La Nuit blanche de tous les fantasmes… créatifs

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Pour sa 21e édition, la Nuit blanche du festival Montréal en lumière prévoit une programmation remplie d’activités des plus diversifiées qui se dérouleront jusqu’à l’aube.

« La Nuit blanche est l’occasion pour tous de découvrir plusieurs formes d’art dans des lieux où l’on n’aurait peut-être jamais mis les pieds. On entretient ainsi le goût du public pour la culture. Le fait que tout est gratuit engendre l’accessibilité, et c’est ce concept qui est très intéressant », explique le directeur général de L’Équipe Spectra, Jacques Primeau. Il promet que cette édition sera l’une des plus marquantes en matière de contenu et d’assistance.

Tenue sous le thème « Quel est votre fantasme créatif ? » la Nuit blanche de Montréal, qui a lieu le 2 mars, propose dès 18 h de se plonger dans des univers artistiques des plus diversifiés où chacun trouve son compte. Au menu : poésie, théâtre, concerts, projections visuelles, spectacles de danse, ateliers et bien plus encore. Les nombreuses activités sont regroupées cette année autour de sept parcours thématiques qui permettent aux gens de planifier leur itinéraire nocturne. Les noctambules pourront ainsi sillonner la ville, au gré de leur fantaisie, en choisissant parmi les événements qui les intéressent. 

Cette année, les activités proposées dépassent à nouveau les limites du Quartier des spectacles afin d’attirer les festivaliers un peu partout dans la métropole. Elles auront lieu dans huit pôles dispersés dans les quartiers de Montréal, du Vieux-Montréal à Ahuntsic, en passant par Hochelaga-Maisonneuve et Rosemont–La-Petite-Patrie. 

Afin de faciliter les déplacements, la STM étend aussi ses heures de métro cette année, dont le service sera assuré toute la nuit. Il en est de même pour le transport adapté et les autobus. 

Le coeur du festival

Bien que Montréal restera éveillée d’un bout à l’autre, c’est le Quartier des spectacles qui demeure le coeur de la Nuit blanche. Avec le retour de l’iconique Nuit de la poésie, animée par Marie-Andrée Lamontagne, les festivaliers pourront revivre la frénésie littéraire des années 1970, 1980 et 1991. Et ce, grâce à des documents filmiques projetés en continu qui relateront les moments forts de ces trois éditions. 

Vous reverrez ainsi Michèle Lalonde réciter son emblématique poème Speak White et entendrez les prestations non moins importantes de Gaston Miron et de Claude Gauvreau. Ces figures littéraires québécoises ont marqué la « plus grande fête de la parole » que le Québec ait jamais connue, selon La Presse, en 1970. 

Ce sera également l’occasion de se plonger dans l’univers de 13 poètes québécois, dont Joséphine Bacon, qui est l’invitée d’honneur de l’événement, Thomas Mainguy, Pierre Nepveu, Rita Mestokosho, Pierre Morency. Cet événement est présenté au Salon urbain de la Place des Arts.

De son côté, l’édifice Belgo sera en pleine effervescence, alors que des artistes provenant de disciplines diverses se produiront devant public. En plus des performances de danse, de peinture et de sculpture, des expositions visuelles et des projections de courts métrages seront aussi diffusées à travers de nombreuses galeries, centres d’artistes et studios.

Les amateurs d’arts visuels pourront également se transformer en acteurs de cinéma le temps d’une soirée à l’Espace ONF. Les festivaliers pourront ainsi se faire photographier avec une statuette authentique, celle de l’Oscar honorifique remis à l’ONF en 1988, dans les mains sur un tapis rouge. Une autre activité permettra de devenir la vedette de son propre film, grâce à une station d’animation qui projettera l’image de la personne directement dans le court métrage. 

Pour celles et ceux qui voudront danser jusqu’aux petites heures, plusieurs veillées rythmées aux sons d’animateurs auront lieu dans la métropole. La salle MTelus propose, de minuit à 6 h, la soirée Moonshine, organisée par un collectif multidisciplinaire qui crée des événements liés à la culture des clubs africains. Lors de cet événement, de même que pour tous les autres qui se poursuivent au-delà de 3 h du matin, la Ville autorise les établissements à vendre des boissons alcoolisées toute la nuit.

Pour toute la famille 

Musées et salles culturelles ouvriront également leurs portes jusqu’à l’aube. Pour l’occasion, quelques-uns de ces établissements seront le théâtre de spectacles uniques et immersifs. 

C’est le cas du Centre Phi, qui innove en présentant sa Foire fantastique, dans un univers composé de personnages étranges, de cartomanciennes et de performeurs nomades. Le visiteur y est plongé dans une ambiance qui mélange sons et lumières.

Le Musée d’art contemporain de Montréal, à la Place Ville Marie, propose quant à lui un atelier de création pour petits et grands, inspiré de la murale de l’artiste canadienne d’origine sénégalaise Anna Binta Diallo. Les locaux de l’établissement suggèrent également aux gens d’explorer l’exposition Velvet Terrorism: Pussy Riot’s Russia, qui documente les protestations de ce groupe de punk rock féministe en Russie.

De son côté, la Tohu invite à découvrir un parcours sous forme de soirée de cirque, de chansons, de rap, d’art visuel, d’activités extérieures et de gigue. Le parc Frédéric-Back, situé à côté, sera le théâtre d’ateliers de danse traditionnelle, de visites guidées nocturnes et de sculptures sur neige. Les festivaliers pourront également glisser sur des luges sur place.

Ce contenu a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

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