Les Pires Films de 2023

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Quels sont les pires films de l’année 2023 ? Astérix, Luc Besson, les super-héros Marvel et DC, ls films d’horreur du Conjuring-verse… il y avait le choix.

C’est le rituel de fin d’année pour tous les méchants critiques : les flops. A chaque fois, c’est beaucoup de délibérations, de doutes, de larmes et de hurlements, pour l’équipe et surtout pour les gens qui ne seront pas d’accord. Mais ainsi va la vie.

Calculé à partir des flops 10 de chaque membre de l’équipe (Mathieu, Déborah, Geoffrey, Judith, Antoine et Alexandre), le flop 10 des pires films de 2023 concerne les films sortis entre janvier et décembre, sans faire de distinction entre les sorties cinéma, les films sortis directement sur les plateformes de streaming ou ceux balancés en catimini en VOD-DTV.

Bonne lecture, et bon courage.

 

 Aquaman 2 aurait pu y être :

la pire fin possible pour le DCEU ?

 

10. SHAZAM 2

  • Sortie : 29 mars 2023
  • Durée : 2h10
  • Note : 1/5

 

 

Personne n’avait demandé Shazam ! la Rage des dieux, et cette suite tardive montre bien à quel point les blockbusters sont devenus des paquebots impossibles à manœuvrer en cas de catastrophe. Avec le recul, il est évident que le film réalisé par David F. Sandberg ne pouvait être qu’un énorme four au box-office, surtout après l’annulation définitive du DCEU et la guéguerre entre Zachary Levi et Dwayne Johnson, qui a empêché un affrontement entre Shazam et Black Adam comme dans les comics.

Cela dit, même en mettant de côté ces coulisses désastreuses, impossible de sauver quoi que ce soit dans cette superproduction insipide sous forme de best of du pire (le McGuffin inintéressant, l’énième playlist jukebox, les caméos honteux). La Rage des dieux est tellement algorithmique et calibré qu’il en atteint un stade fascinant de régression du genre. Au-delà du ridicule de sa fabrication, le film se permet par instants des pétages de câble inattendus, du genre qui feraient relativiser les films de super-héros cyniques des années 2000. C’est dire à quel point on est tombés bas.

Vaut mieux mater quoi à la place : Lights Out (le court-métrage de David F. Sandberg, pour un petit coup de flippe) ou Les Indestrucibles 1 et 2 pour un vrai film de super-héros familial.

Notre critique de Shazam 2

 

9. 65

  • Sortie : 15 mars 2023
  • Durée : 1h33
  • Note : 1,5/5

 

 

Le ratage de 65 – La Terre d’avant est tellement incompréhensible qu’on pourrait en faire une dissertation de philosophie sur le sens de la vie. Comment peut-on autant ennuyer avec un concept qui réunit un Adam Driver de l’espace et des dinosaures ? La réponse : en ne montrant pas de dinosaures. Le film de Scott Beck et Bryan Woods (scénaristes de Sans un bruit) fait tellement de rétention sous prétexte de façonner son suspense qu’il annihile toute tension ou fun. Les rares idées amusantes sont plongées dans l’obscurité, ou jouent sur un hors-champ jamais stratégique.

Rarement aura-t-on vu aussi radin dans l’exécution, alors que le projet s’est présenté dès le départ comme une série B décomplexée, et qui promettait de lâcher la bride dans des affrontements inventifs et épiques. Si au moins 65 avait compensé par sa dimension humaine, on aurait compris ses priorités. Mais Adam Driver est contraint de jouer la moule neurasthénique, qui trimballe une énième gamine tendance The Last of Us pour combler la mort de son propre enfant. Ne reste donc plus que la platitude extrême du résultat final, qui brasse autant de vent que les arbres de sa forêt vide.

Vaut mieux mater quoi à la place : Au-delà de l’évidence Jurassic Park, on citera volontiers DinosaureLe Petit dinosaure et la vallée des merveilles, et bien sûr, la série Prehistoric Park.

