Horizon Forbidden West – Test de Horizon Forbidden West – Vers un nouvel espoir / MÀJ du 08.05.2023 : Test de Burning Shores / MÀJ du 26.03.2024 : Version PC

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Mise à jour du 26.03.2024 : Test de la version PC par Grim

Un peu plus de 2 ans après sa sortie sur PlayStation, voilà que débarque sur PC Horizon Forbidden West. Une sortie en version Complete Edition qui comprend à la fois le jeu de base et son extension Burning Shores. C’est à Nixxes Software, studio spécialisé dans les portages auquel on doit déjà les versions PC des Spider-Man d’Insomniac, que Sony a confié cette version PC. Plutôt bon signe vus les antécédents du studio, d’autant que l’équipe néerlandaise s’était déjà fait les dents sur le Decima Engine en intervenant sur le portage d’Horizon Zero Dawn.

Dans le cas de Forbidden West, on peut dire que Nixxes n’a pas été avare en options et en réglages divers pour s’adapter au plus grand nombre de configurations. Le jeu supporte ainsi une vaste gamme de formats d’image et de résolutions, du widescreen standard jusqu’à la 4K UHD, avec un nombre d’images par seconde débridé. Comme c’est de plus en plus souvent le cas, le tout est soutenu par les technologies d’upscaling habituelles. Le DLSS de Nvidia est donc présent en version 3.5, avec sa Frame Generation pour les possesseurs de cartes compatibles. Chez AMD, on se contentera par contre du FSR 2.2, confirmant encore une fois que le FSR 3 a décidément bien du mal à faire son trou dans les jeux. Enfin, le XeSS est également présent pour les cartes Intel. Notons également la présence d’une option de mise à l’échelle de la résolution dynamique qui permet de définir un taux de rafraichissement cible. Le jeu adaptera alors les paramètres en temps réel pour conserver ce taux durant votre partie, en s’aidant des technologies d’upscaling au besoin.

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Dans le détail, ce portage PC n’apporte que peu d’améliorations visuelles par rapport à la version PlayStation 5. Tout juste les distances d’affichage et le filtrage anisotrope ont-ils été améliorés. Le jeu n’est toutefois pas avare en options pour régler les différents aspects visuels du jeu pour des machines plus anciennes. Au besoin, n’hésitez donc pas à faire un tour dans le menu des options personnalisées pour tester les options, certaines peuvent être baissées sans effets visuels notables tout en gagnant quelques fps ici et là. Contrairement à son prédécesseur, Forbidden West n’intègre pas d’outils de benchmark permettant d’évaluer les performances de votre machine en fonction des réglages choisis. Par contre, ceux-ci sont accessibles durant le jeu sans pour autant masquer le monde du jeu. On peut ainsi constater de visu et en temps réel l’impact des différents réglages tant sur le plan visuel que sur le plan des performances. Sur ma configuration à base de GeForce RTX 3060, soit un peu supérieure à la configuration recommandée, le jeu se montrait jouable en 1440p avec la majorité des réglages en Élevé et le DLSS en mode qualité. N’espérez évidemment pas 120 ips avec cette configuration, mais le jeu tournait à plus de 70 images par seconde sans trop de chute de framerate. En 1080p, soit une résolution plus adaptée à ce modèle de carte graphique, le jeu oscillait entre 75 et 80 images par seconde avec les mêmes réglages. Il semblerait donc que la résolution n’impacte qu’assez peu les performances du jeu, et que le résultat sur un configuration moyenne soit plutôt correct vue la qualité visuelle du jeu. Horizon Forbidden West ne proposait pas de Ray Tracing dans sa version console, celui-ci est dès lors également absent de la version PC.

Aperçu du menu de réglages des commandes sur la version PC

Aperçu du menu de réglages des commandes sur la version PC

Enfin, le jeu a la bonne idée de proposer un menu de réglage complet des commandes. Il est donc possible de reconfigurer les touches de votre clavier à votre goût, de régler la manière dont le jeu gère les fonctions à « appui prolongé » comme le sprint ou la concentration ou encore la sensibilité de la souris. Rien à dire de ce côté. Enfin, et pour peu que vous disposiez du matériel compatible, le jeu profite du Direct Storage de Windows 11 pour offrir des temps de chargement rivalisant avec ceux de la PlayStation 5. Mais même dans le cas contraire, ceux-ci restent rapides, une fois la traditionnelle phase de pré-compilation des shaders effectuée au premier lancement du jeu. Dans l’ensemble, c’est donc un portage de qualité que nous livre Nixxes pour Horizon Forbidden West.

