Test Le Grinch : Les Aventures de Noël

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Editeur de jeux familiaux, Outright Games a décidé de mettre les bouchées double ces derniers temps. Entre Peppa Pig, la Pat’ Patrouille, Transformers : Earthpark et bientôt Bluey, pour ne citer qu’eux, les dessins animés du (très) jeune public font l’objet l’un après l’autre d’une adaptation vidéoludique. Même s’il est appréciable de voir ces licences prendre la forme d’une aventure avec laquelle les enfants peuvent incarner leurs héros favoris, il faut reconnaître que ces titres s’avèrent au mieux corrects, au pire oubliables.

Au milieu de ces séries animées populaires, l’éditeur londonien a décidé de sortir le Grinch de sa caverne. A travers un jeu de plateforme appelé Le Grinch : Les Aventures de Noël, l’anti-héros bougon revient donc sur nos écrans cinq ans après un long-métrage d’animation. Pour retrouver un autre jeu vidéo basé sur son histoire, on doit même remonter encore plus loin dans le temps en la présence de l’adaptation du film avec Jim Carrey, sorti en 2000.

A contrario des dessins animés cités précédemment, Le Grinch : Les Aventures de Noël, disponible depuis le 13 octobre sur PS5, PS4, Xbox Series, Xbox One, Switch et PC, ne profite donc pas particulièrement d’une quelconque hype. Et nous allons voir que la qualité du titre ne risque pas de la renforcer.

Conditions de test : Nous avons joué à Le Grinch : Les Aventures de Noël pendant près de 4 heures, le temps de finir le jeu, de récupérer tous les morceaux de puzzle, et de tester le mode Miroir.

Un nouveau Noël à gâcher

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Pour la partie du public qui ne connaîtrait pas spécialement le Grinch, c’est un personnage tiré du conte Le Grincheux qui voulait gâcher Noël, écrit par Theodor Seuss Geisel, dit Dr. Seuss. Reclus avec son chien Max dans sa tanière, la créature verte nourrit un profond dégoût envers Chouville. Cette ville respire la joie, le vivre ensemble et la période de Noël exacerbe cette aversion chez le Grinch. Ne pouvant plus supporter autant de bonne humeur, il décide de gâcher la fête et de dérober tous les cadeaux entreposés dans chaque foyer.

Voici donc l’histoire originale du Grinch, reprise à l’identique dans ce jeu développé par la petite équipe de Casual Brothers. Pensée pour être un titre familial, jouable à deux, l’aventure prend donc la forme d’un jeu de plateforme 2D classique. Se rajoutent également des séquences d’infiltration dans des maisons, ainsi qu’une mécanique de coopération avec le chien Max. Cette coopération s’effectue à deux joueurs, ou bien en solo via la touche L1.

Du côté des séquences de plateforme, on est sur du très conventionnel avec une vue en 2D sur laquelle s’étendent obstacles et ennemis. Outre simplement le fait de les esquiver, le Grinch ne dispose au départ que d’un saut pour se débarrasser des menaces sur son chemin. Pour le reste, on suit les plateformes et on ramasse les dizaines de cadeaux disséminés un peu partout en évitant de tomber dans le vide. A de rares reprises, le Grinch aura besoin de Max pour déverrouiller des portes et ainsi continuer la progression.

Et en ce qui concerne les passages en infiltration, le Grinch doit régulièrement se frayer un chemin dans une maison. Occupées par des bonhommes biscuits ou des « Chous », les citoyens de Chouville, ces habitations obligent notre héros à se faufiler vers la sortie en traversant les pièces incognito. Une jauge en haut de l’écran nous indique le bruit que l’on fait à force de marcher et de collecter des cadeaux, là aussi éparpillés au sein des différentes pièces.

Une fois celle-ci au maximum, ou dès lors qu’un résident nous voit, une poursuite se lance. Désireux de nous faire un câlin, chaque contact avec l’un d’entre eux nous coûte un point de vie. Fort heureusement, il existe des cachettes grâce auxquelles la chasse prend fin et la jauge de suspicion descend drastiquement. On pourrait donc penser que l’aventure, en alternant entre ces deux types de phase de jeu, risque d’être rythmée, mais il n’en est rien.

Grincheux et paresseux

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Au fil des quinze niveaux que contient le jeu, un constat terrible s’effectue seulement après en avoir complété deux ou trois : tout a été vu. Même chose si vous avez simplement visionné le trailer de gameplay diffusé par Bandai Namco. Les phases en 2D recyclent quasi continuellement les mêmes ennemis, avec par exemple des chaussettes de Noël suspendues qui fonctionnent de la même manière que les araignées. Ce n’est pas beaucoup plus vibrant concernant la plateforme, où parfois on se balance approximativement de corde en corde, et à certains moments apparaissent des trampolines. Saluons quand même la possibilité de débloquer des mouvements supplémentaires pour le Grinch.

