on a classé les films de la saga, du pire au meilleur

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Quel est le meilleur film de la saga Hunger Games, menée en grande partie par Jennifer Lawrence, et adaptée des livres de Suzanne Collins ?

Avec un succès relativement stable au box-office, et la popularité de Jennifer Lawrence qui a servi de béton armé, la saga Hunger Games s’en est donc sortie avec les honneurs au milieu de la salve de films young adult. Une réussite d’autant plus évidente comparée à toutes les autres franchises avortées, sans oublier la fin de la saga Divergente, qui avait carrément été annulée dans un silence hilarant.

Alors que les Jeux de la Faim sont revenus le 15 novembre 2023 avec Hunger Games : La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur, un prequel se déroulant 64 ans avant la saga, on a revu tous les Hunger Games. Et on a décidé de choisir lequel est le meilleur.

 

Hunger Games : photo, Jennifer Lawrence, Josh HutchersonHunger Games Begins

 

5. Hunger Games : La Révolte – 1ère partie

Sortie : 2014 – Durée : 2h03

 

Hunger Games : La Révolte, 1ère partie : photoAttention, une scène d’action

 

Il se passe quoi déjà ? Le brutalisme, c’est cool, mais faut peut-être pas abuser. Après avoir fait exploser l’arène des jeux dans le précédent film, Katniss se réveille dans un bunker, ou plus précisément dans une suite de tunnels souterrains gris et sans âme, remplis à ras bord de personnes qui veulent son attention. Oui, Hunger Games 3 est un pamphlet sur le métro parisien.

Pourquoi c’est le pire ? À l’instar de Twilight ou d’Harry Potter, Hunger Games a eu la (mauvaise) idée de découper son dernier livre en deux films, histoire de profiter plus longtemps de son juteux succès. Problème, il aurait fallu pour cela que le bouquin de Suzanne Collins ait suffisamment de matière, ce qui n’est évidemment pas le cas.

 

Hunger Games : La révolte - 1ère partie : Photo Jennifer Lawrence, Julianne MooreDes acteurs heureux d’être là

 

Hunger Games : La Révolte – 1ère partie se contente donc d’être une sorte de huis clos déguisé, dont l’étirement est aussi forcé que le twist autour de Peeta. La césure avec le quatrième et dernier film est d’autant plus frustrante que cet Hunger Games 3 essaie malgré tout d’avoir un dispositif et une identité.  

À vrai dire, on peut même s’étonner de voir un film young adult assumer aussi frontalement une absence d’action au profit d’un recul politique sur la place de ses personnages dans cette grande machine insurrectionnelle. Si Francis Lawrence ne parvient jamais à donner corps aux environnements gris, froids et sombres qui s’imposent sur cet opus (et engendrent un ennui certain pour les yeux), certaines scènes font mouche par leur manière de mettre en scène Katniss en tant que symbole propagandiste d’une révolution qui la dépasse.

Difficile de mieux parler d’adolescence qu’en dépeignant un personnage qui a la sensation d’être utilisé comme une marionnette par un monde d’adultes cynique. Dommage que le film reste totalement à la surface de ce postulat intéressant, tout en emportant dans les limbes de sa chienlit sa brochette d’acteurs appelés à ne pas jouer grand-chose (Philip Seymour Hoffman et Julianne Moore en tête).

 

Hunger Games : La Révolte, 1ère partie : photo, Jennifer Lawrence“La République, c’est moi !”

 

La scène un peu gênante, mais qui sauve l’ensemble : Le véritable aveu d’échec d’Hunger Games 3, c’est que sa meilleure scène ne concerne pas directement ses protagonistes. Alors que Katniss se met à chanter au bord d’une rivière, sa douce voix devient un cri de ralliement, au point où un barrage hydraulique se fait attaquer par des rebelles.

