La Capitale-Nationale fait le plein de population… et de postes vacants

La grande région de Québec a connu l’an dernier sa plus forte croissance démographique depuis 30 ans. Malgré cela, la pénurie de main-d’oeuvre a continué de s’aggraver, et le taux de postes vacants y demeure très élevé. Comme partout, d’ailleurs.

La Capitale-Nationale a fait le plein de nouveaux citoyens l’an dernier, révèle les données du « Panorama des régions du Québec », publiées mercredi matin par l’Institut de la Statistique du Québec.

Le taux de croissance de la population y est passé de 0,52 % en 2020-2021 à 1,42 % en 2021-2022, « soit le plus haut taux enregistré par cette région depuis que les données sont disponibles à l’échelle régionale, soit depuis 1986-1987 », relèvent les statisticiens du gouvernement.

Toutes proportions gardées, Lanaudière, les Laurentides et l’Estrie (+16,9 ‰, +16,1 ‰, +16 ‰) demeurent tout de même les régions où la démographie croît le plus rapidement.

L’économie est si forte à Québec que cette hausse du nombre de travailleurs ne suffit pas à combler toutes les offres d’emploi. Plus de 2600 nouveaux postes vacants ont été affichés l’an dernier, ce qui y porte à 7 % le taux de postes vacants.

Pour l’ensemble du Québec, on compte maintenant 233 500 postes vacants en tout, en hausse d’environ 29 200 ( +14 %) par rapport à 2021.

Les employeurs font monter les enchères pour pourvoir ces postes. Le salaire horaire moyen offert pour leurs sièges vides a atteint 23,39 $ de l’heure pour l’ensemble des régions l’an dernier, ce qui représente une augmentation de 1,55 $ (+ 7,1 %) par rapport au salaire horaire moyen de 2021.

Plus de construction, moins de propriétaires

 

Pour la première fois depuis 1971 au Québec, la proportion de propriétaires a diminué dans la population. Ce taux a diminué de 1,4 point de pourcentage entre 2016 et 2021, pour s’établir à 59,9 %. La diminution du taux de propriété excède les 2 points de pourcentage dans les régions de Laval (– 2,8 points de pourcentage), de Lanaudière (– 2,4 points de pourcentage) et de la Montérégie (– 2,1 points de pourcentage). Seul le Saguenay–Lac-Saint-Jean a résisté à ce recul parmi toutes les régions.

Pourtant, les dépenses en constructions résidentielles n’ont cessé de progresser et affichent une croissance vigoureuse. Le montant dépensé en construction ou rénovation a grimpé de 8,4 % entre 2021 et 2022. Cette hausse est cependant moins importante que celle observée l’année précédente (+ 36,3 %).

Plus de détails suivront.

 

Ce reportage bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.

À voir en vidéo

You May Also Like

More From Author