où en est l’enquête au lendemain de la mise en situation ?

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Disparition d'Emile : où en est l'enquête au lendemain de la mise en situation ?

Ce jeudi, une mise en situation a eu lieu dans l’affaire Emile. Ce procédé a-t-il permis de faire avancer l’enquête ?

Ce jeudi 28 mars, une mise en situation a eu lieu au village du Haut-Vernet, où le petit Emile a disparu le 8 juillet dernier. Tout au long de la journée, 17 participants encadrés par des enquêteurs, des juges en charge du dossier et les forces de l’ordre ont reproduit leurs faits et gestes du jour de la disparition. L’accès au village a été bloqué pour ne pas entraver l’événement et n’a été rouvert que ce vendredi matin à 8 heures. L’objectif était de confronter les témoignages des auditions à la réalité du terrain pour éventuellement confirmer des informations ou au contraire soulever d’éventuelles incohérences. La famille d’Emile était présente sur place ainsi que certains voisins et témoins.

Selon Le Parisien, chaque témoin était suivi par deux enquêteurs et chaque scène a été filmée pour pouvoir être réétudiée plus tard. Cela s’est à la fois déroulé dans la maison des grands-parents, où le petit garçon s’est volatilisé après sa sieste, mais aussi en extérieur où deux témoins ont affirmé avoir vu l’enfant passer dans la rue.

Aucune piste n’était privilégiée avant cette journée. Accident, enlèvement, le mystère reste entier depuis des mois. Concernant la piste du grand-père d’Emile, témoin assisté dans une enquête sur des violences et agressions sexuelles présumées dans les années 1990 au sein d’un établissement scolaire privé, elle est étudiée “au même niveau” que les autres.

Des analyses à postériori

Si peu d’informations ont été communiquées sur les éventuelles conclusions de la mise en situation, il n’est pas sûr qu’elle apporte de nouveaux éléments rapidement. Jacques Dallest, ancien procureur général spécialiste des affaires de long cours, a expliqué sur RTL que “ça peut évidemment aider l’instruction, mais il ne faut pas imaginer qu’en fin de journée, on connaîtra les raisons de la disparition du petit Émile”.

Des propos confirmés par Jean-Alphonse Richard, journaliste police-justice, dans C à vous, le soir de la mise en situation : “Je ne pense pas que l’on va avoir des gardes à vue directement puisque les résultats de cette mise en situation, on va les tamiser, on va les passer en revue, on va examiner toutes les images, analyser le comportement des uns et des autres, s’il y a un sourire, s’il y a une hésitation, si les horaires correspondent”. Les enquêteurs rentrent donc dans une nouvelle phase d’analyse avec les images captées lors de cette journée.

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