Mise à jour du 08.05.2023 : Test du DLC de Horizon Forbidden West, Burning Shores, par Hachim0n :

Attention, si vous n’avez pas encore joué à Horizon Forbidden West, il serait de bon ton de passer cet encart et de lire le test du jeu de base ci-dessous. En effet, l’extension Burning Shores est sa suite directe, débutant peu ou prou là où se termine l’aventure de Forbidden West.

La fin de Forbidden West nous en apprenait un peu plus sur ce qui a ravagé la Terre, mais surtout ce qu’il restait encore à venir. Une terrible menace qui semble impossible à éviter, pour laquelle Aloy s’est plus ou moins fait une raison, sachant que la fin de tout arrivera rapidement (jusqu’à ce que l’on trouve probablement une solution dans un troisième épisode canonique, j’imagine). Mais comme elle n’est pas du genre à tout lâcher, elle part à la conquête de la Côte embrasée, tout au sud du monde d’Horizon, où des millénaires d’activités sismiques et volcaniques ont complètement ruiné la civilisation qui s’y trouvait. Il s’agit en réalité de Los Angeles et tout particulièrement de Hollywood, où l’on se retrouve sur les traces de Walter Londra, l’ancien PDG de Heaven, sorte de société technologique qui tentait de partir à la conquête de l’espace il y a quelques siècles. Marié à une star de cinéma hollywoodienne, maltraitant ses employés, égocentrique et convaincu d’être une sorte de Messie, difficile de voir autre chose en Londra qu’Elon Musk avec une moustache (littéralement, il a une belle moustache).

Mais au-delà de ça, c’est surtout un grand méchant farfelu qui apporte quelque chose de différent à l’histoire du jeu, considérablement influencé par un contexte hollywoodien qui donne quelques moments sympathiques. Enfin, c’est le combat final de Burning Shores qui est particulièrement grisant et qui constitue l’une des meilleures scènes de la saga. Malheureusement, les qualités de ce Burning Shores s’arrêtent là. L’excentricité de son antagoniste et la qualité de son combat final ne cachent pas un schéma narratif qui se répète avec le jeu de base. Je pense notamment à la structure des missions, leur manière de raconter éternellement les mêmes choses selon un schéma identique : apprendre l’existence d’une menace, explorer un creuset ou autre ruine d’antan et apprendre la suite de l’histoire au travers de contenus audios ou textes trouvés sur place. Certes, à côté les combats restent agréables, mais ils ne bénéficient pas de nouveauté véritablement convaincante (à part peut-être la nouvelle arme qu’on débloque sur la dernière partie du DLC). Tandis que la relation entre Aloy et Seyka, une Quen qui nous accompagne tout au long de l’aventure, est bien écrite, mais ne suffit pas à compenser des séquences de gameplay qui ratent le coche en n’exploitant pas suffisamment le fait qu’on soit constamment accompagné, dans les missions principales, par un autre personnage.

Alors, Burning Shores n’est pas foncièrement mauvais, c’est même probablement un bonus sympathique à l’aventure principale qui mérite qu’on s’y attarde au moins pour Seyka et pour le combat final. D’autant plus que ce contenu supplémentaire se termine en une poignée d’heures et va à l’essentiel. Mais c’est aussi un DLC qui montre les limites du schéma narratif exploité par la série depuis ses débuts, avec une lassitude qui pointe le bout de son nez et un réel besoin de se réinventer pour offrir quelque chose de plus passionnant pour un futur épisode principal.

