La consultation chez le médecin bientôt (beaucoup) plus chère ? Pourquoi c’est possible

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La consultation chez le médecin bientôt (beaucoup) plus chère ? Pourquoi c'est possible

Huit mois après de premières négociations entre le gouvernement et les syndicats de médecins, la question de la rémunération des praticiens est de nouveau sur la table.

Les négociations sur les tarifs des consultations reprennent ce mercredi 15 novembre, dans l’après-midi, entre les représentants de l’Assurance maladie et les six syndicats représentant les médecins libéraux, à savoir MG France, la CSMF, la FMF et l’UFML-S pour les généralistes, et Avenir Spé-Le Bloc, la CSMF, le SML et l’UFML-S pour les spécialistes.

Bien que le tarif de 30 euros par consultation réclamé par certains syndicats ait été rejeté par le ministère de la Santé lors des dernières négociations de février, une hausse de 1,50 euros avait toutefois été adoptée, portant ainsi à 26,50 euros le tarif d’une consultation chez un médecin généraliste. Ce nouveau tarif est en place depuis le 1er novembre, alors que la consultation à 25 euros était effective depuis 2017.

Cette hausse n’a pas satisfait la majorité des syndicats des médecins libéraux, et même l’Etat a convenu que celle-ci pouvait être rediscutée. L’objectif principal de ces revalorisations de rémunérations est d’accroître l’attractivité de la profession dans un contexte où les déserts médicaux s’étendent dans l’ensemble du territoire. Les professions de médecine libérale peinent elles aussi à recruter de jeunes médecins, freinés par les contraintes qu’elles supposent notamment au niveau administratif, des charges et des horaires. 

Lors des dernières négociations, la hausse des tarifs à 30 euros avait été proposée par une partie des syndicats, alors que certains demandaient, eux, une hausse pour atteindre un tarif de consultation à 50 euros. Un accord sur une tarification de 30 euros à bien été envisagée par l’Assurance maladie, mais seulement contre l’accord des médecins de signer un “contrat d’engagement territorial”, les engageant à certaines contraintes d’installation, toujours dans l’idée de faire reculer la désertification médicale. Cette idée pourrait être reconsidérée dans ces nouvelles négociations.

Ces nouvelles discussions s’annoncent donc tendues, comme le reconnaît lui-même Aurélien Rousseau, le ministre de la Santé, qui s’est exprimé au micro de Sud Radio mardi 14 novembre : “Ça va être une discussion qui va être longue et difficile parce que si nous augmentons le tarif remboursé, en contrepartie il faut des engagements des médecins”.

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