Un troisième syndicat affilié à la FAE sur neuf recommande de rejeter l’entente avec Québec

Les délégués du tiers des syndicats affiliés à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) demandent à leurs membres de rejeter l’entente convenue avec Québec à la fin du mois de décembre au sujet de leurs conditions de travail et salariales. 

Les délégués du Syndicat de l’enseignement de la région de Laval, qui compte environ 6350 membres, est le troisième – sur un total de neuf syndicats affiliés à la FAE – à proposer à ses membres de rejeter cette entente. Le dernier mot appartient toutefois aux membres, qui se réuniront jeudi soir en assemblée générale afin de se prononcer sur cette entente, convenue le 29 décembre par la FAE avec le gouvernement du Québec, mettant fin à 22 jours de grève générale illimitée. 

Le Syndicat des enseignants de la Haute-Yamaska (SEHY) et le Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île (SEPÎ) ont aussi vu leurs délégués recommander à leurs membres de rejeter cette entente, qui prévoit notamment que les membres de la FAE bénéficieront de la hausse salariale de 17,4 % sur cinq ans incluse dans la proposition convenue par le Front commun intersyndical. Les 66 500 enseignants membres de la FAE pourront aussi bénéficier des gains salariaux conclus par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), qui a négocié une majoration additionnelle de 4 %, en moyenne, du salaire de ses membres au cours des cinq prochaines années. 

Des enseignants et les syndicats les représentants ont toutefois rappelé à maintes reprises dans les dernières semaines que l’amélioration de leurs conditions de travail compte parmi leurs priorités, au-delà de la question salariale. 

En ce sens, les ententes de la FSE-CSQ et de la FAE comprennent toutes deux des mesures visant à améliorer la composition des classes et le soutien accordé aux enseignants, notamment par l’ajout de milliers d’aides à la classe dans le réseau scolaire. Des questions persistent cependant sur les moyens qui seront pris pour que ces mesures se concrétisent dans les écoles. 

L’entente de la FAE prévoit d’ailleurs une porte de sortie pour l’État, s’il n’est pas en mesure de fournir des mesures de soutien suffisantes à des enseignants qui gèrent des classes complexes. Le document prévoit ainsi une prime de 4000 $ sera versée aux enseignants dont la classe est composée à 60 % d’élèves en difficulté. Au secondaire, cette prime sera accordée quand 50 % des élèves sont en difficulté. L’entente prévoit par ailleurs que si une école n’est pas en mesure d’offrir des mesures de soutien à l’enseignant qui se trouve dans cette situation — par exemple, en lui donnant accès à une aide à la classe pour l’épauler —, cette prime unique bondit à 8000 $.

Afin d’être considérée comme valide, l’entente de la FAE devra être approuvée par la majorité des neuf syndicats et des membres. Tous les résultats des votes des syndicats de la FAE seront d’ailleurs annoncés simultanément, le 7 février.

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