Kidnapping, meurtres… “Griselda” sur Netflix, l’histoire vraie d’une redoutable narcotrafiquante

4 min read

Kidnapping, meurtres... "Griselda" sur Netflix, l'histoire vraie d'une redoutable narcotrafiquante

La série “Griselda” est inspirée de l’histoire vraie de Griselda Blanco, une narcotrafiquante qui a semé la terreur à Medellín et Miami dans les années 1980.

Elle était la seule personne que craignait Pablo Escobar. Et elle a désormais droit à sa propre série. Griselda, série dramatique en six épisodes, sort sur Netflix ce jeudi 25 janvier 2024. Ce nouveau programme à  visionner en moins de six heures revient sur une figure du crime méconnue, qui est pourtant la seule femme à s’être imposée dans le monde du trafic de la drogue, dans les années 1970 et 1980.

Comme son nom l’indique, la nouvelle série de Netflix raconte l’histoire vraie de Griselda Blanco. Cette épouse de narco-trafiquant et mère de famille s’est finalement émancipée de son époux en fuyant Medellín pour créer son propre empire de la drogues à Miami. D’abord peu prise au sérieux du fait de son genre, elle réussit à s’imposer en devenant une trafiquante aussi violente que redoutable.

Celle qui était surnommée “la reine de la coca”, “la Veuve noire” ou “la Madrina” était à la tête d’un vaste réseau, qui faisait transiter jusqu’à 1500 kilos de drogue par mois et générant environ 80 millions de dollars. Cette reine de cartel était surtout liée à près de 200 meurtres, en faisant une criminelle redoutée par ses pairs.

Kidnapping et prostitution avant le trafic de drogues

Née en 1943 à Carthagène des Indes (Colombie), Griselda Blanco grandit dans les bidonvilles de Medellín. Elle s’adapte à la violence du milieu où elle grandit, volant et se prostituant jusqu’à ses 20 ans. Elle est même accusée d’avoir kidnappé un enfant riche de son quartier alors qu’elle n’avait que 11 ans, et de l’avoir tué lorsqu’elle aurait compris qu’elle n’obtiendrait pas de rançon.

Celle qui inspire la série Griselda finit par épouser un proxénète, qui devient le père de ses trois fils. Elle finit cependant par le faire tuer, avant d’épouser un narcotrafiquant qui l’emmène à New-York. Elle y établira, avec son compagnon, un premier trafic de drogues. Elle est toutefois inculpée en avril 1975 dans l’une des plus grosses affaire de trafic de cocaïne de l’époque. Griselda Blanco réussit toutefois à repartir en Colombie avant d’être arrêtée.

Meurtres en série

A la fin des années 1970, Griselda Blanco revient aux Etats-Unis, à Miami cette fois. Celle qui deviendra la mentor de Pablo Escobar voit son empire prendre de l’ampleur, tout comme la violence qu’elle use : elle est associée à plus de 200 meurtres, dont celui de son premier mari. Elle est arrêtée en 1994 pour avoir ordonné le meurtre de trois personnes, dont un enfant de deux ans.

En 1984, ses concurrents de Miami tentent de la tuer. Griselda Blanco s’échappe à nouveau, pour la Californie cette fois. Elle est arrêtée l’année suivante par des agents de la DEA (agence fédérale américaine en charge de la lutte contre le trafic de drogues) et condamnée à plus de 10 ans de prison pour trafic de drogues. Cependant, elle continue de gérer son trafic depuis la prison.

Assassinée en 2012

Elle échappera de peu à la peine de mort pour vices de procédures dans le traitement de son dossier. Mais Griselda Blanco ne manque pas de ressource et décide de mener une opération folle depuis sa cellule afin de ne pas purger sa peine : kidnapper le fils de John Fitzgerald Kennedy et de Jackie Kennedy. Elle échoue cependant, et purgera sa peine de 10 ans de prison. Expulsée en 2004, elle rejoint la Colombie. Elle est assassinée à l’âge de 69 ans à Medellin, le 3 septembre 2012.

Griselda revient sur la folle histoire de cette baronne de la drogue, avec l’actrice Sofia Vergara (Modern Family) dans le premier rôle. Les six épisodes sont disponibles sur Netflix, et sortent dans un contexte de polémique : le fils de la narcotrafiquante a porté plainte contre Netflix car il n’aurait pas donné son autorisation pour que certaines images soient diffusées, et qu’ils auraient utilisés des anecdotes sans son accord. 

You May Also Like

More From Author