dans un communiqué, tout comme 40% des professeurs des écoles, selon la FSU-Snuipp, tandis que le gouvernement évoquait plutôt le chiffre de 20% d’enseignants grévistes. Un mouvement, quoi qu’il en soit, plutôt suivi, ce qui ne devrait cependant pas être le cas de celui de mardi. Mais alors que les enseignants de maternelle et de primaire doivent se déclarer en grève 48 heures avant le jour J, ce n’est pas le cas pour ceux du secondaire, en grève ce mardi. Difficile donc de savoir quelle sera exactement la mobilisation dans les collèges et lycées avant le jour J. Une chose est sûre, des rassemblements à niveau local sont de nouveau organisés ce mardi comme à Nantes et à Saint-Nazaire, comme l’indique le Ouest-France ou encore à Toulouse comme le relaie La Dépêche.

Que demandent les enseignants en grève ?

Les revendications des enseignants sont multiples et concernent aussi bien les salaires, les conditions de travail, la création des groupes de niveau que l’attractivité du métier. Les récentes polémiques autour de la ministre de l’Éducation, Amélie Oudéa-Castéra, a eu l’effet d’un élément déclencheur de ce mouvement de contestation. Invitée sur TF1 ce vendredi 2 février, la ministre a indiqué qu’elle “ne songe pas à démissionner”.

Dans un communiqué conjoint paru le 4 février, le SNES-FSU, la CGT Educ’action et SUD éducation appellent donc les enseignants du second degré à une nouvelle journée de mobilisation. Sur le réseau social X, le Snes-FSU ajoute : “Le message doit être clair : montrons mardi et tout au long de la semaine que nous sommes prêt·es à continuer pour obtenir l’ouverture de négociations sérieuses sur les salaires et l’abandon du “choc des savoirs” !” Les syndicats ne comptent pas se satisfaire d’une seule autre mobilisation. En effet, le Snes-FSU indique dans le communiqué que des “actions diversifiées seront en outre proposées le reste de la semaine”. Sans apporter de précisions sur ces “actions”, le syndicat appelle à faire de cette semaine du 6 février une semaine de mobilisation des enseignants. Le préavis de grève des trois syndicats ne concerne que les enseignants du second degré, mais Sud éducation “appelle les personnels à se mettre en grève le mardi 6 février”. 

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