Les Québécois invités à la prudence afin de limiter la transmission des virus

Le gouvernement du Québec appelle la population à la prudence en cette période de célébrations du Nouvel An, afin de limiter la transmission des virus et d’éviter ainsi de mettre encore plus sous pression le réseau de la santé.

Après une accalmie à Noël, le taux d’occupation est repassé au-dessus de 100 % dans plusieurs hôpitaux de la province. Le taux d’occupation moyen des salles d’urgence à l’échelle québécoise s’élevait à 120 %, dimanche après-midi, selon le site Index Santé.

Parmi les 15 régions du Québec, 10 affichaient un taux d’occupation supérieur à 100 %, dont certaines des plus populeuses. Le taux moyen le plus élevé était de 193 % dans Lanaudière, suivi par les Laurentides (147 %), et la Montérégie (145 %).

Les cinq régions où le taux d’occupation était inférieur à 100 % étaient la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (47 %), le Bas-Saint-Laurent (83 %), la Capitale-Nationale (84 %), l’Abitibi-Témiscamingue (95 %) et le Saguenay-Lac-Saint-Jean (96 %).

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) prévient que les virus respiratoires, tels que la COVID-19, le virus respiratoire syncytial (VRS) et l’influenza, « circulent toujours abondamment […] ce qui augmente le nombre d’hospitalisations ».

« Le sommet de la circulation des virus n’est pas encore atteint », a-t-il indiqué dans un communiqué samedi.

Dans un contexte où de nombreux rassemblements sont prévus pour célébrer l’arrivée de 2024, Québec invite la population à adopter certains comportements afin d’éviter et de réduire la transmission des virus.

Le MSSS rappelle qu’il vaut mieux rester chez soi et limiter ses activités en cas de fièvre. En cas de symptômes, le port du masque est à privilégier et les contacts avec les personnes vulnérables sont à éviter.

Couvrir son nez et sa bouche au moment de tousser ou d’éternuer, et se laver régulièrement les mains demeurent aussi de bonnes mesures d’hygiène et d’étiquette respiratoire, mentionne le gouvernement.

En cas de problèmes de santé non urgents, le MSSS demande de se tourner vers d’autres services que les urgences. Le ministère affirme qu’une « grande proportion de patients qui consultent à l’urgence n’ont pas besoin » de s’y rendre.

« Parmi les exemples observés au quotidien dans les urgences, il est question de mal de gorge, de toux légère, de gastro-entérite (sans signes de déshydratation significative) et de symptômes d’infection urinaire », énumère-t-il.

Même si le temps d’attente peut être plus long qu’à la normale, la ligne téléphonique 811 est à privilégier en cas de besoins de santé non urgents, ainsi que le guichet d’accès à la première ligne (GAP) numérique, selon le MSSS.

Ce dernier précise néanmoins qu’il ne faut jamais hésiter à se rendre à l’urgence pour toute situation de santé nécessitant des soins immédiats.

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