QS souhaite que les entreprises en fassent plus pour la préservation du français au Québec

Québec solidaire formule deux demandes quant au plan d’action sur la langue française

La responsable solidaire en matière de langue française, Ruba Ghazal, souhaite que les entreprises en fassent plus pour la préservation du français au Québec et qu’un plan spécifique soit établi pour la région de Montréal.

La députée de Mercier a transmis dimanche deux demandes au ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, et espère qu’elles seront incluses dans le plan d’action sur l’avenir du français.

Le 27 janvier 2023, la Coalition avenir Québec annonçait la création d’un groupe d’action pour l’avenir de la langue française. Le plan d’action devait être dévoilé à l’automne dernier, mais n’a toujours pas été publié.

Dans une entrevue accordée à La Presse canadienne, Ruba Ghazal a expliqué que la protection du français passait en très grande partie par la langue du travail, et qu’il fallait que les entreprises participent « à cet effort collectif à la francisation ».

Celle-ci demande qu’un programme de francisation obligatoire, payé par les entreprises et offert à leurs employés durant leurs heures de travail, soit instauré.

Selon Mme Ghazal, ce programme pourrait s’inclure dans une certaine mesure à « la loi du 1 % », qui force les entreprises à investir l’équivalent de 1 % de leur masse salariale dans la formation de la main-d’oeuvre. L’idée serait donc « d’ajouter une portion supplémentaire que les employeurs vont payer pour faire de la francisation au sein de leurs entreprises », explique-t-elle.

Québec solidaire estime que les cours offerts gratuitement à travers la plateforme Francisation Québec ne peuvent pas répondre aux besoins de tous les immigrants.

« Quand les gens arrivent au Québec, ils veulent faire vivre leur famille, trouver un emploi et souvent, entre suivre un cours de français ou travailler, ils vont préférer évidemment travailler, soutient Mme Gazhal. Ils n’ont pas nécessairement toute l’énergie et la disponibilité mentale et familiale pour aller suivre des cours à l’extérieur des heures de travail. »

Des besoins particuliers pour Montréal

 

Si Ruba Ghazal a qualifié la situation du français au Québec d’inacceptable, elle a également souligné que la situation à Montréal était pire qu’ailleurs, et qu’elle nécessitait « un coup de barre plus important ».

La députée solidaire a ainsi réitéré son souhait de voir l’Office québécois de la langue française (OQLF) créer un bureau spécial consacré aux défis particuliers de la métropole.

Des mesures appropriées pourraient alors être mises sur pied. « Ça serait peut-être d’offrir plus d’heures d’accompagnement, plus d’inspection, plus de présence de la part des employés de l’OQLF de Montréal que partout ailleurs, où les besoins se font moins sentir », mentionne Mme Gazhal.

Selon elle, il est important que les mesures visant les entreprises ne soient pas uniquement coercitives. « Il faut les accompagner de façon beaucoup plus poussée pour s’assurer que la situation soit réglée et que le visage francophone de Montréal le reste le plus longtemps possible », ajoute-t-elle.

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