Le comité d’organisation de la COP29 passe de zéro à 12 femmes

Le président de l’Azerbaïdjan a nommé 12 femmes dans le comité d’organisation de la COP29, dont la composition initiale, 100 % masculine, avait suscité la colère d’ONG et de politiques, selon une ordonnance publiée vendredi par l’agence de presse azerbaïdjanaise APA.

En vue de la 29e conférence des Nations unies sur le changement climatique, prévue en décembre à Bakou, le président Ilham Aliev avait nommé le 13 janvier un comité d’organisation composé de 28 hommes, essentiellement des ministres et des chefs d’administrations.

L’absence de femmes « est une régression sur la voie de la parité hommes-femmes dans le domaine climatique, mais il est encore temps de changer », avait fustigé lundi l’ONG She Changes Climate dans un communiqué.

« Pas de femme pour accueillir… pourrait signifier… pas de femme désireuse de venir… donc pas de quorum… donc… pas de COP », avait écrit sur X (ex-Twitter) la ministre espagnole de l’Environnement, Teresa Ribera, qui codirigeait la délégation européenne à la COP28 à Dubaï.

La nouvelle composition du comité comprend 13 noms en plus, dont 12 femmes, parmi lesquelles Sabina Aliyeva, Commissaire aux droits de l’Homme de la République d’Azerbaïdjan, la vice-ministre de l’Agriculture Ilhama Gadimova et la vice-ministre de l’Écologie Umayra Taghiyeva, ainsi que deux députées du parti présidentiel, Nigar Arpadarai et Sevinj Fataliyeva.

L’Azerbaïdjan, dont près de la moitié de l’économie dépend des hydrocarbures, accueillera la COP29 du 11 au 22 novembre 2024.

La COP sera présidée par le ministre de l’Écologie et des Ressources naturelles, Mukhtar Babayev, ancien de la compagnie pétrolière Socar.

C’est la deuxième année consécutive que la COP sera présidée par un homme de l’industrie des énergies fossiles, après la COP28 dirigée par Sultan Al Jaber, président de la compagnie pétrogazière nationale des Émirats arabes unis.

Les présidents de COP n’ont pas de rôle décisionnaire, mais sont essentiels pour catalyser les négociations et proposer des compromis.

La COP28 a accouché d’un accord historique ouvrant la voie à l’abandon progressif des énergies fossiles, principales causes du réchauffement climatique, malgré de nombreuses concessions aux puissances pétrolières et gazières.

Le financement de la transition hors des énergies fossiles, notamment dans les pays en développement, et la réévaluation de l’aide financière des pays développés, seront des priorités de la COP29.

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