L’otage israélo-canadienne Judith Weinstein Haggai est morte lors de l’attaque du 7 octobre à Gaza

Le kibboutz de Nir Oz en lisière de Gaza a annoncé jeudi qu’une otage israélo-canadienne était morte lors de son enlèvement le 7 octobre pendant l’attaque du Hamas, six jours après l’annonce du décès de son mari dans des circonstances similaires.

Judith Weinstein Haggai « a été blessée lors du massacre du 7 octobre, et il a maintenant été autorisé de publier qu’elle a été tuée ce samedi-là », ayant succombé à ses blessures, a indiqué le kibboutz dans un communiqué.

Âgée de 70 ans, elle était présentée comme la femme la plus âgée retenue en otage dans la bande de Gaza.

Selon le kibboutz, elle était « mère de 4 enfants et grand-mère de sept petits-enfants » et exerçait comme « enseignante d’anglais pour enfants à besoins éducatifs particuliers ou ayant des problèmes d’attention et de concentration ».

Le kibboutz de Nir Oz avait annoncé mercredi la mort de son mari Gadi Haggai, 73 ans, également otage à Gaza, dans les mêmes circonstances. Le président américain Joe Biden avait dit avoir « le coeur brisé par la nouvelle ».

Les dépouilles du couple se trouvent toujours dans la bande de Gaza, selon le kibboutz.

 

« Il n’y a pas de mots pour décrire la douleur de la perte de nos parents et grands-parents lors du massacre qui a eu lieu dans notre kibboutz », a écrit la famille de Judith Weinstein Haggai dans un communiqué.

« Nous prions pour que leurs corps […] nous soient bientôt rendus et que leurs meurtres rappellent aux dirigeants du monde entier qu’il faut que les otages rentrent à la maison avant qu’il ne soit trop tard », ont-ils ajouté.

Quelque 250 personnes ont été prises en otage lors de l’attaque sanglante du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, qui a fait environ 1140 morts, selon un décompte de l’AFP à partir des derniers chiffres officiels. À ce jour, 129 sont toujours retenues à Gaza, d’après les autorités israéliennes.

Les Israéliens ont organisé de nombreux rassemblements pour demander la libération des otages restants et faire pression sur les autorités.

 

Jeudi, lors de l’un de ces rassemblements à Jérusalem, une foule compacte a scandé devant le Parlement « Ramenez-les à la maison », a constaté un journaliste de l’AFP.

« Tout ce que je peux espérer, c’est que le plus grand nombre possible de personnes restent en vie », a déclaré à l’AFP Nikki Littman, 55 ans, qui a participé à ce rassemblement.

Une trêve, mise en place du 24 novembre au 1er décembre, avait permis la libération de 105 otages à Gaza, dont 80 en échange de 240 Palestiniens détenus dans des prisons israéliennes.

Au moins 21 320 personnes — majoritairement des femmes, des enfants et des adolescents — ont été tuées à Gaza depuis le début de l’offensive de l’armée israélienne, selon les autorités du Hamas au pouvoir.

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