Les comités olympiques canadiens demandent 104 millions supplémentaires par année

À l’approche des Jeux olympiques et paralympiques de Paris prévus cet été, le Comité olympique canadien (COC) et le Comité paralympique canadien (CPC) demandent un financement annuel supplémentaire de 104 millions de dollars de la part du gouvernement fédéral.

Le COC et le CPC ont effectué cette demande conjointe, lundi, appelant le gouvernement à faire des investissements importants pour un système sportif plus fort et plus sûr.

Les deux comités insistent sur le fait que ces investissements sont d’une « nécessité urgente » après avoir publié les résultats d’une étude de l’entreprise Deloitte sur la santé financière des organismes nationaux de sport (ONS) canadiens.

Cet écart de 104 millions de dollars entre les besoins et le financement actuel serait dû à 19 années d’inflation depuis la dernière augmentation en 2005 (20 millions de dollars), la temporisation du financement axé sur les enjeux (57 millions de dollars) et le coût des demandes accrues aux ONS de la part des intervenants (27 millions de dollars).

Selon cette étude, on demande aux ONS de faire plus avec moins de ressources. Les progrès importants qui ont été réalisés en matière de sport sécuritaire, d’équité des genres, d’accès communautaire et de soutien en santé mentale seraient menacés.

Le COC et le CPC estiment que les Canadiens « méritent » un système sûr, inclusif et accessible.

« Pour être au rendez-vous à cette croisée de chemins, nous recommandons vivement au gouvernement de garantir que les ONS du Canada profitent du financement requis pour offrir aux athlètes et à tous les Canadiens le système sportif sûr et inclusif auquel ils ont droit, des terrains de jeu jusqu’au podium », peut-on lire dans un communiqué.

« Nous savions que cet enjeu était de plus en plus imposant, mais voir les chiffres en noir et blanc met vraiment en relief que nous sommes au bord d’une crise, a ajouté David Shoemaker, chef de la direction et secrétaire général du COC. Les ONS ne peuvent pas poursuivre sur cette trajectoire. Ils ne peuvent pas accumuler les déficits. Si rien ne change, des décisions difficiles devront être prises.

« Sans une injection immédiate de fonds, les athlètes souffriront au cours des 12 à 18 prochains mois alors que nous nous préparons à agir sur les conclusions. Ces fonds sont nécessaires à la poursuite du développement d’un sport sûr et inclusif au Canada, qui sera bénéfique pour tous les Canadiens. »

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