Pont russe détruit et Kiev lorgne les actifs gelés

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Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Entre les déclarations fortes, les avancées sur le front et le bilan des combats, voici l’essentiel de la journée.

Le fait du jour

Le renseignement militaire ukrainien (GUR) a affirmé lundi avoir endommagé un pont ferroviaire dans la région russe de Samara (Volga), à plus de 750 km de la frontière ukrainienne. « Le GUR confirme que le pont-rail au-dessus de la rivière Tchapaïevka, dans la région russe de Samara, a été rendu inutilisable », a indiqué cette source, précisant que le pont avait été endommagé vers 6 heures par « l’explosion » d’une partie de sa structure. Selon le GUR, le pont sera hors service pour « un long moment ».

Pour leur part, les services de sécurité russes (FSB), cités par l’agence de presse russe Ria Novosti, ont indiqué lundi soir avoir ouvert une enquête pour « sabotage » en « groupe organisé ». Selon eux, « le pont a été inspecté et la ligne a été jugée comme non endommagée et utilisable ». « Le trafic ferroviaire a été rétabli », a assuré cette source.

Le chiffre du jour

300. C’est en milliards d’euros le montant des actifs russes gelés par les Occidentaux, que l’Ukraine voudrait bien récupérer. « La confiscation des actifs russes devrait devenir une source fiable de soutien pour notre État et pour financer notre reconstruction », a ainsi déclaré lundi le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal alors que les nombreuses élections en 2024, dont la présidentielle américaine, pourraient conduire à un affaiblissement du soutien occidental. Depuis le début de l’invasion russe, l’Union européenne et les pays du G7 ont gelé quelque 300 milliards d’euros d’actifs de la Banque centrale de Russie, mais leur transfert à l’Ukraine est loin d’être réalisé en raison, selon les Occidentaux, d’obstacles juridiques et géopolitiques.

La déclaration du jour

« La Russie doit autoriser une enquête internationale indépendante et transparente sur les circonstances de cette mort soudaine. » »

Un total de 43 pays, dont les Etats-Unis, l’Union européenne et le Royaume-Uni, ont lancé lundi un appel commun pour faire la lumière sur la mort de l’opposant Alexeï Navalny. Pour ces Etats, ce décès constitue un « nouveau signe de la répression croissante et systématique en Russie ». Ainsi, ils appellent « la Fédération de Russie à mettre un terme à ce climat d’impunité et à créer un environnement sans danger pour l’opposition politique et les voix critiques ».

La tendance du jour

C’est l’affaire d’espionnage qui embarrasse l’Allemagne et dont la Russie se régale. La diffusion vendredi de l’enregistrement audio d’une visioconférence récente entre officiers allemands de haut rang a provoqué une crise entre les deux pays. Ces échanges, dont l’authenticité a été confirmée par Berlin, montrent « une fois de plus l’implication directe de l’Occident collectif dans le conflit en Ukraine », n’a pas manqué de déclarer à la presse lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Dans cette conversation, les participants parlent notamment de l’hypothèse de fournir à Kiev des missiles de longue portée Taurus, de fabrication allemande, de ce qui serait nécessaire aux forces ukrainiennes pour les utiliser et de leur impact éventuel. Son contenu est très embarrassant pour l’Allemagne car Berlin refuse officiellement de livrer des missiles Taurus à Kiev, en arguant d’un risque d’escalade du conflit.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

Les participants évoquent aussi l’hypothèse de frappes contre le pont de Crimée reliant la péninsule annexée par Moscou en 2014 et le territoire russe, l’un d’eux soulignant qu’il faudrait entre 10 et 20 missiles pour en venir à bout. « L’enregistrement lui-même témoigne qu’au sein de la Bundeswehr [l’armée allemande], on discute de manière détaillée et concrète de projets d’effectuer des frappes contre le territoire russe », a déploré lundi Dmitri Peskov. Les déclarations du porte-parole du Kremlin sont intervenues alors que l’ambassadeur d’Allemagne, Alexander Graf Lambsdorff, s’est rendu lundi matin au ministère russe des Affaires étrangères.

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