QS met un point final à une année de « hauts et de bas »

Même si « ça brasse toujours un peu chez Québec solidaire », 2023 ne constitue en rien une annus horribilis pour le parti, assure son co-porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois.

« C’est vrai qu’il y a eu des hauts et des bas, mais je pense que notre session se définit par un terme : résilience », a-t-il dit vendredi en dressant le bilan de la session parlementaire aux côtés de ses députés et de sa nouvelle co-porte-parole, Émilise Lessard-Therrien.

L’élu solidaire est conscient des difficultés auxquelles sa formation politique a fait face cette année. Dans les sondages, le parti n’a pas dépassé le seuil des 17 % d’intentions de vote depuis plus de douze mois, et sur le terrain électoral, il a échoué à améliorer son score dans la partielle de Jean-Talon. À l’interne, le livre de son ex-collègue Catherine Dorion a fait couler beaucoup d’encre dans les semaines précédant le congrès solidaire. 

Même au Parlement, « il y a eu des turbulences », a convenu M. Nadeau-Dubois au terme d’une semaine durant laquelle son leader parlementaire, Alexandre Leduc, a lancé des insultes au ministre Simon Jolin-Barrette en plein Salon bleu.

Garder le cap

Mais est-ce la pire année de la carrière de « GND » comme co-porte-parole de QS ? « Non, non, a-t-il répondu vendredi. Il y a eu deux années de pandémie qui ont été pas mal plus dures que l’année qu’on vient de vivre. »

« Je veux dire, [cette année], on a Manon Massé qui a été opérée deux fois au coeur, on a Vincent Marissal qui s’est fait remplacer les hanches, on a Andrés Fontecilla qui a la COVID, qui est à la maison aujourd’hui. Je veux dire, il y en a eu, là, des turbulences, a-t-il ajouté. Mais malgré tout ça, là, on a gardé le cap, on est restés fixés sur nos priorités. »

Selon M. Nadeau-Dubois, QS ressort « plus fort » du congrès de la fin novembre, qui a vu Émilise Lessard-Therrien obtenir l’appui des militants comme nouvelle co-porte-parole. « C’est l’histoire de Québec solidaire depuis 18 ans, la résilience », a-t-il dit. 

Et même si un autre parti souverainiste, le Parti québécoisse distingue dans les sondages, QS garde le cap.

« Si Québec solidaire n’avait pas été là, est-ce qu’on parlerait autant de la crise du logement ? Est-ce qu’on parlerait autant du Québécois sur trois qui [vit de l’insécurité alimentaire] ? On n’est pas ici pour monter dans les sondages, on est ici pour défendre le monde », a lancé M. Nadeau-Dubois, qui a en outre rappelé la victoire en mars de Guillaume Cliche-Rivard dans Saint-Henri– Sainte-Anne.

L’élu a rappelé qu’il reste trois ans d’ici la prochaine élection générale. « On a amplement le temps de faire les réflexions qu’on a à faire pour revenir plus forts en 2026. »

Réflexions il y aura chez Québec solidaire sur les taxes à l’achat des véhicules polluants. Vendredi, Gabriel Nadeau-Dubois et Émilise Lessard-Therrien ont tous deux répété, comme l’avait fait la seconde mercredi, que le parti avait « tourné la page » sur les « taxes orange ». GND reproche tout de même au gouvernement d’avoir lui-même accordé aux municipalités le droit de taxer l’immatriculation des voitures, après avoir attaqué les mesures d’écofiscalité solidaires pendant la campagne électorale de 2022.

« Je pense que les Québécois et Québécoises commencent à comprendre c’est quoi, la manière caquiste de faire de la politique. C’est dire quelque chose devant les caméras de télévision, puis ensuite [espérer] que les gens ne remarquent pas qu’on est en train de faire autre chose », a-t-il affirmé.

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