Notre critique de 65 – La Terre d’avant

 

8. DOGMAN

  • Sortie : 27 septembre 2023
  • Durée : 1h54
  • Note : 1/5

 

DogMan : photo, Caleb Landry JonesLe prix de la scène la plus lunaire de l’année

 

“Il n’y a pas de bonne solution”. Voilà comment on a débuté en septembre dernier notre analyse de DogMan, pour évoquer la difficulté à traiter du dernier film de Luc Besson, forcément empreint du scandale des accusations à son égard (notamment de viol par l’actrice Sand Van Roy, qui a mené à un non-lieu). On vous renvoie pour ça au texte en question ci-dessous, mais pour résumer notre conclusion : si on a décidé de parler de DogMan, c’est en assumant qu’il est impossible de scinder le film de son contexte, surtout lorsque son réalisateur l’exploite comme tremplin de réhabilitation médiatique.

Par ailleurs, si d’aucuns voudraient séparer l’oeuvre de l’artiste, la démarche est invalidée par la manière dont le cinéaste se projette explicitement dans son personnage principal ridicule, incel tabassé par la société et qui se venge grâce à ses chiens (quand il ne fait pas du drag show…). Pire encore : si l’argument serait de prévaloir l’existence d’une oeuvre sur toute potentielle cancel culture, DogMan est sans doute le pire exemple à mettre en avant.

 

DogMan : photoDes méchants inédits chez Besson

 

Derrière ses relents de nanar atomique pas écrit et surfinancé sur le simple nom de son réalisateur, le long-métrage est une perte sèche de temps et d’argent, qui enquille les poncifs du film de gangsters et les réflexions philosophiques d’un cancre de lycée. En plus de platement copier Joker (autre marque de fabrique de Besson), DogMan possède quelques moments d’hallucination, à commencer par cette scène involontairement comique où le héros prépare un gâteau avec ses chiens qui lui ramènent de la farine et du sucre. Une honte à tous les niveaux.

Vaut mieux mater quoi à la place : Dogman (le vrai, celui de Matteo Garrone), Hatchi (si vous voulez pleurer d’émotion avec des chiens, et pas de gêne)

 

7. UNE ANNÉE DIFFICILE

  • Sortie : 18 octobre 2023
  • Durée : 1h58
  • Note : 1/5

 

Une année difficile : photoUn visionnage difficile

 

Comme il paraît loin, Le Sens de la Fête, quand on voit la torture psychologique que représente le dernier Toledano et Nakache. Une année difficile ne se contente pas d’échouer à faire rire (on veut bien accorder tout juste quelques sourires), il crache à la figure du spectateur. Tout du moins, à celle du spectateur lambda, qui n’a pas la chance d’avoir un point de vue aussi privilégié sur la vie que les deux auteurs de cette insulte au bon sens.

Sans avoir besoin de s’arrêter sur les partis pris esthétiques inexistants (sauf pour les terribles CGI de la dernière séquence), il faut déjà dire qu’Une année difficile se fixe le pari absurde de traiter tous les sujets politiques du moment avec un œil apolitique (ce qui n’existe pas, et a fortiori pas ici). La précarité, l’écologie, les violences policières, les agressions sexuelles… Tout y passe, mais à la moulinette d’un “humour” selon lequel aucun de ces soucis n’a de réel fondement (admirez la docilité de ces CRS qui ne lèvent jamais une matraque plus haute que l’autre), et où toute forme de militantisme n’a pour seule motivation des intérêts personnels (et est donc d’office décrédibilisée).

