“J’ai appris, j’ai travaillé, j’ai compris”

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Adrien Quatennens revient sur sa gifle : "J'ai appris, j'ai travaillé, j'ai compris"

Pour son retour médiatique, le député insoumis Adrien Quatennens fait son mea culpa après sa condamnation pour violences conjugales reconnaissant ses “erreurs” et assurant s’être “amélioré”.

Un mea culpa pour son retour médiatique. Plus d’un an après sa condamnation pour violences conjugales à l’égard de son ex-femme, avec qui il était en instance de divorce à l’époque, et son retour à l’Assemblée nationale, Adrien Quatennens a déclaré “regretter” d’avoir “levé la main” sur son ancienne épouse. “Ce geste ne doit pas être minimisé ou banalisé” a répété le député du Nord sur le plateau de France 2, ce mercredi 7 février, après une longue absence dans les médias.

Réhabilité par son groupe La France insoumise qu’il a rejoint sur les bancs de l’Assemblée le 11 avril 2023, après avoir siégé pendant quatre mois en tant qu’élu non-inscrit, Adrien Quatennens doit encore montrer patte blanche publiquement. Ces dernières prises de paroles dans les médias, en fin d’année 2023, après les révélations sur la gifle qu’il avait donné quelques années plus tôt à sa femme n’avaient pas été bien perçues. L’homme avait dénoncé un “lynchage médiatique” dans la Voix du Nord et avait tenté de contextualiser son acte évoquant sur BFMTV une relation “pas violente” mais “difficile depuis environ deux ans” ainsi qu’une “dispute sérieuse avec des menaces réciproques”. Un an plus tard, le député assure qu'”une gifle n’est pas acceptable et qu’aucun contexte ne la justifie”.

“On peut commettre des erreurs et s’améliorer”

Adrien Quatennens a reconnu avoir deux regrets après cette affaire, mais pas tant sur les conséquences que cela a eu sur sa carrière politique. “Ce que je regrette c’est d’avoir un jour levé la main. Ce que je regrette aussi, c’est d’avoir mal compris que certains mots pour ma défense étaient mal choisis, aujourd’hui je ne les redirais pas”, a indiqué l’élu. Quant à sa condamnation de quatre mois de prison avec sursis, il ne la commente pas se contentant de rappeler qu’il “ne l’a pas contestée”. La sentence purgée, il estime désormais pouvoir aller de l’avant, voire faire avancer le débat sur le sujet des violences conjugales.

“On peut commettre des erreurs, les regretter […] et s’améliorer. Il y a un parcours que j’ai suivi et je souhaite qu’il puisse être suivi par toutes les personnes concernées”, a insisté Adrien Quatennens en référence au stage de sensibilisation aux violences intrafamiliales qu’il a suivi. La France insoumise avait conditionné le retour du député dans ses rangs au suivi de ce stage qui a “beaucoup aidé” l’homme de son propre aveu. “J’ai appris, j’ai travaillé, j’ai compris” a assuré le proche de Jean-Luc Mélenchon expliquant même avoir “compris ce que disent les féministes quand elles disent que dans les violences il y a une forme de continuum, quelque chose de progressif”. Et l’insoumis d’ajouter sur un ton plus politique cette fois que “si nous voulons éradiquer ces violences, alors il faut éradiquer certains mécanismes qui sont intériorisés, notamment des mécanismes sexistes”. Une tâche à laquelle il compte s’atteler à l’Assemblée ? L’avenir le dira.

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