En ramassant des pièces de puzzle, il est possible d’augmenter ses points de vie, de débloquer un double saut, un lasso-grappin afin de se hisser aux points d’accroche, ou bien encore un jetpack qui permet de rejoindre des hauteurs encore plus élevées. La toute petite particularité intéressante est qu’il est nécessaire de compléter des puzzles avec les pièces collectées plus tôt afin de disposer de ces bonus.

Entre 9 et 25 pièces, les puzzles restent abordables pour les plus jeunes en indiquant où placer les pièces grâce à un aperçu affiché à l’écran. Apprendre ces mouvements offre la possibilité d’accéder à des chemins secondaires où se cachent d’autres cadeaux et pièces de puzzle, si jamais atteindre le 100% est un objectif recherché. Les puzzles débloquent aussi le costume de Noël histoire d’habiller correctement le Grinch en vue de son grand méfait.

Pour la traversée des niveaux, l’intrusion au sein des maisons reste certainement ce qu’il y a de pire à jouer tout au long du jeu. Le pattern des biscuits ou des Chous ne donne pas vraiment de signaux clairs sur la manière dont on doit se faufiler à côté d’eux. Alors, certes, il existe pas mal de cachettes et on peut se servir du fait que Max ne déclenche aucune alerte pour le faire récupérer les différents collectibles disséminés dans les pièces de la maison. Mais clairement, ce qu’il se passe, c’est qu’on finit rapidement par ne plus s’embêter en déambulant comme un bourrin en échappant à la poursuite des résidents. L’infiltration est donc complètement loupée, et vu le nombre d’intrusions dans les maisons que l’on joue, on finit par souffler à chaque séquence de ce genre.

Loin d’être un cadeau

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Un jeu à la structure classique et répétitive serait un peu plus digeste si l’on ne sentait pas également un manque de finition sur plusieurs aspects. Les rares expressions vocales du Grinch s’effectuent par des bruits superposés les uns sur les autres, et les sons poussés par les habitants des maisons donnent un résultat vraiment perturbant. L’animation de leur démarche n’est pas plus à la fête, tout comme celle de l’utilisation du lasso, en plus d’être assez compliquée à appréhender au départ.

Les décors n’ont rien de honteux mais sont bien souvent le fruit de recyclage de grottes ou de maisons, sans parler de leur manque global de vie et d’enchantement. Et en tenant compte de ce que nous avons dit jusque-là, rajoutons un très faible nombre de musiques et on se rend bien compte qu’il n’y a pas grand-chose pour rompre la monotonie ambiante. Seules les séquences de glisse à la fin des mondes, bien que peu palpitantes, nous rappellent qu’il est possible d’amener de la variété.

La volonté de narrer l’histoire du jeu à la manière d’un conte, en posant des rimes et en reprenant quasi mot pour mot le script original, aurait pu s’apprécier pleinement. Seulement ces bouts d’histoire sont limite entremêlés au hasard entre certains niveaux, sans presque jamais avoir de lien entre ces moments de lecture et ce que l’on fait au cours des stages. Le narrateur se charge également des tutos, toujours en rimant, mais ce n’est pas une réussite constante, surtout lorsque le conseil est répété à chaque fois que le Grinch passe au niveau de la zone où il se déclenche.

Entendons-nous bien, nous n’occultons pas que le jeu est fait pour être parcouru par un très jeune public, mais cela ne justifie pas une telle paresse dont découle un ennui mortel. L’Histoire regorge d’exemples où les enfants ont pu apprécier et s’enrichir d’œuvres culturelles sans qu’elles ne se moquent d’eux, et notamment dans le jeu vidéo. Ici, on a simplement l’impression que le choix a été fait de capitaliser sur un nom, de bricoler deux boucles de gameplay et de les cloner pendant 4-5 heures.

Pas l’ombre d’une petite énigme (hormis les rares boutons-poussoirs), d’une phase de jeu résolument différente d’une autre, ni même celle de mini-jeux, qui auraient pu avoir toute leur place au sein d’un jeu de ce genre. Et que dire de ce Mode Miroir. Déblocable après avoir récupéré l’intégralité des pièces de puzzle, ce mode propose uniquement de retraverser tout le jeu dans le sens inverse. Une définition parfaite de la durée de vie boostée artificiellement. Pas d’ennemis différents, ni de légères variations dans l’agencement des plateformes ou l’emplacement des collectibles. Personne n’aura donc envie de mettre 4 heures supplémentaires dans le jeu. La rejouabilité ne sera pas non plus rattrapée par la coopération, qui s’avère superficielle au possible alors qu’elle aurait pu réellement donner lieu à des moments de partage sympathiques. Au moins, Max est invincible et constitue un parfait choix auprès des plus jeunes.

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