Une reproduction grandeur nature d’un porte-avion américain en Chine en plein désert

Une reproduction grandeur nature d’un porte-avions américain, l’USS Gerald R. Ford, est apparue sur des images de satellites survolant le désert de Taklamakan, dans la province du Xinjiang en Chine. Dernier-né des super-porte-avions de la marine américaine, ce bâtiment a une longueur de 330 mètres tout comme sa réplique chinoise qui inclut des détails spécifiques au Gerald R. Ford, à l’image de la structure du navire et ses quatre pistes de lancement.

Nouvelle cible pour l’armée chinoise

Des mâts entourent la reproduction qui servent probablement de réflecteurs pour imiter la signature radar réelle du porte-avions. Cela permet de créer un « porte-avions fantôme » dans le désert, sans nécessiter de construction plus complexe. Ces mâts peuvent également être utilisés pour tester divers équipements, comme des antennes, pour améliorer les systèmes de radar, de contre-mesures et de guerre électronique.

La construction de cette réplique géante confirme l’investissement massif de la Chine pour renforcer les capacités de son armée à neutraliser les frappes (éventuelles) de porte-avions américains. L’arsenal chinois ne cesse de s’étendre, notamment avec des missiles balistiques et de croisière anti-navires de plus en plus sophistiqués, ainsi que des missiles de croisière hypersoniques à l’horizon.

La capacité de la Chine à détecter et à suivre des porte-avions s’est également améliorée, avec le rôle de plus en plus important pris par les drones, et une augmentation des capacités de surveillance et de renseignement depuis l’espace. Des progrès essentiels pour le ciblage précis des armes à longue portée, comme les missiles balistiques anti-navires.

Cette étonnante initiative cadre avec la modernisation tous azimuts de l’Armée de libération du peuple, avec des résultats significatifs en termes de capacités navales. Outre ses nouvelles capacités anti-navires, la marine chinoise a régulièrement renforcé la taille et les capacités de sa flotte en surface et ses sous-marins. Elle prépare d’ailleurs activement la mise en service de son troisième porte-avions, le Fujian.

Les tensions grandissantes dans le Pacifique, notamment autour de Taïwan et de la mer de Chine méridionale, ainsi que les interactions fréquentes entre les forces chinoises et américaines, font grimper la température dans cette région du monde. En construisant et en exploitant des cibles plus proches des véritables navires, la Chine veut récupérer le maximum de données précises pendant ses tests… ce qui lui permettra peut-être de faire la différence sur le terrain (espérons que cela n’arrive jamais).

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