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Vers la fin de l’humanité

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À la fin d’Horizon Zero Dawn, on apprenait que Sylens, le compagnon de route de Aloy amateur de trahisons, avait récupéré l’I.A. Hadès, pas vraiment éteinte après le combat final, pour l’utiliser à son avantage. Un cliffhanger qui ne laissait aucun doute sur l’intention du studio Guerrilla Games de donner une suite, un jour, à sa nouvelle licence. Et nous voilà cinq ans plus tard, avec le titre Horizon Forbidden West qui reprend l’histoire laissée en suspend et nous remet dans la peau d’Aloy. Cette dernière est devenue l’héroïne de son monde après avoir sauvé l’humanité de l’extinction face aux machines et doit désormais courir après Sylens pour l’empêcher de commettre l’irréparable. Une course contre la montre, à la fois pour retrouver celui qui l’a trahie, mais aussi pour trouver une copie de l’I.A GAÏA, dans le but de la relancer. Celle-ci, qui a créée Aloy, clone de sa créatrice, pourrait être en mesure de relancer des programmes de terraformation de la Terre afin de donner une chance à l’humanité de survivre face à un monde en train de dépérir. Si l’histoire de Horizon est toujours aussi alambiquée, elle n’en reste pas moins touchante dans ce deuxième épisode, alors qu’Aloy est plus humaine que jamais, elle qui comprend enfin peu à peu la nécessité de compter sur ses alliés. L’histoire du jeu insiste en effet beaucoup sur cette notion d’entraide, avec de nombreux personnages secondaires qui reviennent ou que l’on découvre et qui se rapprochent d’Aloy pour l’aider dans sa quête. Des personnages secondaires à qui l’écriture de jeu donne enfin plus de place, avec des dialogues, mais également des personnalités plus marquées, plus intéressantes, dans un titre qui a fait un réel bon qualitatif sur sa narration. En effet, si le premier Horizon était parfois très pertinent, notamment dans ses collectibles qui laissaient découvrir un lore extrêmement fouillé sur fond de crise écologique, le jeu peinait parfois à susciter l’empathie pour ses héros. C’est une chose sur laquelle le studio semble avoir beaucoup travaillé pour la suite, puisque Forbidden West est plus fin, plus intelligent et plus nuancé dans sa manière d’aborder les qualités et les torts des différents personnages et peuples que l’on croise ici et là dans l’Ouest interdit. On y découvre d’ailleurs des peuples aux coutumes différentes, le jeu multipliant les thématiques et les questions qui intéressent chaque tribu, chacune ayant ses propres préoccupations. 

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D’une certaine manière, Horizon Forbidden West est une œuvre de science-fiction dense, bourrée de bonnes idées, qui est une véritable invitation au voyage pour découvrir des terres inconnues, des peuples qui tentent de s’en sortir et qui ont des soucis bien différents de ceux de l’héroïne et de son histoire de terre à sauver. Et pour cela, il faut s’attarder sur les quêtes secondaires du jeu, souvent intéressantes, bien plus (et mieux) écrites que celles du premier jeu. Si l’on n’esquive pas les quêtes FedEx et les chasses rarement captivantes, le jeu offre un grand nombre de quêtes annexes qui donnent plus d’envergure aux personnages secondaires et aux compagnons de route qui nous rejoignent le temps d’une quête. Ces moments donnent corps et esprit à des villages et des protagonistes qui en l’espace de quelques minutes nous immergent dans leur monde et leurs préoccupations, sur la manière dont fonctionnent leurs sociétés. C’est un vrai tour de force qui a été réalisé par le studio sur ce coup-là, en offrant beaucoup plus de profondeur à un univers qui avait tendance à rester en surface, n’exploitant pas pleinement son lore qui présentait pourtant déjà de belles choses. Aloy, elle aussi, gagne en intérêt, puisqu’elle sort du cadre de l’héroïne unidimensionnelle qui n’existe qu’au travers de sa quête, en s’interrogeant un peu plus sur le sens de ce qu’elle fait et sur l’impact qu’ont ses actions sur les personnes qui l’entourent et l’aident. Horizon Forbidden West est infiniment plus abouti que son prédécesseur et on est sacrément emballés. Il faut toutefois passer outre une introduction un peu longuette où, pendant cinq ou six heures, le jeu nous tient la main sur une petite fraction de la carte le temps que les enjeux se mettent (péniblement) en place.

