Une visite du président algérien en France prévue en 2024

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Une visite du président algérien en France prévue en 2024

Emmanuel Maron devrait, d’ici quelques mois, recevoir Abdelmadjid Tebboune lors d’une visite d’Etat.

C’est l’une des rencontres politiques les plus sensibles pour Emmanuel Macron. Compte-tenu du passé et des relations actuelles, le dossier de l’Algérie n’est pas le plus évident pour le chef de l’Etat. Pourtant, depuis des mois, une visite d’Etat de son homologue de l’autre côté de la Méditerranée se prépare. Abdelmadjid Tebboune pourrait venir dans l’Hexagone en 2024, peut-être d’ici le mois de mars si les planètes s’alignent, explique L’Opinion. Un programme semble déjà même avoir été établi. Le hic : toutes les conditions diplomatiques ne sont pas encore réunies pour inscrire officiellement à l’agenda présidentiel ce rendez-vous, un an et demi après le déplacement d’Emmanuel Macron à Alger et Oran.

Côté algérien, on affirme que “les deux présidents se parlent même si l’on ne communique pas sur le sujet”. L’objectif, trouver un accord sur la résolution de cinq dossiers chauds qui compliquent les relations entre les deux pays : la reconnaissance des dommages causés par les essais nucléaires français en Algérie entre 1960 et 1966, les flux de population entre les deux pays, la lutte contre le crime organisé, la guerre Israël/Hamas ou encore le travail sur l’histoire de la colonisation, dont la restitution de certains objets. Des sujets déjà abordés par le président algérien avec la France lors de la visite de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, à Alger début novembre.

Un programme déjà évoqué

Pour l’heure, “nous ne sommes pas parvenus à des accords, mais nous continuons de travailler dessus”, a indiqué Ahmed Attaf, ministre algérien des Affaires étrangères, dans une interview accordée à Atheer. Ainsi, à ce stade, “les conditions de cette visite ne sont pas idoines”, a-t-il ajouté. Aucune date n’est donc arrêtée quant à la très officielle et protocolaire visite d’Etat, dont les contours sont déjà dessinés.

Sont évoqués, selon L’Opinion, un discours d’Abdelmadjid Tebboune devant l’Assemblée nationale, l’organisation d’un dîner d’Etat et un hommage au château d’Amboise (Indre-et-Loire) à l’émir Abdelkader, chef de la lutte algérienne contre la colonisation de la France au cours du XIXe siècle. C’est dans ce lieu qu’il avait été emprisonné par la France après sa capitulation.

La rencontre, déjà repoussée à deux reprises, devrait acter un réchauffement des relations entre Paris et Alger. Le hic : tout (ou presque) pourrait être à refaire dans quelques mois si Abdelmadjid Tebboune n’était pas réélu à la tête du pays lors de l’élection présidentielle organisée en décembre 2024.

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