« On va être content de voir tomber certains candidats »… « The Floor », le jeu feuilletonnant qui manquait à France 2

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« Cyril Féraud, c’est notre phénomène », glisse Alexandra Redde-Amiel, la directrice des jeux et divertissements de France Télévisions. En quotidienne sur France 3 ( « Slam », « Duels en famille »…) ou en prime sur France 2 (« 100% Logique »), l’animateur fait les belles heures et, surtout, les belles audiences, du service public. Il n’est donc pas étonnant que la présentation de « The Floor » lui ait été confiée.

Ce programme, lancé sur la deuxième chaîne ce samedi à 21h10, est la dernière création du grand manitou néerlandais John de Mol et a été adapté pour l’Hexagone par Satisfaction, la boîte de production d’Arthur. « Quand ils sont venus nous présenter le concept, on a tout de suite accroché. C’est un jeu qu’on n’avait pas, feuilletonnant, tout en dramaturgie et emotainement [contraction de “emotion” et “entertainment”, le divertissement] », explique Alexandra Redde-Amiel.

« 80 % des questions sont en images »

Le principe ? 100 candidats sont répartis, sur un sol en damier de 20 mètres par 22, chacun sur une case. Ils s’affrontent en duel sur un de leur thème de prédilection – les questionnaires peuvent aller de « la littérature jeunesse » aux « pâtisseries et viennoiseries » en passant par « les personnages historiques » et « les animateurs télé ». Le gagnant d’un duel remporte la case du perdant, qui est éliminé. A la fin, au bout de quatre prime time, il ne restera donc qu’un vainqueur, qui aura conquis l’intégralité du damier et remportera 100.000 euros.

« C’est une des premières fois où 80 % des questions sont en images », souligne Arthur. La plupart du temps, les candidats doivent effectivement reconnaître qui ou ce que représentent les photos apparaissant à l’écran. « C’est une mécanique simplissime. On peut regarder avec ses enfants et se projeter », poursuit le boss de Satisfaction.

« On a apporté du divertissement, du sourire »

S’il fut un temps envisagé d’intituler l’adaptation « A la conquête du sol », France 2 a choisi de conserver le titre original comme intitulé principal. Mais une grande partie du concept a été assaisonnée à la mode française. Et pour cause, dans la plupart des pays qui diffusent leur version de « The Floor », chaque numéro dure entre 45 minutes et une heure. En France, le format s’étend sur deux heures. « On l’a France 2-isé, affirme Cyril Féraud. C’est-à-dire que l’on a apporté du divertissement, du sourire. On ne garde pas les téléspectateurs pendant deux heures si on ne se marre pas, s’il n’y a pas une bonne ambiance et si on n’a pas envie de s’intéresser aux candidats ».

« Cyril met ces participants anonymes au cœur du dispositif et les célèbre. Il crée de l’empathie avec eux alors qu’ils arrivent terrorisés », salue Arthur. Le présentateur confirme : « Quelle que soit l’émission, je ne peux pas arriver sur un plateau si je ne sais pas par cœur qui ils sont. J’ai des fiches sur chaque candidat, je sais exactement qui est tatoué, qui est fan de Madonna, qui fait du paddle, qui collectionne les fèves, qui a la peur de l’avion, etc. Ce qui n’empêche pas d’improviser et de se marrer. »

« Des héros vont naître, on va trembler pour eux »

Comme l’émission peut prendre le temps de présenter chaque participant, que l’on retrouve d’un prime time à l’autre, la charge émotionnelle est, nous promet-on, décuplée. « Des stratégies, des amitiés se nouent, tandis que des running gags se développent autour de certains. Des héros vont naître, on va trembler pour eux. D’autres vont émouvoir beaucoup les téléspectateurs et, comme dans tous les jeux avec des candidats récurrents, on va être content d’en voir tomber certains, déçus d’en voir éliminer d’autres », résume Cyril Féraud.

« On a aussi ajouté des choses qui n’existaient pas dans le format original, continue le présentateur. Le gagnant d’un duel a le choix entre enchaîner avec un nouveau duel ou retourner à sa place sur le sol. Mais s’il remporte trois duels d’affilée, il obtient un bonus de cinq secondes qu’il peut injecter dans un chrono avant le prochain duel de son choix. » Cela apporte une pincée de stratégie et de suspense.

« Le décor a été modifié et on a tourné devant un public, cela amène de l’humeur, une atmosphère particulière », fait remarquer le producteur Silvain di Fiore. « Le décor néerlandais donne l’impression d’être dans une usine désaffectée, c’est davantage propice à une quotidienne », complète Cyril Féraud qui a aussi demandé que la musique du générique original soit « punchée ». « Elle donne envie, elle fait bouger », estime-t-il. Fera-t-elle entrer les téléspectateurs dans la danse ? Réponse dimanche matin, quand les scores d’audience tomberont.

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