Vieux réflexes et nouveaux artifices

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Si Horizon Forbidden West a fait un vrai bon en avant sur sa narration, son système de combat n’a lui pratiquement pas évolué. Mais comment lui en vouloir ? Son aîné brillait déjà pour la fascination exercée par ses affrontements terriblement agréables à jouer, grâce à une héroïne très réactive. L’utilisation de pièges était d’autant plus intéressant que le comportement animal des machines était une réussite. Et sa suite reprend ces mêmes bases, en l’agrémentant de quelques armes supplémentaires, bien que la discrétion reste le meilleur moyen de se défaire des machines. Si l’on en vient à une confrontation directe, les différents types d’arcs sont de retour (que l’on préfère combattre à courte ou longue distance), tandis que les pièges se révèlent redoutables. Les machines quant à elle bénéficient encore d’animations formidables qui donnent envie de découvrir encore et encore de nouvelles machines, de nouveaux boss (souvent inventifs) et ce afin d’observer leur comportement et pouvoir trouver de nouveaux moyens de les mettre à terre le plus tôt possible. On est d’ailleurs toujours dans un véritable esprit de trappeur, où l’on prépare le terrain pour mieux piéger nos proies, même si le jeu est toujours hésitant à mélanger les différents types de machine : on tombe en général contre des meutes d’un même type, le jeu évitant le plus souvent de mélanger les ennemis aériens et terrestres, peut-être pour éviter que les combats ne s’éternisent trop (en sachant que, selon le mode de difficulté, la confrontation peut déjà durer). Pour faciliter les choses, on trouve un certain nombre de compétences, bien plus que dans le précédent titre, à débloquer en glanant des points de compétence à chaque passage de niveau. Il y a, contrairement au premier où l’on pouvait un peu tout débloquer, une vraie nécessité de se spécialiser dans la première moitié du jeu, que l’on préfère le combat rapproché, la discrétion ou le tir à distance. 

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Ces compétences apportent des coups spéciaux qui peuvent être ravageurs, comme les tirs façon mortiers, les tirs à plusieurs flèches ou des coups chargés avec la lance. Mais le cœur du gameplay reste la recherche de points faibles des machines, qu’il s’agisse de leurs faiblesses face à certains éléments (acide, feu, glace…) ou des points sur leur corps que l’on peut attaquer pour les affaiblir ou ouvrir un accès à leur point faible. Très similaire à Horizon Zero Dawn sur ce point, ce nouvel épisode ne révolutionne rien, mais continue de profiter de l’excellent travail effectué par son aîné. Si le jeu ne donne jamais le sentiment d’être passé à la vitesse supérieure sur ses affrontements, il consolide les bonnes choses déjà vues dans le premier jeu et en profite pour offrir des affrontements contre des boss encore plus gigantesques, agiles et impressionnants, à l’image par exemple en début de partie d’une immense machine-serpent qui pose les bases de ce que le titre propose tout au long de l’aventure. Les boss, eux aussi, profitent d’ailleurs de la verticalité de la carte en cherchant toujours à prendre l’ascendant, tandis que le jeu nous incite constamment à prendre de la hauteur pour être en meilleur position. Cette mobilité plus verticale se ressent aussi dans l’exploration, avec la possibilité désormais d’escalader les différentes parois de manière plus intéressante, sans être trop limité par des accroches de couleur jaune très en évidence. Le jeu n’en manque pas, néanmoins il permet aussi souvent de contourner ces points là avec la possibilité de s’accrocher à la roche, à la Breath of the Wild, pour peu que la paroi ne soit pas trop lisse. Il y a en outre l’apparition d’un grappin bien utile à la fois pour escalader et décrocher certains éléments qui nous barrent la route. Pour faciliter la descente, on retrouve là encore une mécanique héritée du dernier Zelda, puisqu’on récupère rapidement un planeur qui permet de se jeter d’un peu n’importe où et de tomber à terre tout en douceur. D’ailleurs, il est également possible de chevaucher des machines volantes, une nouveauté bienvenue dans un monde qui comprend quelques étendues d’eau sur lesquelles l’on ne peut naturellement pas se déplacer rapidement.

