les confidences déchirantes de Grégoire sur la mort de ses frères

4 min read
Crédits photo : Bestimage

Grégoire veut « vivre fort, intensément ». C’est ce que l’artiste de 44 ans chante sur son nouveau single “Vivre”, qui donne également son nom à son nouvel album attendu ce 26 janvier. Un disque « sur la résilience » à travers lequel Grégoire fait la paix sur les deux grandes tragédies de sa vie : la mort de ses frères Ludovic et Nicolas, survenue à cinq années d’écart. « J’ai 23 ans. Il est tôt le matin et j’entends le cri de ma maman, mon prénom dans un cri, le cri des choses qui n’arrivent qu’aux autres. Mon frère Ludovic vient de mourir dans un accident de voiture. Mon idole, mon dieu, mon phare, tout s’écroule, tout s’éteint » écrit-il dans une petite biographie accompagnant le disque, levant le voile sur ces souvenirs douloureux : « J’ai 27 ans, ça fait deux semaines qu’on n’a pas de nouvelles de Nicolas. Nicolas, il a toujours voyagé, il a toujours fait plein de choses, il a toujours été secret… mais il a toujours été aussi très triste face au monde, face à la réalité. (…) J’arrive rue des Gravilliers, je monte frapper à sa porte, je frappe, j’appelle, j’ai la clé, j’ouvre… Nicolas il ne supportait plus, il ne pouvait plus, il n’y arrivait plus. Il a décidé de s’en aller Nicolas ».

Le player Dailymotion est en train de se charger…

“On se dit qu’on ne s’en sortira jamais…”

Cette mort accidentelle puis ce suicide, Grégoire en a longtemps gardé des stigmates, des blessures profondes, inguérissables. Jusqu’à ce qu’il décide d’en faire un levier. « Je me suis rendu compte que la vie est courte et qu’il faut en profiter. Quand on perd des proches, on se laisse aller à la tristesse, et c’est logique. Personne ne va vous blâmer. Parfois on est sur des sentiers sinueux, on se dit qu’on ne s’en sortira jamais. Le défi c’est de transformer cette expérience en une chance de se rendre compte de l’importance de la vie, de l’importance de ces moments qui peuvent s’arrêter en un instant et de tout vivre à 100%. Ce sont les leçons que j’ai tirées et que j’aimerais transmettre » explique l’interprète du titre “Le monde est à nous” à nos confrères de Télé-Loisirs.

A LIRE – Grégoire se confie sur son départ des Enfoirés, “une jolie histoire”

“La musique m’a permis de vivre avec”

Comment parvenir à surmonter ces traumatismes ? Pour Grégoire, le salut est venu de la musique. « J’ai la chance d’écrire, de faire un métier où j’exorcise mes sentiments. Je parle énormément de ce que je ressens. Je pleure devant les films, je n’ai aucun problème avec mes émotions. (…) Tout le monde n’a pas cette capacité à exprimer les choses. Il faut l’admettre, parfois se faire aider. J’ai toujours eu besoin de communiquer ou d’en faire quelque chose. La musique m’a permis d’extérioriser tout ça et de vivre avec » analyse avec le recul celui a connu le succès avec le tube “Toi + Moi”, conscient que le chemin vers l’apaisement est long : « Parfois on se complait dans la tristesse, c’est un refuge. Ça peut être des jolis moments auxquels on repense. Aujourd’hui je me sens assez fort pour les mettre en lumière ».

Sur son album “Vivre”, Grégoire dédie d’ailleurs un texte à ses frères Ludovic et Nicolas, intitulé “Je te pardonne”. « Quand quelqu’un de très proche vous quitte, vous avez toujours son ombre, la personne est en permanence avec vous. Tout vous ramène à elle. C’est difficile d’oublier. On a l’impression de ne pas s’être tout dit. Un soir, juste avant d’écrire l’album, j’ai eu envie de pardonner. À moi-même, de ne pas avoir été parfait, d’avoir été nul parfois. À l’autre. Il fallait que j’arrête de garder des regrets. Je nous pardonne. Parce que c’est le seul moyen d’avancer » explique le chanteur, pour qui « trop de douleur tue la douleur ». Une chanson qui fait suite à “Ta main”, déjà dédiée à ses frères, et s’impose à ses yeux comme « l’une des plus importantes de toute [sa] carrière ».

You May Also Like

More From Author