 

Une année difficile : photo, Pio MarmaïManifestement pas la réalité

 

Oui, il faut pouvoir rire de tout, mais encore faut-il ne pas confondre “être drôle” et “être méprisant”. Jonathan Cohen et Pio Marmaï tournent en boucle sur leur numéro habituel pour faire diversion, mais rien ne saurait masquer la suffisance et la déconnexion totale du point de vue avec lequel ce scénario est écrit et mis en scène. Le culot fait film, celui de deux hommes pleins aux as demandant à un public usé de rire d’un malheur qu’eux ne connaîtront jamais.

Vaut mieux mater quoi à la place : Les précédents films de Toledano/Nakache, tout simplement ?

 

6. L’EXORCISTE

  • Sortie : 11 octobre 2023
  • Durée : 1h52
  • Note : 1,5/5

 

 

David Gordon Green, Universal et Blumhouse ont appliqué à L’Exorciste la même formule qu’àHalloween : une suite qui se rattache directement à l’original, ramène un personnage phare pour le fan service, et prépare une nouvelle trilogie. C’était déjà pas bien fameux sur HalloweenHalloween Kills et Halloween Ends, mais tout ça ressemble à du Kurosawa comparé à ce navet de classe supérieure.

C’est bien simple : il ne se passe rien dans L’Exorciste : Dévotion. Tout est en pilotage automatique, et le budget de 30 millions semble avoir disparu dans un vortex plus proche du téléfilm que du cinéma. Zéro scène d’angoisse, zéro scène de tension, zéro scène d’horreur, mais beaucoup de blabla lourdingue autour de personnages inintéressants, avec en plus un petit discours nauséabond de cul-béni sur l’avortement et la culpabilité.

 

  • Au fait, on a fait un podcast sur toute la saga L’Exorciste

  

C’est tellement mauvais qu’on cherche encore à hiérarchiser l’horreur. Le retour de la grande Ellen Burstyn pour une poignée de scènes minables ? Tous ces personnages inutiles, mal caractérisés et empilés jusqu’au climax ? L’exorcisme final sous une lumière bleue (seul grand parti pris de mise en scène du film) ? La scène de fan service à la toute fin, qui donne envie d’éclater de rire ? En tout cas, on sait ce qui est le plus drôle : qu’Universal et Peacock aient apparemment lâché 400 millions pour récupérer les droits en vue d’une trilogie, étant donné que ce film a fait un score loin du retour de Halloween (135 millions, contre 260 pour Michael Myers en 2018).

Vaut mieux mater quoi à la place : N’importe quoi, même Annabelle 3 fera l’affaire.

Notre critique de L’Exorciste : Devotion

 

5. LA NONNE 2

  • Sortie : 13 septembre 2023
  • Durée : 1h49
  • Note : 1/5

 

 

S’il est facile de tirer sur les ambulances Marvel ou DC, peu de franchises américaines assument leur fainéantise comme le Conjuring-verse, devenu au fil des épisodes un ramassis de clichés balancés en vrac, dans l’espoir d’attirer les ados en manque de jump scares au fond des multiplexes. Et ça marche : successeur du plus gros succès de la saga, La Nonne : la Malédiction de Sainte-Lucie a encore touché le jackpot.

  • Au fait, tu as écouté notre podcast consacré à tous les films de l’univers Conjuring ?

 

Pourtant, il atteint un nouveau niveau de je-m’en-foutisme. Passent encore la narration, l’antagoniste, la photographie ou les protagonistes, tous des décalques baveux des précédentes itérations. Ce nouvel opus n’essaie même plus de faire croire qu’il appartient au genre horrifique, expédiant des séquences de frousse affligeantes, qui plus est filmées comme un mauvais DTV d’action. Quant à la seule scène avec une idée visuelle (les magazines dans le kiosque), elle se conclut avec une bonne vieille apparition en flash, obligatoire dans les trois quarts des rejetons consanguins du style Wan.

