Under the Waves – Test de Under the Waves – L’homme et l’amer

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Développé par Parallel Studio, Under The Waves se présente comme un jeu d’aventure et d’exploration sous-marine. Enfilons ensemble notre plus beau scaphandre pour plonger à la suite de son héros dans les profondeurs de la mer du Nord.

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Sea of Solitude

Incapable de faire face à la perte de sa fille Pearl, Stan choisit de noyer son chagrin au fond de la mer du Nord. C’est donc lorsqu’il commence sa mission de plongeur-technicien dans une station de forage sous-marine que nous faisons sa connaissance. Perdu au fond de la mer, seul avec ses pensées et les poissons et avec comme seul contact humain la voix de Tim, son patron, et d’occasionnels contacts avec Mary, son épouse, Stan s’installe dans une routine simple. Mais alors qu’une tempête approche, des évènements étranges commencent à se produire. Hallucinations ? Ou une expérience bien plus étrange ? Deux fins sont en tout cas possibles.

Ouais, normal...

Ouais, normal…

Beyond the Sea

Under the Waves nous propose une formule qui mélange l’exploration et le jeu d’aventure narratif. Le jeu se divise ainsi en plusieurs journées durant lesquelles Stan doit effectuer ses tâches de routine dans et en dehors de la petite base qui lui sert de lieu de vie. Chaque journée nous laisse toutefois un peu de temps libre pour nous livrer à une exploration moins dirigée mais dont l’utilité est réelle. Nos sorties sont ainsi l’occasion de constater l’état déplorable de nos mers. Le studio s’est en effet associé à la Surfrider Foundation pour transmettre un message écologique. Dans les faits, on constate donc que plastiques, morceaux de métal et autres déchets pétroliers sont légion. Le jeu nous encourage à les ramasser pour les recycler en objets utiles pour nous : bâtons d’oxygène, kits de réparation, tubes fluorescent ou autres réservoirs supplémentaires. Ce qui souligne indirectement l’un des paradoxes de notre personnage dont l’employeur est lui-même responsable du désastre que nous voyons se produire. Et provoque un sentiment de décalage entre le thème de l’histoire du jeu et le message écologique qu’il souhaite faire passer.

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Le grand bleu

Pour nous assister dans nos déplacements dans notre environnement aquatique, nous disposons d’un mini-sous-marin, baptisé Moon, que nous pouvons quitter à tout moment pour continuer notre exploration à la nage. Le contrôle du sous-marin s’avère assez intuitif. Il peut se diriger en vue à la première ou la troisième personne, les gâchettes contrôlant la vitesse tandis qu’un bouton de tranche permet de gérer les déplacements stationnaires sur le plan horizontal. Ça demande un peu de prise en main (surtout pour éviter les chocs en vue à la troisième personne), mais on s’y habitue vite. Étrangement, les contrôles se révèlent moins intuitifs lorsque Stan nage. Les gâchettes servent cette fois à gérer la profondeur et c’est le bouton A de la manette qui permet d’accélérer. Plus gênant, sortir du sous-marin donne au jeu une impression de lenteur extrême. Il faut s’approcher fort près des objets pour interagir avec eux et ramasser des déchets est lent, mais lent…

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Le boulot, c’est du travail

Hélas, j’avoue avoir assez peu accroché au quotidien de Stan, tant les activités sont parfois obscures et finalement peu passionnantes. Arracher des algues ou passer 30 minutes à chercher l’entrée d’une grotte ne sont pas ma tasse de thé. Ce sont pourtant les seuls moments où le joueur peut se trouver en danger, lorsqu’il doit veiller à sa réserve d’oxygène, au carburant du sous-marin ou à réparer les dégâts qu’il lui inflige. Car vous n’avez à côté rien à craindre de la faune marine, les requins nageront toujours paisiblement autour de vous sans constituer une menace. J’aime d’autant moins ces phases qu’elles sont régulièrement interrompues avant leurs termes pour céder la place aux séquences narratives qui mènent vers la fin de la journée.

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Il faut pourtant prendre le temps de profiter du monde du jeu avant d’aller dormir. C’est clairement durant ces moments où Stan a quartier libre que le jeu se montre sous son meilleur jour. On est alors libre d’explorer et de profiter de l’ambiance. Libre de suivre l’écho d’une baleine que l’on a détecté sur notre sonar. Libre aussi de tenter de collecter tout ce qui peut l’être, car Under The Waves cède à la mode des collections dans un jeu en monde ouvert. Ces objets de collection offrent à la fois des décorations pour notre lieu de vie, des mini-jeux pour s’occuper par une soirée solitaire mais aussi des plans, pour le recyclage dont je parlais plus tôt. Et quand enfin il est l’heure de rejoindre son lit, c’est pour nous retrouver face aux cauchemars qui hantent Stan.

La note technique

Le petit détour réglementaire par le menu des options d’Under the Waves se montre assez décevant. On est heureux de voir apparaitre un menu des langues qui offrent la possibilité de séparer l’audio de l’écrit. Par contre, je pense que beaucoup de joueurs auraient préféré une bonne synchro labiale plutôt que la possibilité de faire des grimaces devant le miroir. On y découvre également un menu d’accessibilité assez complet (réglage de la taille et de l’arrière-plan des sous-titres, couleur de l’ATH, réglages des QTE). La déception vient plutôt des options graphiques, puisqu’au côté des habituels mode et résolution d’affichage, v-sync et fps max, on ne trouve que des réglages prédéfinis sur différents modes graphiques, sans plus de détails. Un choix étrange. On remarque également la présence d’un « mode éco », qui bascule en fait le jeu en basse résolution et réglages au minimum. Un mode dont j’ai un peu de mal à percevoir l’intérêt.

Ça vaut quoi, Under the Waves ?

Je suis finalement très partagé avec Under The Waves. C’est lorsqu’il nous laisse explorer le monde qu’il nous offre que le jeu est à son meilleur. C’est assez relaxant malgré quelques petits ratés de prise en main. À l’inverse, la partie narrative se montre plus monotone et convainc moins.

Test réalisé par Grim sur PC à l’aide d’une version fournie par le développeur.

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