quelques annonces et beaucoup de communication ?

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Conférence de presse de Macron : quelques annonces et beaucoup de communication ?

Lors de la conférence de presse prévue ce mardi 16 janvier, à 20h15, Emmanuel Macron entend relancer son quinquennat en précisant un (nouveau ?) cap politique. Le chef de l’Etat saisit également l’occasion d’asseoir son autorité sur le gouvernement fraîchement nommé.

19:30 – La conférence de presse est un “gros bazar” selon l’ex-conseiller communication de François Hollande

Invité de RTL Bonsoir, Gaspard Gantzer, conseiller communication sous François Hollande se remémore l’organisation d’une conférence de presse présidentielle. Un temps fort, haut en couleurs qui réclame une rigueur impressionnante. Il parle notamment d’un “cauchemar à organiser”. “Tout le monde lève la main en permanence pour prendre la parole. Évidemment, on ne contrôle pas les questions, c’est un mythe” explique-t-il. Il concède même que ce format est un “gros bazar”.

19:21 – “On a l’impression qu’il n’y a pas vraiment de cap”

Pour le député LR du Pas-de-Calais, Pierre-Henri Dumont, les contours du second mandat d’Emanuel Macron restent trop flous : “Que le président de la République trace un cap ! On ne sait pas quelles sont les réponses du gouvernement pour améliorer le pouvoir d’achat, en particulier de ceux qui travaillent. On est dans cette situation d’attente. La réalité c’est qu’on a l’impression qu’il n’y a pas vraiment de cap” a-t-il déclaré sur franceinfo.

19:10 – Cette conférence de presse “est un format monarchique” pour Paul Vannier, député LFI

Même son de cloche du côté des Insoumis. Le député (LFI) du Val-d’Oise Paul Vannier trouve lui que ce format de conférence de presse est “un format monarchique. C’est le président-roi qui fuit le peuple, qui ne va pas à sa rencontre alors qu’il l’avait promis. C’est un président-roi tout puissant qui s’exprime avant le Premier ministre, avant un gouvernement qui est toujours en formation et dont on ne connaît pas la feuille de route”. 

19:01 – “La nation ce n’est pas le miroir de Monsieur Macron” s’indigne Jean-Philippe Tanguy (RN)

Le député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy semblait très dubitatif au sujet de la conférence de presse d’Emmanuel Macron, notamment concernant la forme choisie : “On était dans un environnement où on parlait de référendum, de consulter directement les Français, de prendre une initiative démocratique. Si le grand rendez-vous avec la nation est un soliloque ou un monologue de Monsieur Macron avec lui-même, et les questions autorisées des journalistes – puisque la liberté de la presse avec Monsieur Macron dans ce genre d’exercice est très limitée malheureusement -, je crois qu’on est très loin d’un rendez-vous avec la nation. La nation ce n’est pas le miroir, même déformant, de Monsieur Macron” a-t-il déclaré ce mardi.

18:53 – Quels thèmes abordés face aux journalistes ?

Emmanuel Macron répondra aux questions des 200 à 300 journalistes attendus dans le décor imposant de la salle des fêtes de l’Elysée. La présidence table sur trois volets de 30 à 40 minutes chacun: d’abord les réformes gouvernementales, puis l’actualité plus strictement politique avec les élections européennes à l’horizon, et enfin l’international avec en particulier les guerres en Ukraine et au Proche-Orient. Une conférence de presse “dans la tradition gaullo-mitterandienne”, comme le dit un conseiller élyséen.

18:44 – Un point sur le nouveau Premier ministre, Gabriel Attal ?

Le président de la République pourrait également revenir un peu plus en détails sur les raisons qui l’ont poussé à nommer Gabriel Attal comme Premier ministre en lieu et place d’Élisabeth Borne. Dans ce sens, il est possible d’imaginer qu’Emmanuel Macron annonce lui-même la date officielle du discours de politique générale du nouveau locataire de Matignon. En effet, le plus jeune Premier ministre de la Ve République doit prononcer son DPG devant l’Assemblée nationale la semaine prochaine.

18:35 – Relever les défis de “l’An II” du quinquennat

Face aux nombreux journalistes présents ce mardi soir, Emmanuel Macron devrait expliquer plus en détails la dynamique qu’il entend donner à l’ “An II” de son second quinquennat. Pour cela, il devra étayer les promesses de “réarmement civique”, de “régénération” faites lors de ses vœux de la Saint-Sylvestre. 

18:27 – Un propos liminaire pour débuter la conférence de presse

Emmanuel Macron devrait démarrer sa conférence de presse avec quelques propos liminaires pour remercier ses équipes. Ensuite, il pourrait rappeler les prochaines échéances législatives comme l’inscription dans la Constitution de la liberté des femmes à recourir à l’avortement ou le projet de loi sur la fin de vie. Réponse à partir de 20h15 ce mardi.