C’est d’autant plus dommage que le réalisateur Michael Chaves, désormais l’homme à tout faire des démons interchangeables, a toujours de la concurrence. Même sans quitter la case “horreur grand public américaine”, Traquée et surtout l’excellent La Main avaient de quoi séduire la même démographie avec des arguments esthétiques et narratifs autrement plus excitants et surtout franchement moins prosélytes. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait encore, que l’industrie horrifique est elle aussi pourrie par cette religion de l’intertextualité (quelle scène post-générique spectaculaire…), rongeant toute ambition stylistique ou même toute volonté de faire honneur à un genre.

Notre critique de La Nonne 2

 

4. EXPENDABLES 4 

  • Sortie : 11 octobre 2023
  • Durée : 1h43 
  • Note : 0.5/5

 

 

Le dernier Expendables 4 ne serait pas dans ce classement s’il était simplement raté. Mais pour rater quelque chose, il faut avoir essayé, et à part nous cracher son plus gros molard au visage, le film réalisé par Scott Waugh n’avait pas tellement d’ambition. Cet Expendables est tellement vide, bête et laid comme un Asylum qu’on pourrait le prendre en pitié  ou juste ignorer son existence , du moins s’il n’avait pas coûté 100 millions de dollars et ne tenait pas autant à nous faire passer un sale moment. 

Avant même qu’il échoue en salles (ce qui relève autant du miracle que de la malédiction), le film était un radeau en train que couler, et que tout le monde a préféré abandonner. Plus de la moitié du casting original de la saga a donc été purgé, ne laissant que Jason Statham et un Stallone et demi porter le concept de la franchise. Exit donc les Jet Li, Schwarzenegger, Harrison Ford, Chuck Norris et Jean-Claude Van Dame, et bienvenue à… 50 Cent (qui ne fait rien), Megan Fox (qui ne fait pas assez) et Andy Garcia (qui en fait beaucoup trop). Quant aux artistes martiaux Iko Uwais et Tony Jaa, leur quasi-létalité est une fois de plus sous-exploitée de façon presque insultante. 

 

 

Le plus impardonnable reste le traitement de Stallone/Barney Ross, puisque le scénario a trouvé le moyen le moins subtil possible pour le laisser au centre de l’histoire et de la franchise, tout en lui demandant le strict minimum côté action (voire motricité). Il se contente donc de rester assis dans un faux cockpit et d’appuyer sur une fausse gâchette, pour moins de 20 minutes à l’écran, montre en main.

L’unique mission du film, comme dit plusieurs fois pendant la production, était pourtant de passer le flambeau à Jason Statham, mais même sur ce point c’est un échec.

Vaut mieux mater quoi à la place : Expendables 1 ou 2Parker ou Braquage à l’anglaise (pour du Statham en équipe), Commando

 

3. ANT-MAN 3

  • Sortie : 15 février 2023
  • Durée : 2h01
  • Note : 1,5/5

 

 

Peut-être le point de bascule qui a fait tomber les derniers défenseurs des productions récentes du MCU. Ant-Man et la Guêpe : Quantumania s’est distingué par un catastrophique rapport qualité-prix, tant son budget démentiel de 200 millions d’euros ne se ressent pas une seule seconde dans la soupe numérique qui lui sert de direction artistique. Avec son scénario indigent dont le seul squelette est la ribambelle de blagues enfantines et lourdingues destinées à désamorcer toute naissance d’émotion, le film lasse à une vitesse phénoménale.

 

Ant-Man et la Guêpe : Quantumania : photo, Corey StollLe vrai visage de 2023

 

La Guêpe est reléguée à un rôle très secondaire tandis que Michelle Pfeiffer et Michael Douglas se demandent ce qu’ils font là. Les jeux sur les différentes échelles d’Ant-Man n’existent plus, la faute à une mise en scène très plate. La menace du monde quantique disparaît dès lors qu’il est révélé que, là-bas, on trouve une civilisation évoluée pleine de bars et de restaurants, comme on en trouve chez le commun des mortels. La faune et la flore ne sont que des redites à peine transformées de celles qu’on trouve sur Terre, et témoignent du manque total d’imagination qui a produit ce torchon cinématographique.

