Un astrophysicien de Harvard enquête, un vaisseau extraterrestre a peut-être heurté la Terre

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Un astrophysicien de Harvard enquête, un vaisseau extraterrestre a peut-être heurté la Terre

Passionné par la recherche de la vie extraterrestre, un astrophysicien de la prestigieuse université d’Harvard prétend avoir trouvé un morceau de vaisseau spatial inconnu.

L’histoire débute en 2014, lorsqu’une météorite nommée “Cneos 20140108” tombe sur Terre, dans la mer de Bismarck, au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Comme lors de chaque événement du genre, les spécialistes commencent à analyser l’objet céleste et l’un d’eux avance une théorie plutôt inédite. Pour l’astrophysicien Abraham “Avi” Loeb, il est probable que cette météorite fasse partie en réalité d’un vaisseau spatial extraterrestre !

Avi Loeb, né en Israël en 1962, n’a rien d’un illuminé. C’est même un scientifique reconnu, directeur de l’institut de théorie et de calcul du Centre d’astrophysique d’Havard et directeur du projet Galileo, lancé au sein de l’université américaine. L’objectif de ce projet inédit est justement d’enquêter sur l’éventuelle existence de technologies extraterrestres.

Pourtant, lorsqu’Avi Loeb a récemment décidé de se rendre en Papouasie-Nouvelle-Guinée pour aller voir la comète de ses propres yeux, les scientifiques, dans leur grande majorité, n’ont pas approuvé ce déplacement, qu’ils jugeaient inutile. Alors qu’ils se moquent et essaient de le persuader que ce genre de voyage est une perte de temps, il leur répond : “Je ne me sers pas de vos fonds pour la recherche ; je ne vous demande rien, je m’occupe de faire le gros du travail. Pourquoi être si négatifs ?”

Le scientifique est revenu de son expédition en possession de sphérules (des perles vitreuses de métal et de roche) provenant de la météorite. Et il est fasciné par sa découverte : Loeb a expliqué au journal britannique The Guardian fin novembre que la vitesse à laquelle voyageait cette météorite était inhabituelle. “Cet objet était plus rapide que 95% des étoiles proches du soleil, par rapport à ce qu’on appelle la norme locale”, explique-t-il. Et d’ajouter : “C’est ce qui m’a d’abord amené à soupçonner qu’il s’agissait peut-être d’un vaisseau spatial.”

Le fait que la comète n’ait pas brûlé au-dessus de la Terre prouve aussi selon lui qu’elle pourrait être composée d’un matériau plus robuste qu’ordinairement observé. Sa trajectoire exacte et d’autres données précieuses sont encore classifiées, mais il se dit certain à “99,999%” que la boule de feu a des origines interstellaires.

Pour le professeur d’Harvard, les éléments rapportés lors de ce premier voyage ne sont pas suffisants et il prévoit d’y retourner afin de récupérer des morceaux plus denses. Avi Loeb précise au Gardian qu’il sera “ensuite plus facile de déterminer s’il s’agit d’un bout de météorite ou d’un gadget technologique. Et bien sûr, s’il s’agit d’un gadget, il devrait y avoir des vis, et peut-être des boutons.”

Si sa position sur la météorite de 2014 reste aujourd’hui très peu prise au sérieux au sein de la communauté scientifique, M. Loeb confie au Guardian, qu’il regrette que son champ d’étude soit si peu financé alors que d’autres secteurs, tout aussi peu tangibles, bénéficient parfois de budgets très élevés.

Avi Loeb a aussi fait parler de lui au sujet de l’astéroïde “Oumuamua”, le premier objet identifié à provenir de l’extérieur du Système solaire, repéré en octobre en 2017. Il suggérera à l’époque que le petit corps interstellaire pouvait avoir été conçu par une civilisation extraterrestre. Il argumentera son propos sur le fait que cet astéroïde, supposé être une comète, n’a pas créé de traîne sur son passage comme le font la plupart des comètes.

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