Like a Dragon: Infinite Wealth

Lors d’un événement presse organisé à New York par SEGA, nous avons eu l’opportunité de jouer plusieurs heures à Like a Dragon: Infinite Wealth sur PS5, avant sa sortie prévue à la fin du mois. Notre session de jeu a été divisée en quatre segments, chacun se concentrant sur un aspect spécifique du jeu. Nous étions accompagnés par Hiroyuki Sakamoto, le réalisateur en chef, qui a introduit chaque segment. De plus, nous avons eu l’occasion de lui poser quelques questions lors d’une table ronde, en présence de journalistes du monde entier.

Cet événement nous a fourni suffisamment de contenu pour vous proposer une preview détaillée de Like a Dragon: Infinite Wealth, tout en partageant des informations et anecdotes sur la suite de Yakuza: Like a Dragon. Nous tenons à préciser que, en ce qui concerne les spoilers, nous resterons alignés avec la communication officielle de SEGA.

Une belle virée à Hawai

Yakuza : Like a Dragon a marqué un renouveau pour la franchise, élargissant son public tout en restant fidèle à ses fans de longue date. Poursuivant sur cette lancée, Like a Dragon: Infinite Wealth permet au studio Ryu Ga Gotoku de proposer quelque chose de neuf et d’ambitieux tout en gardant les bases qui ont fait le succès du précédent titre. Tout d’abord, un tout nouveau cadre pour ce nouvel opus qui nous embarque sur l’île d’Hawaï, plus précisément dans sa capitale : Honolulu.

Dès le premier segment, nous avons plongé au cœur de l’action en explorant librement la ville. Ce changement de décor, par rapport aux atmosphères très japonaises de Kamurocho et Ijincho, est d’abord frappant par son ampleur. Les environnements sont plus ouverts, l’espace est plus vaste, et la foule plus dense, ce qui rend Honolulu particulièrement vivante. Pour faciliter les déplacements, nous avons accès au fameux Segway (Street Surfer dans le jeu) qui facilite grandement les déplacements. L’équipe de développement a d’ailleurs été surprise de la coïncidence dans Final Fantasy VII Rebirth qui utilise le même outil.

Il est vrai que le Dragon Engine, le moteur graphique historique de la série, commence à se faire vieux sur certains aspects, notamment sur certaines textures disgracieuses par-ci et là, le clipping et certains panoramas en profondeur, mais force est de constater que le charme d’Hawaï opère immédiatement grâce à une reproduction très fidèle des lieux. Les développeurs ont même été jusqu’à faire des collaborations officielles avec les commerces locaux pour accentuer le réalisme. On peut par exemple trouver des ABC Store pour faire quelques emplettes comme dans la réalité. Même si, à cause des difficultés liées à la pandémie, l’équipe a failli se rabattre sur une autre destination, il y a aussi une certaine logique dans ce choix puisqu’Hawaii possède une forte communauté japonaise.

Comme nous l’a confié monsieur Sakamoto, l’histoire est la première chose qui est réalisée avant tout autre chose. Ainsi, on ne se retrouvera pas dans ce lieux paradisiaque par hasard puisqu’Ichiban va tenter de retrouver sa mère biologique qui a fuit le Japon. Cependant, comme pour le précédent titre, notre héros va encore jouer de malchance et se retrouver totalement nu et sans un sou. Afin de survivre et poursuivre ses recherches, il va ainsi devoir gagner sa croute en travaillant dur.

Des activités à foison

Like a Dragon: Infinite Wealth se distingue non seulement par la plus grande carte jamais vue dans la série, mais aussi par un foisonnement d’activités annexes qui enrichissent considérablement l’exploration. Bien qu’il soit impossible de tout découvrir en quelques heures, entre les quêtes annexes et les mini-jeux inédits, le studio a démontré une fois de plus sa générosité en matière de contenu. Les différents trailers en font déjà une belle démonstration, mais de notre côté, on ne s’attendait pas à passer autant de temps sur un mini-jeu parodiant l’application de rencontre Tinder. Le soin apporté à ces activités, leur profondeur, ainsi que leur humour caractéristique, nous ont particulièrement impressionnés.

Dans le cas de ce « mini-jeu Tinder », il fallait éditer son profil en donnant sa situation professionnelle, ses centres d’intérêts…, ensuite payer un abonnement et discuter avec ses matchs pour obtenir des photos et un rendez-vous si tout se passe bien. Nous avons bien failli manquer le rencart, heureusement le jeu nous a laissé une dernière chance en martelant de messages gênants (grossomodo en se comportant comme un forceur) avant que notre contact se déconnecte pour suffisamment remplir la jauge d’intérêt.

Un autre exemple de cette abondance de contenu pour un jeu solo est l’introduction des Sujimons. Désormais, vous pouvez constituer des équipes via des coupons gacha, faire évoluer vos Sujimons et affronter d’autres dresseurs en ligne dans des combats en 3 vs 3, rappelant Pokémon. Mais l’inspiration ne s’arrête pas là, car le jeu intègre un mini-jeu inspiré d’Animal Crossing avec l’île Dondoko.

