Jannik Sinner se prépare comme Ayrton Senna et ça paye

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Jannik Sinner se prépare comme Ayrton Senna et ça paye

L’Italien est au sommet de son art à l’Open d’Australie et il le doit à sa préparation.

Jannik Sinner est dans la cours des grands. En fin d’année 2023, l’Italien était le meilleur joueur sur le circuit, il a impressionné lors du Masters de fin d’année à Turin, même s’il a perdu en finale face à Novak Djokovic. Il a également remporté la Coupe Davis avec l’Italie, cette fois en battant le Serbe en finale. En 2024, le numéro 4 mondial au classement ATP a réalisé l’impossible, battre l’épouvantail Novak Djokovic dans un Grand Chelem. Détenteur de 10 Open d’Australie et invaincu depuis sa défaite en 2018, le Serbe a été terrassé par le jeune italien de 22 ans qui bascule désormais dans une autre sphère.

Avec un physique atypique, très longiligne, Jannik Sinner fait parler sa puissance et a une panoplie de jeu très variée. Très froid dans son attitude sur le terrain, il ne laisse quasiment rien paraître au niveau de ses émotions. Sa technique est pure et s’illustre par la tension des cordages de l’Italien, qui corde ses raquettes à 28 kilos, ce qui lui offre une grande précision dans ses frappes et un grand contrôle de la balle.

Mais comme pour de nombreux sportifs, l’aspect mental est déterminant. Lors de sa demi-finale à l’Open d’Australie 2024 face à Djokovic, il loupe une balle de match et perd finalement le 3e set. Là ou de nombreux sportifs auraient pu craquer mentalement, il a fait le dos rond et s’impose finalement une heure plus tard en quatre sets. Sa préparation est donc particulièrement précieuse et il peut remercier Riccardo Ceccarelli, médecin du sport et spécialiste en psychologie.

Cet homme n’est pas un inconnu et a même une très grande réputation puisqu’il était tout simplement “l’ingénieur du cerveau” d’ Ayrton Senna, ancienne légende de la Formule 1. Il travaille toujours dans le milieu avec des pilotes comme Max Verstappen et Charles Leclerc.

Grâce à une étude réalisée par deux pointures en neuroscience de l’Université de Pise, les professeurs Pietro Pietrini et Emiliano Ricciardi, nous avons compris ce qui différencie un cador dans sa discipline d’un athlète normal au niveau cérébral. Au tennis, comme en Formule 1, la performance dépend plus du cerveau que des muscles : une fois que le corps est entraîné, c’est surtout une question de tête. On dit ‘mens sana in corpore sano’ (“un esprit sain dans un corps sain”, NDLR), mais l’inverse est aussi vrai” a expliqué Riccardo Ceccarelli sur Eurosport.

Cette collaboration entre les deux hommes a débuté en 2020 sous l’impulsion du mentor de Jannik Sinner, Riccardo Piatti qui voyait un très haut potentiel en Jannik Sinner. Ce potentiel est parfaitement géré par le joueur qui reçoit d’ailleurs les louanges de son préparateur.  “Jai rarement un garçon aussi sûr et déterminé que lui, malgré son jeune âge. Si ce chemin que nous faisons ensemble porte ses fruits, le mérite lui en revient en grande partie parce qu’il a la volonté de se poser des questions pour atteindre ses objectifs”. Les objectifs de l’Italien semblent désormais grandir d’année en année…

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