On peut trouver ce point de départ un petit peu risible (et ça l’est), mais Francis Lawrence exploite intelligemment son montage alterné pour capter en quelques minutes comment une seule personne parvient à motiver une insurrection. Il convient d’ailleurs de préciser que la scène parvient à s’offrir un certain élan épique par la mutation progressive de la musique, où un choeur se rajoute au chant de Katniss, avant qu’un orchestre symphonique ne prenne la relève. Heureusement que James Newton Howard est là…

 

4. Hunger Games : La Révolte – 2ème partie

Sortie : 2015 – Durée : 2h17

 

Hunger Games : La Révolte - 2ème partie : photo, Jennifer LawrenceBéton armé

 

Il se passe quoi déjà ? L’épisode qui a permis à Jennifer Lawrence de tourner à Ivry-sur-Seine et Noisy-le-Grand, parce que Katniss affronte un raz-de-marée d’huile, des mutants dans les égouts, et Peeta qui devient presque fou (mais un bisou de Katniss le soigne, ouf). La petite soeur est tuée, l’héroïne comprend que c’est vraiment un monde de merde, et elle tue finalement Julianne Moore (comment ose-t-elle), encore pire que Snow derrière sa perruque. Tout finit bien pour Katniss et Peeta, dans une pub Ricoré.

Pourquoi c’est pas le pire ? Principalement parce que Hunger Games 3 a fait l’effet d’un gros somnifère, symptomatique d’un cynisme rance qui avait poussé les producteurs à scinder le dernier film en deux parties. Après ça, tout semble forcément épique, et tant mieux puisque ce Hunger Games 4 reste sacrément avare en spectacle. Seuls moments qui sortent du lot et rappellent qu’il s’agit d’un jeu de la mort : la vague de liquide noir et les mutants des égouts. C’est certes le fond du panier, filmé-monté-éclairé avec un manque de talent effarant (et qui donne surtout envie de revoir Volcano et Relic), mais c’est la seule partie du film à donner une petite ration de survie.

 

Hunger Games : La Révolte - 2ème partie : photoEt glou et glou égouts

 

Au-delà de ce petit plaisir régressif, Hunger Games : La Révolte – 2ème partie laisse un arrière-goût d’inachevé. Survolé lourdement dans le troisième film, notamment avec l’idée de propagande comme arme ultime des deux camps, le discours politique amer aurait dû toucher un sommet avec la décision de Katniss : tuer Alma Coin plutôt que Snow. C’était le point d’orgue de l’aventure, et la destination finale qui donnait tout son sens à la saga – et lui permettait de surnager dans l’océan de niais des young adult avec un vrai discours sur le monde.

L’idée est puissante sur le papier, mais à l’écran, le résultat est étrangement convenu. Principale raison : le personnage de Coin n’a pas été suffisamment creusé, si bien que tout semble aller trop vite pour avoir du sens. Si les deux derniers films avaient passé plus de temps ici que sur les aléas amoureux de Katniss, cette ultime Révolte aurait peut-être été réussie.

C’est d’autant plus frustrant que plusieurs éléments clés (le personnage de Gale, la mort de Prim) donnaient à la dernière ligne droite une saveur amère pour l’héroïne. L’épilogue type Ricoré Katniss-et-Peeta-font-des-enfants-et-vivent-heureux n’arrange rien, et termine l’aventure sur une note bien faible.

 

Hunger Games : La Révolte - 2ème partie : photo, Donald SutherlandSnow Therapy

 

L’une des rares scènes qui tient éveillé : La discussion entre Katniss et Snow dans la serre, simple, mais malicieuse. Il est prisonnier et attend son exécution, mais c’est elle qui est réellement captive et endoctrinée. D’un coup, le monde de l’élue s’écroule, dans un silence assourdissant. La fausse liberté de l’héroïne rebelle est pointée du doigt et gentiment moquée par les sourires diaboliques de Donald Sutherland, impérial même dans le couloir de la mort, et ambigu à un niveau fascinant.

