qu’est-ce que cet outil censé désengorger les urgences ?

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Service d'accès aux soins : qu'est-ce que cet outil censé désengorger les urgences ?

Gabriel Attal a annoncé la généralisation du SAS à tous les territoires pour soulager les services d’urgences hospitalières. En quoi consiste ce nouveau dispositif ?

“Dès cet été, chaque département devra être doté d’un service d’accès aux soins, avec des professionnels organisés pour assurer la permanence des soins”, a déclaré Gabriel Attal mardi 30 janvier dans son discours de politique générale à l’Assemblée. La mise en place de ce nouveau service d’accès aux soins a été initiée par l’ancien ministre de la Santé François Braun en 2020, avec une phase pilote dans plusieurs départements. On vous explique en quoi ça consiste.

Le SAS est un “nouveau service d’orientation de la population dans leur parcours de soins”, explique le ministère de la Santé sur son site. “Pour le patient confronté à un besoin de soins urgents ou non programmés et lorsque l’accès à son médecin traitant n’est pas possible, le SAS doit permettre d’accéder, à toute heure et à distance, à un professionnel de santé”, est-il précisé. Le professionnel au bout du fil peut ensuite soit “fournir un conseil médical”, soit “proposer une téléconsultation”, soit l’orienter vers “une consultation de soin non programmé” de médecine de ville, soit “vers un service d’urgence”, voire même “déclencher l’intervention d’un SMUR ou d’un transport sanitaire.”

Passer de 60 à 100 centres d’ici à l’été

Fondé sur un partenariat entre les médecins de ville et les urgences hospitalières du SAMU, le SAS doit désengorger les urgences en orientant la population en amont de son arrivée aux services hospitaliers. Si la situation décrite au téléphone ne nécessite pas pas de soins d’urgence, les opérateurs sont en mesure de prendre un rendez-vous chez un médecin de ville ou un autre professionnel de santé.

 “Le SAS c’est le 15, ce numéro de téléphone que chacun de nos concitoyens connaît”, a précisé la nouvelle ministre de la Santé Catherine Vautrin, mercredi 31 janvier, sur RMC. “Au bout du téléphone, vous avez quelqu’un qui est un médecin régulateur, qui a capacité à répondre à la situation qui est la vôtre et de décider ce que l’on peut faire pour vous, où vous devez aller et ce que vous devez faire”. La ministre a indiqué que l’objectif était de passer de 60 centres à “une centaine” d’ici à l’été. Seul problème, ce nouveau service nécessite de nouveaux recrutements, à l’heure où les effectifs de soignants manquent déjà.

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