Le gouvernement Trudeau promet d’être prêt à un éventuel retour de Trump

Le Canada se prépare à un éventuel retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. 

« Nous allons être prêts, peu importe le choix des Américains » le 5 novembre prochain, a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, tout en se disant « pragmatique ». 

La cheffe de la diplomatie canadienne s’est abstenue de détailler les préparatifs qu’exige une possible réélection de Donald Trump, qui semble actuellement inarrêtable dans sa course à l’investiture républicaine.

Le gouvernement canadien va « travailler » avec « le pays en entier », dont les premiers ministres provinciaux, les regroupements d’affaires et syndicaux, ainsi que plusieurs pays alliés du Canada, s’est-elle contentée de dire à moins de 10 mois des prochaines élections présidentielles aux États-Unis.

« Comme gouvernement, nous avons été par le passé capables de gérer différents types d’administration, que ce soit républicaines ou encore démocrates. Alors, nous serons prêts », a-t-elle ajouté en marge d’une réunion du Cabinet à Montréal lundi, après avoir décrit les États-Unis comme le « plus grand allié » et le « meilleur ami » du Canada.

Son prédécesseur François-Philippe Champagne rappelle avoir « déjà joué dans ce film-là » mettant en vedette Donald Trump en compagnie du premier ministre Justin Trudeau et de la ministre des Finances, Chrystia Freeland, notamment. Le gouvernement Trudeau avait dû négocier un nouvel Accord États-Unis Mexique Canada (AEUMC), qui s’est traduit, selon M. Champagne, par « des investissements records ». « Ça devrait donner confiance aux gens qui nous regardent parce qu’on était là », a-t-il fait valoir à quelques heures de la primaire républicaine dans l’État du New Hampshire.

L’actuel ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie soutient que le Canada « est plus intégré » avec les États-Unis « qu’il ne l’a jamais été », ce qui freinerait nécessairement les élans protectionnistes d’une nouvelle administration Trump. « Vous avez une intégration économique qui, je pense, va être un atout pour le Canada et les États-Unis. Parce que là, si c’était vrai qu’il y avait des millions d’emplois qui dépendaient des deux côtés, ça va être encore plus vrai », a-t-il déclaré, pointant les secteurs de la biofabrication, des semi-conducteurs et des batteries.

La possible victoire de l’ex-président Donald Trump sur l’ex-gouverneure de la Caroline du Sud Nikki Haley durant les primaires républicains, puis sur le président démocrate Joe Biden, durant les présidentielles, ne pose « pas une question de crainte », mais plutôt « une question de préparation », a-t-il conclu.

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