Cet échange est particulièrement intéressant puisqu’il exploite l’une des grandes ficelles du young adult (les adultes sont les ennemis cachés), mais avec une couche de noirceur qui propulse Hunger Games à un tout autre niveau. Dommage que ça ne soit finalement qu’une étape, plutôt que le sujet de ce dernier épisode.

 

3. HUNGER GAMES : La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur

Sortie : 2023 – Durée : 2h38

 

Hunger Games : la Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur : photo, Viola DavisCruella 2

 

Il se passe quoi ? Retour en arrière. Le président Snow n’est à l’époque qu’un jeune aristocrate dont la famille est tombée dans la disgrâce et la pauvreté. C’est alors qu’il rêve à un avenir meilleur qu’on lui assigne d’être le mentor de Lucie Gray, une jeune femme du district 12 désignée pour participer aux Hunger Games. Cette alliance improbable poussera d’abord Snow à remettre en question le pouvoir autoritaire, puis à le convoiter.

Pourquoi c’est mieux que prévu ? Au bout de 5 films, nombreuses sont les franchises qui s’essoufflent dangereusement. Qu’était-il possible d’explorer encore autour du concept des jeux ? Et la formule d’un prequel, souvent solution de facilité pour presser une saga comme un citron tout en donnant un sentiment de renouveau, est toujours risquée. Mais force est de constater qu’avec Hunger Games : la Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur, toujours réalisé par Francis Lawrence, le pari est plutôt bien gagné.

 

Hunger Games : La ballade du serpent et de l'oiseau chanteur : photo, Rachel Zegler, Tom BlythLes Katniss et Peeta du passé

 

Cet opus, tiré aussi d’un roman de Suzanne Collins (autrice des œuvres dont est tiré chaque film de la saga), échappe aux écueils principaux qui le menaçaient : l’histoire est pertinente au regard de l’histoire de Panem, et aucunement superficielle ni dans son écriture ni dans son propos. Certes, le personnage de Lucy Gray, interprété par Rachel Zegler, incarne tout ce que le spectateur était en droit de redouter : des références (très très) lourdingues à Katniss, des chansons sorties de nulle part interprétées comme lors d’une finale de la Nouvelle Star, et une écriture lisse comme de la peau de bébé qui fait regretter plus que jamais l’héroïne de Jennifer Lawrence.

Mais, bien que Lucy Gray soit l’un des deux personnages principaux, ces défauts ne suffisent pas à gâcher l’ensemble. Le film n’y va pas par quatre chemins pour décrire frontalement, mais adroitement les mécanismes qui mènent au fascisme (notamment chez le héros auquel le spectateur s’identifie), et construit autour de son message politique un spectacle visuel qui vaut le coup. En 2h38, pas le temps de s’ennuyer, entre les scènes d’explosion qui mettent à l’amende toutes les productions Marvel des dix dernières années, le chapitrage et les changements radicaux d’atmosphères qui vont avec, et les personnages secondaires plus savoureux que jamais.

 

Hunger Games : la Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur : photo, Peter DinklageLa Main du… dictateur

 

Peter Dinklage livre son meilleur sous-Tyrion depuis Game of Thrones, avec un personnage dont la vraie personnalité sera révélée en miroir de celle de Snow au fur et à mesure du film. Il y a aussi la toujours excellente Viola Davis en grande méchante au look mi-Cruella mi-carnaval de Venise. Bref, sans être du tout un chef-d’œuvre irréprochable, La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur est le film qui a prouvé que, après tout ce temps et déjà 4 films, la saga Hunger Games en avait encore sous le pied.

Notre critique de Hunger Games : la Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur

 

2. HUNGER GAMES

Sortie : 2012 – Durée : 2h22

 

Hunger Games : photo, Jennifer LawrenceLes jeux de la faim

 

Il se passe quoi déjà ? Dans un monde où les États-Unis sont devenus Panem, une nation encore plus capitaliste que dans le nôtre, le gouvernement a créé les Hunger Games, un battle royale retransmis à la télé pour voir des gosses jouer à cache à cache, tomber amoureux, s’entretuer ou les trois en même temps. Katniss Everdeen est une des participantes, une des plus pauvres et elle va gagner en faisant un peu exploser le système et surtout exploser la carrière de Jennifer Lawrence. 

