Michel Sardou est-il vraiment un chanteur “réac” ? Il rétablit la vérité (VIDEO)

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Crédits photo : Capture d’écran France 3

Hasard ou coïncidence ? Ce vendredi, alors qu’il donnait l’ultime concert de sa tournée d’adieu à Brest, Michel Sardou était à l’honneur d’un documentaire sur France 3. Plus de 2,2 millions de téléspectateurs ont regardé “Sardou, autoportrait”, narré par Augustin Trapenard et dans lequel le chanteur de 77 ans se confie sur sa carrière, ses succès, ses parents Fernand et Jackie, le tout dans une nouvelle interview accordée au présentateur de “La grande librairie”. Pour l’interprète des “Lacs du Connemara”, « être populaire, malgré ce qu’en pensent les snobinards, c’est un don du ciel » : « Peu d’hommes peuvent s’en vanter. Quel bonheur trouve-t-on à ne chanter que pour une chapelle, un clan ? Autant se faire curé. Une foule devant soi, qui vous accueille, c’est extraordinaire. C’est même encore mieux que l’amour ».

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“C’est là où j’ai été con”

Le film est également revenu sur les nombreuses polémiques suscitées par les classiques de Michel Sardou. A commencer par “Les Ricains”, son premier succès sorti en 1967 et quasi immédiatement censuré par le président de l’époque, Charles De Gaulle. « Le fait que j’ai été interdit et censuré, le public s’est dit que je devais dire des trucs terribles. Ça doit être un truc formidable, pour que De Gaulle interdise un disque… » relate-t-il aujourd’hui : « Or ce que je disais c’est que si les Ricains n’étaient pas là, en 1944 on n’était pas très bien. Mais ça m’a fait une réputation ». Autres paroles à problèmes, celles du titre “Le Temps des colonies”, où il est taxé de racisme et d’apologie du colonialisme. Pour Michel Sardou, ce tube est « une plaisanterie » : « Je me mettais dans la peau du connard qui rentre dans un bar-tabac et qui s’en vante. Eux ils ont pris ça au premier degré comme si moi j’étais content d’avoir fait la colo’. Je n’ai jamais été colonisateur de rien, je n’avais pas l’âge ! C’était une chanson marrante pour moi, ce n’était pas une chanson sérieuse ».

“Je suis de droite, oui mais…”

Mais son titre le plus scandaleux restera sans aucun doute “Je suis pour”. La chanson sort en pleine affaire Patrick Henry, criminel qui a enlevé et tué le petit Philippe Bertrand, sept ans, en 1976. A travers ce texte, Michel Sardou est accusé de défendre la peine de mort. Aujourd’hui, le chanteur avoue regretter les paroles qu’il avait écrites lui-même, et que la chanson a été « mal comprise » : « J’ai écrit une chanson, mais je l’ai mal écrite. On est embarqués par l’écriture. D’un seul coup, je me suis rendu compte que ce n’était pas ce que je voulais dire, mais je reviens pas. C’est là où j’ai été con. (…) Je m’en rendais pas compte ! Ça fait 40 ans qu’on m’interroge sur la peine de mort. Je me suis expliqué. Ce n’est pas ce que je voulais faire, mais je l’ai fait quand même ».

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De nombreuses polémiques qui, au fil des ans l’ont fait passer pour un chanteur de droite. Mais est-il véritablement « réac », comme le clament les mauvaises langues ? « Pas du tout ! Je ne suis pas réac, je ne suis pas droite extrême, je suis de droite oui, mais gaulliste. Ça a quand même plus de gueule que le reste ! » répond-t-il fermement, histoire de mettre fin à ces critiques incessantes. Le message est passé !

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