18:16 – Un référendum ? La plus grande surprise de Macron en 2024 ?

Après quasiment un quinquennat sans conférence de presse, Politico rapporte que certains interlocuteurs se seraient laissés aller à des hypothèses très originales concernant les potentielles annonces d’Emmanuel Macron, ce mardi soir. L’un d’eux allant jusqu’à évoquer une “réforme institutionnelle” et, pourquoi pas même, un référendum. Une supputation également évoquée par un cadre de Renaissance, qui précise de son côté que ledit référendum porterait sur “plusieurs questions” et même “plusieurs sujets”, le but n’étant pas de “diviser le pays en deux”.

18:05 – Les parlementaires de la majorité divisés après leur dernière réunion

La “calinothérapie” de Macron n’a pas convaincu ses parlementaires. “2023 vous a collectivement mis à rude épreuve et je ne l’ignore pas”, a concédé Emmanuel Macron devant les députés et les sénateurs de son camp. Le président de la République réunissait lundi 15 janvier ses parlementaires pour un apéro au champagne à l’Elysée. L’occasion de tirer les conclusions d’une année difficile. Si certains participants ont salué une discours “mobilisateur”, d’autres en sont sortis dubitatifs. “On va découvrir, demain, comme tous les Français, les annonces à la télé.” déplorait un convive auprès de BFMTV.

17:56 – Quand le gouvernement sera-t-il au complet ?

La nomination des secrétaires d’Etat était annoncée dans la semaine de 15 janvier, celle suivant l’annonce des 14 premiers membres du gouvernement. Mais alors que le discours de politique générale de Gabriel Attal semble repoussé à la semaine de 22 janvier, la fin du remaniement pourrait également être reportée de quelques jours. Aucun délai, ni aucune échéance n’oblige le Premier ministre à se presser, pas même le Conseil des ministres auquel les secrétaires d’Etat ne sont conviés que sur invitation. Qu’est-ce qui justifie le report de la nomination des secrétaires d’Etat ? Des désaccords persistants ? Un jeu de chaises musicales avec des ministres non reconduits, mais devant rester au gouvernement ? Nul ne sait, mais une semaine après le remaniement, l’équipe ministérielle n’est toujours pas complète. Un thème qui pourrait être abordé lors des questions des journalistes, ce mardi soir, lors de la conférence de presse d’Emmanuel Macron.

17:48 – Mathilde Panot (LFI) appelle Macron à “se nommer lui-même Premier ministre la prochaine fois”

La gauche n’a pas manqué de s’étonner sur le fait qu’Emmanuel Macron s’exprime avant la déclaration de politique générale de Gabriel Attal devant le Parlement prévue la semaine prochaine. “Peut-être que Matignon n’existe plus”, a ironisé la cheffe de file des députés LFI Mathilde Panot, appelant le chef de l’Etat à “se nommer lui-même Premier ministre la prochaine fois”. 

17:37 – Jordan Bardella pessimiste sur les annonces du chef de l’État

Les oppositions ont déjà fait part de leur scepticisme sur les annonces à attendre de cette conférence de presse, à partir de 20h15 sur TF1, France 2 et les chaînes d’information : “On sera déçus, très certainement, comme beaucoup de Français”, a commenté le président du Rassemblement national Jordan Bardella.

17:28 – Le moment d’évoquer le cas Oudéa-Castéra ?

Le chef de l’État n’a, pour l’heure, pas évoqué la première crise qui sape déjà la régénération du second quinquennat, au sujet de la scolarisation des enfants de la nouvelle ministre de l’Education Amélie Oudéa-Castéra. Celle-ci a été accueillie par des huées quand elle s’est rendue ce mardi à l’école publique parisienne d’où elle avait retiré son fils aîné pour le mettre dans le privé. Elle y a présenté ses “excuses” aux enseignants pour les avoir mis en cause vendredi en évoquant “des paquets d’heures pas sérieusement remplacées” dans le public. Cette conférence de presse devrait être l’occasion de revenir sur cet épisode et l’arrivée de certains ministres au gouvernement.

17:19 – Macron souhaite “appuyer sur l’accélérateur avec des mesures fortes”

Emmanuel Macron a appelé lundi soir ses troupes à “garder” leur “unité” et à se “mobiliser” pour le prochain scrutin européen, début juin, autour du gouvernement de Gabriel Attal. “De l’audace, de l’audace, de l’audace”, a-t-il martelé devant les parlementaires de la majorité, donnant le ton de cet “An II” du quinquennat. La majorité présidentielle est sortie fracturée du débat sur la loi immigration, et les interrogations demeurent sur la capacité de Gabriel Attal, plus jeune Premier ministre de la Ve République, à imposer son autorité. Celui-ci a promis mardi devant les députés de sa majorité relative “d’appuyer sur l’accélérateur avec des mesures fortes”, mais s’est dit “lucide” sur les contextes économique “incertain” et politique “tendu”.

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