Pourquoi c’est un début prometteur, mais pas dingue ? Alors que nos cassettes et DVD de Battle Royale commençaient à devenir trop rayés ou usés pour être matés en boucle sur notre téléviseur, l’arrivée de l’univers Hunger Games a permis de relancer la machine du genre. Alors évidemment, en étant l’adaptation d’un livre à succès pour ados, le contenu de ce premier volet est beaucoup moins gore qu’on ne pouvait l’espérer et forcément, un affrontement sanguinaire où il n’y a pas de sang ni de réelle violence, c’est un peu décevant

 

Hunger Games : photo, Jennifer LawrenceCelle qui a tout appris à Juliane aka Sophie Marceau

 

Toutefois, Hunger Games est loin d’être une déception, bien au contraire. D’abord, le long-métrage a eu la bonne idée de caster Jennifer Lawrence dans le rôle principal, soit, à ce moment-là, une quasi-inconnue du grand public, et pourtant déjà une des meilleures actrices de sa génération dont la seule présence suffira à créer une fanbase majeure et fidèle pour les futures suites. Mais plus encore, le long-métrage jouit de quelques moments précieux pour la suite de la saga.

Car oui, si la présence de Gary Ross à la mise en scène a offert quelques instants terribles à l’image (surtout à cause de sa caméra épaule proprement illisible et presque gerbante), l’univers y est en revanche habilement mis en place. En 2h22, ce premier volet permet d’instaurer des personnages et une héroïne convaincante, des enjeux aussi politiques qu’économiques et sociaux dans un univers dystopique aux multiples mystères et évidemment un jeu de la mort ludique (voire captivant) pour le spectateur.

 

Hunger Games : Photo Josh HutchersonCeci est bel et bien dans le film

 

Autant dire que, malgré ses défauts évidents, ce Hunger Games intrigue. Le récit et l’arc de son héroïne donnent envie d’en savoir plus sur ce nouvel univers, dont les promesses sont nombreuses et engageantes. Bon par contre, le bougre a tellement fait le job et été un si gros succès au box-office qu’il fut à l’origine d’une interminable salve de films young adult beaucoup moins quali (et ça, on ne peut pas lui pardonner).

La scène qui a tout déclenché : Franchement, entre ses hauts et ses bas, Hunger Games recèle de séquences plus ou moins marquantes, drôles ou épiques. On avait bien envie de rire du camouflage “caillou” de Peeta ou d’honorer le sens du sacrifice de Katniss et Peeta lors du climax, mais on s’est dit qu’une scène marquait un vrai tournant pour la saga : celle où Katniss se porte volontaire à la place de sa soeur pour les Hunger Games.

 

Hunger Games : photo, Jennifer Lawrence“I volunteer as tribute”

 

Alors oui, c’est la preuve que l’univers est régi par des règles aménageables en fonction des désirs des scénaristes (et de l’auteur) et qu’on ne sera pas au bout de nos surprises à ce niveau (spoiler, à la fin il n’y a évidemment pas qu’un seul survivant du coup). Eh oui, tant au niveau du montage que de la mise en scène, la séquence est racontée de manière très hasardeuse. Sauf que c’est aussi un moment sacrément puissant.

En quelques secondes, le personnage de Katniss Everdeen devient déjà une véritable héroïne. Une protagoniste aux profondes valeurs familiales et donc prête à se sacrifier pour sauver sa petite soeur. Bref, avec seulement quatre mots, deux ou trois sanglots et un visage livide, Katniss devient attachante pour le spectateur et un symbole de courage et d’amour. Tout ce qu’on demandait pour avoir envie de la supporter. Bon après on mentirait si on n’avouait pas que dans un autre monde, on aurait bien aimé voir la petite soeur crever au bout de trois minutes dans l’arène de combat.