Un monde plein de secrets

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Tout cela apporte une verticalité bienvenue à un jeu qui offre une carte très diversifiée, avec des ambiances radicalement différentes selon le lieu où l’on traîne. D’une première zone aux couleurs automnales au désert en passant par une montagne enneigée, Horizon Forbidden West nous fait voyager grâce à une direction artistique très réussie, qui offre un vrai plaisir à découvrir chaque zone, chaque peuple et leurs ambiances. C’est une formidable virée vers l’ouest de ce monde où l’on découvre un univers complètement différent du premier jeu, où les vestiges de notre civilisation se laissent entrevoir au milieu de cultures qui tentent de reconstruire le monde. Il y a quelque chose d’enchanteur, de fascinant, bien aidé par une bande-originale capable elle aussi de surprendre et d’offrir de grands moments. Horizon Forbidden West réussit encore à étonner, à nous faire découvrir des choses inattendues dans un monde qui a tant à offrir, au sein d’une Amérique ravagée où les peuples se sont reconstruits selon des coutumes que l’on se plaît à découvrir. Cela implique des villages et villes au design unique, où il y a un vrai plaisir de s’y balader.

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Horizon Forbidden West n’est toutefois pas parfait, et parce qu’il faut bien trouver quelque chose à lui reprocher, c’est sur sa technique que le titre impressionne moins. Souffrant d’un aliasing assez présent en mode “performance” (qui permet de jouer en 60fps), le jeu offre toutes ses qualités visuelles en mode “fidélité”, à condition d’accepter l’idée de jouer en 30fps. La faute aussi peut-être à la résolution moindre. Si les autres titres PlayStation montraient des différences moins évidentes d’un mode à l’autre, Horizon Forbidden West lui souffre d’un vrai gap visuel entre les deux modes. Cela s’explique surtout par le feuillage omniprésent, notamment dans les zones de forêt, qui sont les premiers atteints par cet aliasing et la baisse de résolution qui rend l’ensemble moins agréable à l’œil. Et si cela appartient à chacun, on doit bien avouer que l’on a du mal à revenir en 30fps une fois avoir découvert la beauté des animations des machines en 60fps. L’autre souci, ce sont les expressions et regards des personnages : les yeux ont parfois un air étrange, notamment sur certains dialogues, où les personnages semblent regarder dans le vide. Un souci qui devait être réglé avec le patch day one, mais ce n’est pas encore parfait. C’est quelque chose qui peut parfois sortir de l’immersion, toutefois pour le reste, le jeu reste très beau malgré un moteur de jeu qui n’a pas tant évolué que cela depuis l’épisode PS4 il y a cinq ans malgré l’évidente avancée technique sur les personnages. Mais la direction visuelle, notamment en ce qui concerne les couleurs et la lumière, a fait un vrai bond en avant, ce qui fait que l’on reste la plupart du temps subjugué par la beauté des décors et des personnages.

La version PlayStation 4 quant à elle est une bonne surprise. Le premier titre s’illustrait déjà pour la solidité de ses performances avec un framerate plutôt stable à 30fps, et ce Forbidden West suit les pas de son grand frère avec une stabilité à toutes épreuves. Certes, le jeu est visuellement très proche de son aîné, mais les quelques améliorations graphiques, notamment en matière de particules et d’effets de lumière, restent tout à fait appréciables à l’oeil sur PS4. Si cette version est limitée à 30fps, comme Horizon Zero Dawn, elle n’en reste pas moins agréable à parcourir et devrait pouvoir sans mal contenter les personnes qui n’ont pas encore pu se procurer une PS5, alors que l’on craignait d’avoir une version au rabais. 

Conclusion

Guerrilla Games a pris conscience des immenses qualités du monde qu’ils ont créé il y a cinq ans avec Horizon Zero Dawn. Un monde qui laissait entrevoir d’immenses possibilités, mais qui restait englué dans une quête qui manquait parfois de finesse, malgré ses grandes qualités et sa capacité à fasciner chaque fois que le jeu évoquait le passé, c’est-à-dire notre civilisation. Forbidden West gomme ces quelques défauts et amène le titre encore plus loin, développe le lore de son univers et apporte une finesse et une vraie pertinence dans son traitement des différents sujets évoqués. Plus abouti que son aîné, c’est la suite que l’on espérait. Quand bien même on aurait aimé un peu plus de nouveautés sur son gameplay, il est difficile de ne pas se laisser emporter par ses bonnes idées en matière de narration et son univers plus fascinant que jamais.

Test réalisé par Hachim0n sur PlayStation 5 suite à l’envoi d’un code par l’éditeur.

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