Un exemple douloureux de blockbuster dont le budget faramineux passe dans la poche des producteurs et non pas dans le résultat final, qui n’est qu’un énorme pied de nez fait au public.

Vaut mieux mater quoi à la place : Ant-Man 1 (à la limite) ou 1001 pattes

Notre critique d’Ant-Man et la Guêpe : Quantumania

 

2. THE FLASH

  • Sortie : 14 juin 2023
  • Durée : 2h24
  • Note : 1,5/5

 

 

Il est probablement inutile de tirer sur une ambulance déjà en feu et ciblée par une douzaine de têtes nucléaires, mais oui, The Flash est bel et bien l’un des plus gros ratés de l’année 2023 (et plus encore). D’un côté, le film est véritablement un énorme manqué artistique. Avec l’ambition folle de venir rebooter le DCEU (pour planter les graines du DCU) tout en adaptant l’un des comics les plus célébrés du personnage et de DC (Flashpoint donc), le film a eu les yeux plus gros que le ventre.

Le résultat est aux frontières de la honte avec des effets spéciaux d’une laideur inédite, un scénario d’une mollesse terrifiante (un comble avec un tel héros) et une tentative d’auscultation de l’univers super-héroïque à l’ouest.

 

The Flash : photo, Henry Cavill Superman CGIDernière apparition (?) de Henry Cavill (?)

 

D’un autre côté, il semblerait que les spectateurs ne s’y soient toutefois pas trompés. Avec un budget d’environ 200 millions (officiellement), The Flash n’a engrangé que 270 millions de dollars au box-office. Autant dire que si Warner voulait se relancer avec cette aventure multiverselle option voyage dans le temps et fan service à gogo, c’est un immense échec. Eh oui, le film va devenir l’un des gouffres financiers les plus spectaculaires du studio. Bref, rien ne va et il ne pouvait échapper à notre liste.

Vaut mieux mater quoi à la place : Flash la série (oui), les vrais Batman avec Michael Keaton et Everything Everywhere All at Once

Notre critique de The Flash

1. ASTÉRIX

  • Sortie : 1er février 2023
  • Durée : 1h52
  • Note : 1/5

 

 

Des adaptations ratées ou oubliables de la BD Astérix, il y en a déjà eu quelques-unes par le passé, et il y en aura probablement encore. Et si Astérix et Obélix : l’Empire du Milieu coche a priori toutes les cases pour rejoindre cette liste, le film de Guillaume Canet n’est en réalité ni une adaptation (c’est un scénario original), ni une histoire oubliable tant le désastre est indélébile.

Par où commencer ? Astérix qui déclare au bout de 20 secondes de film que lui et Obélix mangent trop de viande et qu’ils n’ont pas assez de recul sur la recette de la potion magique ? Vincent Cassel en pleine crise de masculinité ? Le clip de Zlatan Ibrahimovic ? McFly et Carlito ? L’humour (ou plutôt l’enchaînement de gags mal mis en scène) ?

 

Astérix et Obélix : l'Empire du Milieu : photo“J’ai gagné !” ,”T’as gagné quoi ?”

 

Sinon, on peut ramener tout ça à la bêtise maladive dont le film fait preuve. Astérix et Obélix : l’Empire du Milieu voulait être un film cool, alors que tout suinte la ringardise, de ses jeux de mots empruntés à Mission Cléopâtre à son discours arriéré sur “le progressisme” (ou ce qu’il perçoit comme), en passant par son défilé de caméos indigeste. Quand on sait que le film a coûté 65 millions d’euros, la mauvaise blague se transforme facilement en insulte.

Vaut mieux mater quoi à la place : Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, Astérix : Le Secret de la potion magique (pour savoir ce qu’il y a vraiment dedans)

Notre critique d’Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu

 

 

 

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