 

1. HUNGER GAMES : L’EMBRASEMENT

Sortie : 2013 – Durée : 2h26

 

Hunger Games : L'Embrasement : photo, Jennifer LawrenceÇa s’embrase et ça revient…

 

Il se passe quoi déjà ? Ayant plié le (hunger) game lors de l’édition précédente, Katniss et Peeta sont tenus de faire la tournée des districts, malgré la révolte dont ils sont devenus malgré eux les symboles. Le président Snow, désireux de mater l’insurrection et fan de Koh-Lanta, décrète que les prochains jeux verront s’affronter les précédents gagnants. C’est l’occasion pour l’héroïne de feu le District 12 de tout faire péter. Littéralement.

Pourquoi c’est le meilleur ? Fini le sous-Battle Royale classé PG-13, ou presque. Comme la série de romans, la saga cinématographique doit renouveler ses enjeux et étendre son univers dystopique, sans pour autant complètement laisser tomber son concept. Un exercice périlleux, mais Michael Arndt, Simon Beaufoy, ainsi que le nouveau réalisateur Francis Lawrence (Constantine, Je suis une légende) s’en sortent plutôt bien.

Pour peu qu’on passe sur la subtilité toute relative des dialogues et plus généralement de l’allégorie politique du film, la première partie développe de manière assez intéressante les acquis du volume précédent. Le personnage de Katniss en particulier gagne enfin une profondeur et surtout une ambiguïté qui la distinguent et continueront de la distinguer de ses homologues héros de young adult.

 

Hunger Games : L'Embrasement : photo, Philip Seymour HoffmanEt un casting de talent

 

La nouvelle tribut, plus que jamais sous le feu des projecteurs, est instrumentalisée de toutes parts, au point de devoir progressivement dissimuler sa personnalité derrière le symbole qu’elle est devenue. Prisonnière de ce geste de ralliement qui avait justement déchainé les foules après la sortie et le succès du premier opus, elle suit une trajectoire contraire à celle du récit. Lui ouvre les possibles à l’issue du bouquet d’explosions finales, elle se referme progressivement, cristallisant ce qui fait de la saga Hunger Games la plus regardable de ces franchises pour ados.

Une approche assez lourde de sens au vu de ce qu’elle représentait dans les années 2010 et une belle manière de feindre de rejouer le match pour au contraire briser le principe même du premier film. À partir de là, les suites devront se contenter de faire confiance à leur univers, pour le meilleur (toujours Katniss, qui commence déjà à frôler l’antipathie, écrasée par le poids des idéologies) et pour le pire (tout le reste). Ah, et a-t-on mentionné l’excellente partition de James Newton Howard ?

 

Hunger Games : L'Embrasement : photo, Jennifer Lawrence“I’ve won… but at what cost ?”

 

La scène la plus ironique ? En VO, L’Embrasement s’appelle Catching Fire. Et ce n’est pas qu’une métaphore. Katniss prend littéralement feu à deux reprises, la seconde fois étant lors de son retour sur le plateau de l’émission télévisée. L’effet d’une robe spéciale conçue par son styliste, mais aussi un élément symbolique pas très fin (comme toujours dans la franchise), quoiqu’amusant.

Au premier degré, l’héroïne revient en position de force alors que son pseudo-compagnon lui invente une grossesse. Au second degré, il s’agit de rappeler que le combat se joue désormais hors de l’arène, avec comme seules armes son charisme télévisuel. Au troisième degré, la séquence représente bien le paradoxe du film : l’artifice (l’explosion oserait-on dire), les effets spéciaux, dissimulent une mine bien moins à l’aise. Qui aurait cru que le young adult serait le mieux placé pour ironiser sur Hollywood et son star-system ?

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