le gouvernement au complet avec le discours de Gabriel Attal au Parlement ?

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Après avoir nommé 14 ministres, Gabriel Attal doit achever la composition de son gouvernement avec la nomination des secrétaires d’Etat. Une annonce est attendue d’ici fin janvier et peut-être avant le discours du Premier ministre au Parlement.

Si Gabriel Attal a nommé ses principaux ministres, son gouvernement n’est toujours pas au complet. Les deux jours de réflexion et les entretiens à répétition avec Emmanuel Macron n’ont permis de se mettre d’accord que sur les noms de 14 ministres nommés le jeudi 11 janvier : 11 de plein exercice et 3 ministres délégués nommés aux postes indispensables (porte-parolat, relations avec le Parlement et égalité homme-femme). Il manque donc une petite quinzaine de nominations, notamment celles des ministres délégués et des secrétaires d’Etat. L’annonce de cette deuxième moitié du gouvernement devrait avoir lieu “dans une dizaine de jours” a déclaré la porte-parole de l’exécutif, Prisca Thévenot, à l’issue du Conseil des ministres ce mercredi 17 janvier.

Des nominations avant le discours de Gabriel Attal au Parlement ?

Le Premier ministre a fixé la date de son rendez-vous au Parlement pour la prononciation de son discours de politique générale : le 30 janvier. Un choix qui permet au chef du gouvernement de s’exprimer après que le Conseil constitutionnel ait rendu son avis sur le projet de loi immigration, attendu le 25 janvier, et d’adapter sa prise de parole en conséquences. Mais la date du discours de Gabriel Attal peut aussi préciser la fenêtre de tir pour l’annonce du gouvernement.

Il semble logique que le Premier ministre dispose d’un gouvernement complet avant de préciser son cap politique devant les parlementaires et donc que l’annonce intervienne avant. Mais le locataire de Matignon a déjà écarté l’hypothèse de recourir au vote de confiance des parlementaires et de risquer l’avenir de son gouvernement, aucun impératif donc à ce que l’exécutif soit au complet à cette date ? Les deux hypothèses sont sur la table selon Politico.

Des noms déjà connus en lice

La date de la suite, et fin, du remaniement se précise, comme les noms des futurs ministres qui attendent d’être nommés. Selon des rumeurs persistantes d’anciens membres du gouvernement d’Elisabeth Borne pourraient rester au sein de l’exécutif, au même poste ou chargés de portefeuilles différents. Exemple avec Agnès Pannier-Runacher : l’ex-ministre de la Transition énergétique pourrait être secrétaire d’Etat en charge de la Santé pour épauler Catherine Vautrin. Roland Lescure, ancien ministre de l’Industrie, pourrait être en charge de l’Energie dans le Bercy élargi de Bruno Le Maire. Le ministre de l’Economie souhaiterait d’ailleurs conserver plusieurs ministres comme Jean-Noël Barrot au Numérique, Olivia Grégoire qui était en charge des petites et moyennes entreprises ou encore Thomas Cazenave aux Comptes publics.

Cette fin de remaniement ne devrait donc, a priori, pas réserver beaucoup de surprises, comme l’annonce de la première moitié du gouvernement. Mais s’il y a eu peu de changements sur la nomination des ministres, quelques décisions ont fait beaucoup réagir comme l’arrivée de Rachida Dati à la Culture ou l’attribution de deux grands ministères, l’Education nationale en plus des Sports, à Amélie Oudéa-Castera.

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