Laeticia face aux “démons” de Johnny Hallyday

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Crédits photo : Bestimage

Johnny Hallyday revient au coeur de l’actualité en cette fin d’année. Alors qu’on célèbre le sixième anniversaire de sa disparition, une exposition sur sa carrière vient d’ouvrir ses portes à Paris et une plaque commémorative vient d’être inaugurée dans le 9e arrondissement parisien, au pied de l’immeuble où il a grandi. En parallèle, la compilation “Made In Rock’n’Roll” et le coffret “Johnny Hallyday Symphonique” cartonnent (55.000 et 20.000 ventes) et la guerre fait toujours rage entre les deux clans Hallyday, depuis les prises de paroles électriques de Jade et Joy, filles adoptives de Johnny, envers David Hallyday. Actuellement, Laeticia assure la promotion de cette exposition qui se tient à Porte de Versailles jusqu’au 19 juin 2024. « Pour ce projet, commencé il y a trois ans, il me fallait une équipe à la hauteur de ce qu’il aurait voulu » explique-t-elle à La Tribune : « L’idée est de raconter comment il est devenu Johnny Hallyday avec ses joies et ses faiblesses. C’est un parcours immersif, un voyage dans le temps ».

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“Il se faisait du mal”

Si elle révèle avoir évoqué une seule fois ce projet d’expo avec Johnny Hallyday de son vivant, en 2015 lorsqu’ils ont visité celle consacrée à David Bowie, Laeticia Hallyday, qui prépare un livre sur sa vie avec Simon Liberati, revient aussi sur les différentes addictions qui ont marqué la vie du Taulier. « Quand je l’ai rencontré en 1995, c’était une âme cabossée. Il était torturé, fragile, dépressif, il avait beaucoup d’addictions. Il se faisait du mal et faisait du mal aux autres » évoque-t-elle avec émotion, reconnaissant le caractère unique du rockeur, adulé par des millions de fans : « Il fallait beaucoup de résilience et de force pour ne pas sombrer avec lui. Ce n’est pas facile d’être Johnny Hallyday au quotidien, d’avoir ce destin pas ordinaire, de traverser les époques. (…) Il angoissait toujours de revenir en France et de remonter sur scène ».

Selon Laeticia, ses « démons » tenaient en deux choses, « les drogues et l’alcool » : « Je l’ai aidé à les combattre. Il a arrêté de se droguer, mais pour l’alcool, ça a été plus compliqué. Il replongeait à chaque tournée. J’avais compris que je ne pouvais pas lui dicter ce qu’il devait faire, il fallait que ça vienne de lui ». Grâce à son propre vécu (elle raconte avoir eu un père « suicidaire »), Laeticia dit n’avoir jamais baissé les bras pour celui qui a partagé sa vie durant 22 ans : « Cette résilience, c’est aussi une éducation ». Elle explique d’ailleurs qu’il allait « moralement beaucoup mieux » à la fin de sa vie : « L’adoption de nos filles a réparé son propre abandon. Il a pu pardonner à ses parents. Ce n’était pas genre à aller voir un PSY, mais il en parlait beaucoup. J’ai eu la chance d’être sa confidente ».

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