Dans ce mode, vous aidez une créature mystérieuse à restaurer l’île Dondoko, dévastée par la pollution. Vos missions incluent la récolte de matériaux, la construction d’objets, le nettoyage de zones et des combats adaptés à ce mode. Cela vous permet de faire une pause dans le jeu principal, mais avec à peine un peu plus d’une heure au compteur, attendez-vous à quelque chose d’extrêmement chronophage.

C’est sans doute la partie annexe la plus ambitieuse du studio à ce jour. Lorsque vous aurez bien avancé, il vous sera même possible de partager vos constructions en ligne avec des amis pour qu’ils visitent votre île. Il semble également que vous pourrez y rencontrer différents personnages de la série Yakuza venant en visite.

Des combats aux mouvements plus libres

Like a Dragon: Infinite Wealth reprend évidemment le système de combat au tour par tour introduit par Yakuza: Like a Dragon. Il a droit ici à quelques améliorations notables qui rendent les affrontements plus dynamiques et stratégiques. Notons d’abord que nous aurons affaire à de nouveaux personnages jouables, de nouveaux ennemis au design toujours aussi loufoques et de nouvelles classes, certaines s’inspirant du folklore local comme le danseur de feu.

La principale innovation dans les combats est la possibilité de se déplacer librement dans une zone limitée, ainsi que des attaques pouvant toucher plusieurs ennemis en ligne ou projeter un ennemi sur un allié pour déclencher une attaque supplémentaire. Bien que le titre précédent proposait déjà, en partie, ces éléments, ils étaient sous-exploités.

En dehors de cet apport, les affrontements conservent ce caractère atypique avec des classes assignées à des jobs ou encore des invocations spéciales que vous obtenez en remplissant des quêtes. Malgré le caractère répétitif des combats, le studio a ajouté des défis spéciaux appelés « Final Challenge ». Cette nouveauté a fait l’objet d’un segment entier où nous avons affronté un énorme requin. Autant vous dire qu’ils représenteront les défis les plus ardus du titre pour ceux voulant exploiter au maximum le système de combat.

Kiryu : un retour pertinent ?

Fidèle à ses traditions, cette suite intégrera de nouveaux jeux rétro. Hiroyuki Sakamoto a souligné l’attachement de l’équipe à ces vieux jeux d’arcade, bien que leur intégration représente un défi en raison de restrictions liées aux droits d’auteur et de la difficulté à corriger les bugs dans les jeux plus anciens. Les titres rétro qui seront inclus dans Infinite Wealth n’ont pas encore été révélés, mais ils feront probablement l’objet d’un trailer spécifique.

Concernant le retour de Kazuma Kiryu, personnage emblématique des précédents jeux « Yakuza », son apparition dans le premier trailer a suscité de nombreuses discussions. Bien qu’Ichiban ait conquis le cœur des fans, le retour de Kiryu a été accueilli avec perplexité. Cependant, le studio insiste sur le fait que son retour n’est pas forcé, expliquant que Kiryu vieillit au fil des jeux, offrant ainsi une expérience de vie réaliste et laissant entendre qu’il a encore des histoires à raconter.

L’évènements presse a d’ailleurs eu lieu avant la sortie de Like a Dragon Gaiden: The Man Who Erased His Name, mais Hiroyuki Sakamoto a précisé que, bien qu’il ne soit pas absolument nécessaire de le faire pour se plonger dans Like a Dragon: Infinite Wealth, il permet de comprendre l’état d’esprit de Kiryu dans ce dernier. Il partage la vedette en tant que protagoniste principal au même titre qu’Ichiban. Il rejoint d’abord ce dernier à Hawaï avant de retourner au Japon. De ce que l’on comprend, il y aura donc des passages obligatoires avec Kiryu au Japon et avec Ichiban à Hawaï.

Un segment particulier se concentrait sur Kiryu, de retour dans les territoires familiers de Kamurocho et Ijincho Kiryu est atteint d’un cancer et pour lui remonter le moral, voir le convaincre de se soigner, les amis d’Ichiban restés au Japon, Namba et Seonhee, vont le convaincre de confectionner une liste de choses à faire avant de mourir. Cocher les éléments sur sa liste permet à son job unique « Dragon de Dojima » de retrouver sa puissance d’antan. Il s’agit également d’une énorme rétrospective pour les fans puisque vous pourrez aussi récolter des souvenirs disséminés un peu partout.

Like a Dragon: Infinite Wealth s’impose aisément comme un des jeux de 2024 que l’on attend le plus avec une grosse première approche qui nous a pleinement convaincus. On fait confiance au studio japonais pour nous offrir une histoire à la fois sérieuse, touchante, drôle et pleine de rebondissements. Nous sommes particulièrement impressionnés par la richesse du contenu proposé, où la quantité s’accompagne d’une qualité irréprochable. Sans doute la première grosse sortie de 2024 à ne surtout pas manquer.

You May Also Like

More From Author